
Avec une part de marché titillant les 30 % au mois de juin 2026, les ventes de voitures électriques neuves se portent pour le mieux en France.
De quoi éclipser une autre solution, dont on parlait beaucoup ces dernières années : les kits de rétrofit, permettant d’installer un moteur électrique et des batteries sur un véhicule déjà existant.
Des projets généralement grevés par des coûts trop importants, mais certaines entreprises continuent d’y croire. C’est notamment le cas de REV Mobilities, qui vient de lancer une campagne de financement participatif pour industrialiser son kit à destination d’un monument automobile : le Land Rover Defender.
Une levée de fonds pour lancer la commercialisation
Cette campagne, ouverte du 1er juin au 30 août 2026, vise à récolter 700 000 euros nécessaires à produire 20 kits de rétrofits complets (batteries, moteurs, électronique de puissance, etc.).

En échange, les investisseurs recevront des royalties sur les ventes des Defender électrifiés pendant cinq ans, avec un retour sur investissement annoncé de x 1,15 à x 2,5 selon les scénarios.
Rappelons que l’entreprise n’en est pas à son coup d’essai : créée en avril 2022, REV Mobilities annonce avoir déjà livré 12 Defender électriques en Arabie Saoudite et un à l’armée française. Plus de 80 prospects auraient été identifiés.
Deux versions proposées
Partant de Land Rover Defender déjà existants (environ 350 000 rouleraient encore dans le monde), REV Mobilities propose deux kits d’électrifications.
Le premier embarque une batterie NMC de 40 kWh (dont 36 kWh utilisables), de quoi promettre une autonomie de 140 km en une charge, le tout pour 30 000 euros hors taxes.

Pour plus de polyvalence, une batterie de 64 kWh (57,6 kWh utilisables) est également disponible pour atteindre 220 km en une charge, contre 36 000 euros hors taxes.
Dans les deux cas, le Defender rétrofité sera alimenté par un moteur électrique de 160 kW (217 ch), tandis que la recharge est confiée à un chargeur 22 kW. La recharge intégrale prendra 2 heures.
L’entreprise française met en avant deux chiffres : un coût de sa solution inférieur de 40 % à la concurrence, en parallèle d’une réduction de 66 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport au moteur diesel d’origine.
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