Les tests « grandeur nature » des opérateurs ont commencé, avant un déploiement commercial de la 5G. Faisons le point des différentes annonces.

L’Arcep, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, continue d’accorder des autorisations pour permettre aux opérateurs d’effectuer des tests de déploiement de 5G. Pour rappel, la 5G sera déployée sur plusieurs bandes de fréquences : la bande 3,4-3,8 GHz comme « première » bande pour la 5G, la bande 26 GHz (les bandes millimétriques) comme « bande pionnière » pour la 5G, mais aussi la bande 700 MHz — cette dernière nécessitera une réaffectation de fréquences déjà utilisées par la 3G et la 4G.

Les tests de la bande 3,4-3,8 GHz devraient durer jusqu’à juin 2019, c’est la fenêtre prévue par l’Arcep, viendront ensuite les premiers déploiements commerciaux après l’attribution des licences.

Orange, dans le Sud et dans le Nord

Orange continue ses tests de 5G : la Cité phocéenne accueille du matériel Nokia pour que l’opérateur historique puisse effectuer des tests grandeur nature. Ce n’est pas la première expérimentation de ce type pour Orange qui a déjà commencé à installer son matériel sur 30 sites à Lille et 48 autres à Douai dans la bande de fréquences 3600 – 3700 MHz.

Le Vélodrome a été renommé Orange Vélodromme, vous le saviez ?

Évidemment, il est fort à parier que ces villes bénéficient des premiers déploiements commerciaux. Orange a annoncé, plus tôt dans l’année, qu’au moins une ville sera couverte par la 5G en 2019.

Bouygues Telecom est à Bordeaux, SFR à Nantes et Toulouse

Bouygues Telecom avait convié la presse pour parler de la 5G à Bordeaux, nous étions là. La 5G sur la bande des 3,5 GHz est utilisée depuis deux antennes-relais pour le moment, mais cela suffit à l’opérateur français pour réaliser ses premières expérimentations. Ils ont pu envoyer 10 flux en 4K sur près de 4 kilomètres dans de bonnes conditions.

De son côté, SFR a annoncé ses expérimentations sur les villes de Toulouse et Nantes. Seul Free reste discret sur ses tests 5G, l’opérateur mobile de Xavier Niel n’estime pas nécessaire de communiquer sur cette étape. Pour rappel, Free Mobile a été un des premiers opérateurs (octobre 2017) à obtenir l’autorisation de l’Arcep pour des tests 5G sur les 3,6 à 3,7 GHz.

Évidemment, les communications d’Orange, SFR et Bouygues Telecom sont surtout des campagnes de communication pour se positionner le plus tôt possible sur cette technologie qui est un levier de croissance important pour augmenter l’ARPU (le revenu moyen par utilisateur) mais aussi l’acquisition de nouveaux utilisateurs.

 

Prochaine étape : l’attribution des licences

Pour le moment, ces tests permettent aux opérateurs mobiles de se préparer au déploiement de la 5G (et surtout de communiquer), néanmoins les licences n’ont pas encore été attribuées. L’appel d’offres pour l’attribution de ces nouvelles fréquences est prévu en 2019. Il faudra attendre la fin de la même année pour que la répartition ait vraiment lieu (voire 2020).  En attendant, tous les États européens sont dans l’obligation de libérer les bandes de fréquences nécessaires (3,6 GHz et 26 GHz) d’ici fin 2020.

Si vous vous posez des questions sur la 5G, n’hésitez pas à lire notre dossier complet sur cette technologie.

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