Voitures électriques : cette nouvelle étude met fin au débat sur la pollution

 
Selon une nouvelle étude, les voitures électriques contribuent réellement à réduire la pollution atmosphérique. Et tout particulièrement la concentration de dioxyde d’azote dans l’atmosphère, entraînant un bénéfice concret pour la santé.
Peugeot E-208 // Source : Jean-Baptiste Passieux – Frandroid

On entend souvent dire que la voiture électrique est propre. Bien sûr, on sait que tout n’est pas parfait non plus, et que ce terme n’est pas tout à fait exact. Car il faut garder en tête que la production de la batterie est encore majoritairement réalisée en Chine, à partir de matériaux extraits dans des conditions peu éthiques ni respectueuses de l’environnement.

Des émissions réellement réduites

Cependant, de nombreuses études ont déjà prouvé que cette motorisation reste tout de même nettement moins nocive que le thermique. Selon l’une d’elles réalisée à l’été 2025, une voiture électrique rejette en moyenne 73 % d’émissions en moins qu’un modèle essence ou diesel sur l’ensemble de sa durée de vie, même en incluant la production de la batterie.

Et voilà qu’une nouvelle étude vient confirmer ces dires. Celle-ci a été réalisée par des chercheurs basés en Californie et publiée dans la revue The Lancet Planetary Health. Les scientifiques ont mesuré les niveaux de dioxyde d’azote dans l’atmosphère dans certains quartiers situés dans cet État entre 2019 et 2023, des années entre lesquelles le nombre de voitures électriques en circulation a fortement augmenté.

Or, on peut dire que les résultats sont particulièrement éloquents. Car pour 200 véhicules nommés ZEV (zero-emission vehicle, soit les voitures électriques, hybrides rechargeables et à hydrogène) supplémentaires, les niveaux de dioxyde d’azote (NO₂) ont diminué de 1,1 %.

GAC Aion V // Source : GAC

Pour réaliser cette vaste étude, les chercheurs ont divisé la Californie en 1 692 quartiers. Ils ont ensuite obtenu des données publiques auprès du Département des véhicules motorisés de l’État concernant le nombre de véhicules zéro émission immatriculés dans chaque zone. 

Cependant, et en parallèle de ces bénéfices sur la santé, il faut garder en tête que les hybrides rechargeables, incluses dans l’étude, ont prouvé qu’elles étaient très nocives pour l’environnement, car les conducteurs ne les rechargent que peu. Idem pour les voitures à hydrogène, à cause notamment d’une production du carburant très énergivore.

À noter que cette étude n’a pas pris en compte les poids lourds, que ce soient les véhicules de livraison comme les semi-remorques.

Des chiffres parlants

Pour mesurer l’évolution, les équipes ont récupéré les données issues de l’instrument de surveillance troposphérique (TROPOMI). Ces dernières ont permis de calculer les niveaux moyens annuels de dioxyde d’azote dans chaque quartier étudié.

L’étude a ainsi permis de révéler qu’en moyenne, chacun d’eux a gagné 272 véhicules électrifiés, soit entre 18 et 839 pour les plus performants dans le domaine. Mais ce n’est pas tout. Car pour atteindre des résultats fiables et le plus proche possible de la réalité, les chercheurs ont aussi analysé les changements liés à la pandémie de 2020. C’est notamment le cas du télétravail, qui a aussi contribué à réduire les émissions polluantes.

De plus, les scientifiques ont également confirmé que les quartiers ayant enregistré une augmentation du nombre de voitures à essence ont connu la hausse de pollution attendue. Et les résultats sont très probants, comme l’a confirmé Erika Garcia, professeure adjointe de sciences de la population et de la santé publique à la Keck School of Medicine et auteure principale de l’étude. Elle indique que « nous avons testé notre analyse de nombreuses manières différentes, et les résultats confirment systématiquement notre principale conclusion ».

Désormais, l’équipe à l’origine de cette étude va comparer les données sur l’adoption des véhicules électriques à celles concernant les hospitalisations pour asthme en Californie. Cela afin de prouver une bonne fois pour toutes l’impact positif des autos zéro émission (à l’échappement) sur la santé publique. Car pour mémoire, le NO2 accroît considérablement le risque de maladies cardiovasculaires et d’accidents vasculaires cérébraux.

En Californie, les immatriculations d’autos électrifiées sont passées de 2 à 5 % sur la période étudiée. Preuve que ces motorisations ont un réel bénéfice.


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