Chez Redmagic, chaque génération reprend la précédente et la pousse un peu plus loin. Le Redmagic 12 Pro suit cette méthode à la lettre : écran à 185 Hz sans encoche, batterie de 8 400 mAh dans un châssis plus fin, refroidissement liquide à double circuit et ventilateur à 25 500 tours par minute. Il démarre à 899 euros, soit 200 euros de plus que le 11 Pro. J’ai passé son refroidissement à la caméra thermique et ses performances au Labo Frandroid.
Un smartphone à contre-courant
Le smartphone pour joueurs est devenu une niche à l’intérieur du marché du haut de gamme. Asus a mis ses ROG Phone en pause : en janvier 2026, son président Jonney Shih a déclaré que la marque « n’ajoutera plus de nouveaux modèles de téléphones à l’avenir ». Le Redmagic 12 Pro se retrouve presque seul sur ce créneau en Europe, avec son ventilateur intégré, ses gâchettes tactiles et son dos transparent éclairé en RGB.
Cette position a un avantage. Redmagic n’a pas besoin de tout réinventer chaque année et avance par petites touches. Le 11 Pro avait introduit le refroidissement liquide dans un smartphone fin 2025. Le 12 Pro double ce circuit, agrandit la batterie et fait passer l’écran de 144 à 185 Hz. Chaque changement reste modeste, et l’ensemble forme le Redmagic le plus abouti que j’aie eu entre les mains. Il est aussi possible que ce soit l’un des derniers représentants d’une espèce que les grandes marques ont abandonnée.
Une précision avant d’entrer dans le détail : l’exemplaire testé est un modèle de préproduction fourni par Redmagic. La version vendue en magasin peut encore recevoir des ajustements logiciels.
Fiche technique du Redmagic 12 Pro
| Caractéristique | Redmagic 12 Pro |
|---|---|
| Écran | OLED 6,85 pouces, 2 688 x 1 216 pixels (1,5K), sans encoche |
| Taux de rafraîchissement | Jusqu’à 185 Hz |
| Luminosité maximale (constructeur) | 1 900 cd/m² en plein écran, 5 000 cd/m² en pic local |
| Échantillonnage tactile | 500 Hz en moyenne, 5 000 Hz en instantané |
| Puce | Qualcomm Snapdragon 8 Elite Extreme Gen 6 (2 nm), puce RedCore R5, puce d’affichage G1 |
| Mémoire vive | 12 ou 16 Go |
| Stockage | 256 Go, 512 Go ou 1 To |
| Batterie | 8 400 mAh |
| Recharge | 80 W filaire, sans fil, recharge inversée jusqu’à 22,5 W |
| Refroidissement | AquaCore 3.0 : double circuit liquide, métal liquide 4.0, chambre à vapeur, ventilateur 25 500 tr/min |
| Photo arrière | 50 Mpx (stabilisé) + 50 Mpx |
| Photo avant | 16 Mpx sous l’écran |
| Système | Redmagic OS 12 (Android 17) |
| Connectique | USB-C 3.2 Gen 2, Wi-Fi 7, Bluetooth 6.0, NFC, émetteur infrarouge |
| Étanchéité | IP68 et IP69 (zone du ventilateur : IPX8) |
| Dimensions | 163,03 x 75,96 x 8,55 mm |
| Poids | 223 g |
| Prix | À partir de 899 euros |
Design : toujours aussi reconnaissable, plus agréable en main
Un Redmagic se reconnaît de loin, et le 12 Pro ne cherche pas à se fondre dans la masse. Le dos en verre Gorilla Glass 7i est transparent et laisse voir une partie des composants, dont le circuit de refroidissement liquide. Un anneau lumineux RGB entoure ce circuit et pulse selon les effets choisis dans les réglages. Le cadre est en aluminium.

Le spectacle vaut le coup d’œil. Le liquide de refroidissement circule réellement sous le verre et prend les différentes couleurs de l’éclairage RGB. Redmagic a étendu le circuit jusqu’au niveau du logo, ce qui donne au dos une profondeur inhabituelle. Savoir qu’il s’agit d’un vrai fluide, et pas d’un simple décor, ajoute au plaisir. Aucun autre smartphone ne ressemble à celui-ci : la marque a une direction artistique bien à elle, qu’elle continue de faire évoluer à chaque génération autour de l’éclairage, du circuit liquide et du refroidissement actif.

Ce dos en verre a un défaut : il attrape toutes les traces de doigts. Pendant le test, j’ai pris l’habitude de le frotter sur la manche de mon sweat plusieurs fois par jour pour lui rendre sa transparence. Une microfibre dans la poche ne sera pas de trop.

Le dos est parfaitement plat. Les deux capteurs photo de 50 Mpx affleurent la surface, sans le moindre bloc en relief : le téléphone reste stable sur une table, ce qui n’est plus si courant en 2026. La grille du ventilateur se trouve en haut, près des objectifs, là où se concentre la chaleur de la puce.
Le gabarit reste imposant avec son écran de 6,85 pouces, mais Redmagic a affiné la recette. Le 12 Pro mesure 8,55 mm d’épaisseur pour 223 g, contre 8,9 mm et 230 g pour le 11 Pro. Les angles sont plus arrondis. La différence de 7 grammes passe inaperçue. Les bords plus doux rendent en revanche les longues sessions en mode paysage plus confortables.
Sur la tranche, on retrouve les gâchettes tactiles et la Magic Key. Ce bouton ouvre par défaut le Game Space, l’interface de jeu maison. Il peut aussi déclencher l’appareil photo, la lampe torche, l’enregistreur vocal, la traduction en face-à-face ou le mode silencieux. Le lecteur d’empreintes est un capteur à ultrasons 3D placé sous l’écran.

Le smartphone est certifié IP68 et IP69, ce qui couvre l’immersion et les projections d’eau à haute pression. La zone du ventilateur, qui dispose de son propre canal d’air, est certifiée IPX8. Redmagic précise que ces indices sont obtenus en laboratoire et que la protection peut diminuer avec l’usure. Mon conseil : ne le mettez pas exprès à l’eau.
Côté écran, la caméra frontale de 16 Mpx est placée sous la dalle. Il n’y a ni encoche ni poinçon, et les bordures descendent à 0,96 mm. Redmagic annonce un rapport écran/façade de 96,3 %. En jeu, rien ne vient masquer un coin de l’image.
Ce qui change face au Redmagic 11 Pro
| Redmagic 12 Pro | Redmagic 11 Pro | |
|---|---|---|
| Puce | Snapdragon 8 Elite Extreme Gen 6 | Snapdragon 8 Elite Gen 5 |
| Écran | OLED BOE X11, 185 Hz | AMOLED BOE X10, 144 Hz |
| Batterie | 8 400 mAh | 7 500 mAh |
| Épaisseur et poids | 8,55 mm, 223 g | 8,9 mm, 230 g |
| Refroidissement | Double circuit liquide, métal liquide 4.0, grande chambre à vapeur, ventilateur | Circuit liquide simple, métal liquide 3.0, chambre à vapeur, ventilateur |
| Photo arrière | 50 + 50 Mpx | 50 + 50 + 2 Mpx |
| Mémoire vive maximale | 16 Go | 24 Go |
| Prix de départ | 899 euros (12 + 256 Go) | 699 euros (12 + 256 Go) |
La nouveauté la plus visible tient à l’écran. Le 12 Pro grimpe à 185 Hz, contre 144 Hz pour son prédécesseur, grâce à une puce de contrôle d’affichage baptisée G1. Le taux de rafraîchissement correspond au nombre d’images que l’écran peut afficher chaque seconde. Au-delà de 120 Hz, le gain se perçoit surtout dans les jeux de tir rapides, à condition que le jeu sache produire autant d’images. Redmagic annonce aussi une consommation de l’affichage réduite de 30 % grâce à cette puce, un chiffre que je n’ai pas pu vérifier.
La batterie gagne 900 mAh (+12 %) alors que le téléphone s’amincit. La recharge filaire reste à 80 W, la recharge sans fil est toujours là, et le 12 Pro peut désormais recharger un autre appareil à 22,5 W, une première chez Redmagic selon la marque. À l’arrière, le capteur macro de 2 Mpx disparaît. Personne ne le regrettera.
Enfin, il y a un recul qui passe plus inaperçu : la configuration haut de gamme perd de la mémoire vive. Le 11 Pro proposait 24 Go de RAM avec 1 To de stockage, le 12 Pro plafonne à 16 Go… J’y reviens dans la partie consacrée au prix.
Écran : 1 573 cd/m² en HDR et des réglages à foison
La dalle OLED de 6,85 pouces affiche 2 688 x 1 216 pixels. Je l’ai mesurée à la sonde Calibrite ColorChecker Display Plus HL, avec le logiciel ArgyllCMS, luminosité réglée au maximum et luminosité adaptative coupée. Les mires étaient affichées dans Chrome. Le téléphone propose quatre modes de couleur : j’en ai mesuré deux, le mode Coloré et le mode Naturel, avec la température de couleur par défaut.
| Mesure | Mode Coloré | Mode Naturel |
|---|---|---|
| Luminosité maximale SDR (blanc plein écran) | 606 cd/m² | 576 cd/m² |
| Luminosité maximale HDR (plein écran) | 1 573 cd/m² | non mesuré |
| Luminosité HDR (fenêtre de 25 %) | 1 578 cd/m² | non mesuré |
| Tenue HDR sur 5 minutes | -0,5 % | non mesuré |
| Contraste | Infini (noir à 0 cd/m²) | non mesuré |
| Couverture sRGB | 100 % | 100 % |
| Volume DCI-P3 | 112,3 % | 100,5 % |
| Couverture Rec. 2020 | 80,5 % | 72,1 % |
| Delta-E 2000 moyen (contenu sRGB) | 4,07 | 3,53 |
| Delta-E 2000 maximal | 6,75 (cyan) | 6,03 (jaune) |
| Sursaturation des couleurs sRGB | +32 % | +22 % |
| Température du blanc | 6 706 K | 6 053 K |
| Gamma | 2,19 | 2,15 |
Une luminosité HDR qui ne faiblit pas
En SDR, c’est-à-dire pour l’affichage classique hors vidéos HDR, le blanc plein écran atteint 606 cd/m² en mode Coloré et 576 cd/m² en mode Naturel. On reste loin des 1 900 cd/m² annoncés par Redmagic en plein écran. Ce chiffre correspond vraisemblablement au surcroît de luminosité que le téléphone s’autorise en mode automatique sous un soleil direct, une situation que je n’ai pas mesurée.
Le HDR est le point fort de cette dalle. Une vidéo HDR10 blanche sort à 1 573 cd/m² sur tout l’écran, et à 1 578 cd/m² sur une fenêtre de 25 % de la surface. La luminosité ne baisse pas quand la zone claire s’agrandit : une scène de neige ou un ciel éclatant sortent aussi fort qu’un petit reflet. Sur cinq minutes de vidéo HDR en plein écran, la luminance passe de 1 573 à 1 565 cd/m², soit une perte de 0,5 %. Le noir, lui, est mesuré à 0 cd/m², comme sur tout bon OLED où chaque pixel s’éteint individuellement : le contraste est infini.


Android prend en revanche des libertés avec les vidéos HDR. Une zone que la vidéo demande d’afficher à 100 cd/m² sort à 311 cd/m², trois fois plus fort, et le palier de 200 cd/m² monte à 613 cd/m². Au-dessus de 1 000 cd/m², la courbe se tasse : 2 000 cd/m² demandés ne sortent qu’à 1 105 cd/m². Les vidéos HDR paraissent donc très lumineuses dans les tons moyens, au détriment de l’étalonnage voulu par le réalisateur, et les hautes lumières perdent une partie de leurs nuances.

Des couleurs trop vives, quel que soit le mode
La gamme de couleurs désigne l’ensemble des teintes qu’un écran sait afficher. Le sRGB couvre la plupart des contenus web et des applications, le DCI-P3 sert de référence au cinéma et aux vidéos HDR, et le Rec. 2020 est encore plus large. En mode Coloré, la dalle dépasse le DCI-P3 (112,3 % de son volume) et couvre 80,5 % du Rec. 2020, avec des verts et des bleus particulièrement étendus. Le mode Naturel ramène la gamme au DCI-P3 (100,5 %).

Pour juger la fidélité des couleurs, on mesure le Delta-E, l’écart entre la couleur demandée et la couleur affichée. Sous 2, l’œil ne voit pas la différence ; au-dessus de 3, elle devient perceptible. En mode Coloré, le Delta-E moyen atteint 4,07, avec un maximum de 6,75 sur le cyan. Les gris sont justes, et le blanc, à 6 706 K, reste proche de la référence de 6 500 K. Les couleurs saturées, elles, sortent 32 % plus vives que demandé : les contenus sRGB sont étirés sur une gamme trop large.
Le mode Naturel corrige une partie du problème. Le Delta-E moyen descend à 3,53 et les bleus deviennent très justes. Il reste toutefois 22 % de sursaturation, surtout dans les jaunes et les oranges (maximum de 6,03 sur le jaune), et le blanc part vers le chaud, à 6 053 K. Le gamma, qui règle la progression des gris du noir au blanc, est proche de la cible de 2,2 dans les deux modes (2,19 et 2,15). Aucun des deux réglages n’est juste d’usine. Pour des couleurs plus sages, le mode Naturel est préférable, et le réglage de température peut sans doute compenser son blanc trop chaud, un ajustement que je n’ai pas mesuré. Ces mesures ont été faites dans Chrome : une application qui gère mieux la couleur, comme la galerie, peut donner un résultat différent.

185 Hz, un argument pour une poignée de jeux
Le Redmagic 12 Pro est le premier smartphone à 185 Hz que je teste. Le menu d’affichage propose trois niveaux de fréquence : un mode limité à 60 Hz, un mode intermédiaire jusqu’à 144 Hz pensé pour l’autonomie, et un mode élevé qui monte jusqu’à 185 Hz. Dans tous les cas, la fréquence s’adapte au contenu. Dans Chrome, j’ai relevé 60 Hz au repos et plus de 120 Hz dès que je fais défiler la page.
À 185 Hz, l’écran affiche une nouvelle image toutes les 5,4 millisecondes, contre 6,9 ms à 144 Hz et 8,3 ms à 120 Hz. Le gain existe, mais il se compte en fractions de milliseconde et suppose que le jeu produise réellement 185 images par seconde. Très peu de jeux mobiles dépassent 120 ou 144 images par seconde. Redmagic compte sur la génération d’images de sa puce RedCore R5 pour atteindre ce plafond dans une liste de jeux compatibles. Ces images intermédiaires rendent l’affichage plus fluide, sans rendre le jeu plus réactif aux commandes.
Le mode à 185 Hz parlera surtout aux joueurs de FPS compétitifs ; pour tous les autres, le mode à 144 Hz offre une fluidité très proche et ménage la batterie.
Une avalanche de réglages
Comme souvent chez les fabricants de smartphones pour joueurs, le menu Affichage regorge d’options. On y trouve :


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- un mode sombre classique ;
- un mode lecture, avec un Color Ink Mode qui ajuste automatiquement la couleur de l’écran et la police selon la lumière ambiante pour faciliter la lecture. On choisit les applications dans lesquelles il s’active tout seul ;
- un éclairage nocturne, qui filtre la lumière bleue le soir ;
- quatre modes de couleur, complétés par un réglage de température entre chaud, normal et froid ;
- un mode d’affichage amélioré, qui pousse la luminosité, la saturation et le contraste, au prix d’une consommation d’énergie plus élevée ;
- des réglages plus pointus, avec des niveaux faible, moyen et maximal, ou la luminosité de la zone d’affichage tête haute (HUD) des jeux.
Certains intitulés trahissent une traduction française approximative, à l’image de cette « brillance de la zone HUD » qui demande un temps de réflexion avant de comprendre ce qu’elle règle.
Le système reste toutefois très personnalisable : peu de smartphones laissent autant de contrôle sur l’écran.
Un vrai téléphone de joueur : contrôles et Game Space
Des gâchettes et des réglages à la carte
Le Redmagic 12 Pro se distingue d’abord par ses gâchettes tactiles placées sur la tranche, sous les index quand on tient le téléphone à l’horizontale. Elles fonctionnent à 520 Hz et s’assignent à n’importe quelle zone de l’écran, dans n’importe quel jeu en mode paysage. Dans un jeu de tir, on peut viser avec une gâchette et tirer avec l’autre sans lâcher les pouces du joystick virtuel. Après quelques parties, revenir à un téléphone classique donne l’impression de jouer avec deux doigts en moins.
Le tactile suit la même logique. La puce Synaptics échantillonne l’écran à 500 Hz en moyenne et jusqu’à 5 000 Hz en instantané, et Redmagic promet une bonne précision même avec les mains humides. Le vibreur linéaire et les deux haut-parleurs certifiés Dolby Atmos complètent l’ensemble.
Le Game Space, centre de contrôle très fourni
Le Game Space regroupe les jeux installés et sert de tableau de bord. En partie, un glissement depuis le coin supérieur gauche ou droit fait apparaître un panneau latéral. On y active le ventilateur, on configure les gâchettes et on règle l’Energy Cube 4.0, le moteur maison qui répartit les ressources entre processeur, puce graphique, mémoire et refroidissement. Chaque jeu peut avoir son profil : performances maximales pour un jeu de tir, mode plus sobre pour un jeu de cartes.
La liste des modules complémentaires est longue. Le mode Hunter applique des filtres visuels pour mieux repérer les adversaires, le mode Scout ajoute un réticule personnalisable avec une petite loupe, un égaliseur renforce le bruit des pas et l’extraction d’écran agrandit une zone de la carte dans une fenêtre flottante. On peut aussi forcer un format d’image (plein écran, 4:3, 16:9) ou l’affichage en paysage d’un jeu prévu pour le mode portrait. On peut s’interroger sur l’équité d’un réticule ajouté par le système dans un jeu compétitif, mais la fonction est bien là.
La puce RedCore R5 gère la mise à l’échelle et la génération d’images. La mise à l’échelle calcule l’image dans une définition inférieure puis l’agrandit jusqu’à la 2K, ce qui allège la charge de la puce graphique. La génération d’images insère des images intermédiaires pour viser jusqu’à 185 images par seconde. Redmagic liste les jeux compatibles : Genshin Impact, PUBG Mobile, Call of Duty: Warzone Mobile, Fortnite, Honkai: Star Rail, Wuthering Waves et League of Legends: Wild Rift, dans leurs versions internationales. Le ray tracing, qui simule le trajet de la lumière pour des reflets et des ombres plus réalistes, est optimisé pour Genshin Impact.
Les jeux PC en ligne de mire
Redmagic pousse aussi le jeu PC sur mobile. La plateforme X-Gravity intègre un émulateur qui permet de se connecter à son compte Steam et de lancer des jeux de sa bibliothèque. Cette nouvelle version ajoute la prise en charge du Steam Workshop et l’affichage des succès. Les résultats dépendent beaucoup des jeux, l’émulation d’un programme Windows sur une puce ARM ayant ses limites.
Le port USB-C 3.2 Gen 2 sort une image 4K vers un écran ou un téléviseur, et le téléphone accepte un clavier et une souris. Un mode « Host » transforme le smartphone en unité centrale branchée directement sur un moniteur.
Bref, vous l’aurez compris, on peut jouer à des jeux PC sur ce smartphone. Il faut juste ne pas avoir peur de mettre les mains dans le cambouis.
Refroidissement : liquide, métal liquide et ventilateur
Le refroidissement est la raison d’être d’un Redmagic. Une puce de smartphone haut de gamme produit beaucoup de chaleur en jeu. Quand elle chauffe trop, le système réduit sa fréquence pour protéger les composants, et les performances baissent : c’est ce qu’on appelle le bridage thermique. Mieux on évacue la chaleur, plus longtemps la puce tient sa vitesse maximale.
Le système AquaCore 3.0 du 12 Pro combine quatre éléments :
- Un double circuit de refroidissement liquide. Une boucle haute et une boucle basse couvrent désormais la zone de la puce et celle de la batterie. Une micropompe piézoélectrique fait circuler le liquide à 130 kPa de pression, avec une puissance supérieure de 85 % à la génération précédente pour une consommation de 20 mW, selon Redmagic.
- Un liquide fluoré, du même type que celui utilisé dans les serveurs d’IA. Il ne conduit pas l’électricité et reste stable entre -60 °C et 108 °C, sans geler ni s’évaporer.
- Une chambre à vapeur repensée, plus grande de 15 % et avec une conductivité thermique supérieure de 50 %, d’après le constructeur. Ce composant plat diffuse la chaleur de la puce sur une large surface.
- Du métal liquide 4.0 et un ventilateur à 25 500 tr/min. Le métal liquide est un alliage qui reste liquide à température ambiante et transmet mieux la chaleur qu’une pâte thermique classique. Il est ici intégré à une feuille de cuivre pour éviter qu’il ne se déplace. Le ventilateur, logé derrière la grille du dos, aspire l’air extérieur et gagne 30 % de durabilité selon Redmagic.
Intégrer un circuit liquide dans un appareil de 8,55 mm pose des problèmes de miniaturisation et de résistance aux chutes. Redmagic explique avoir gravé les canaux au laser à l’échelle du micron et utilisé une membrane anti-perforation pour que le circuit survive aux chutes. Je n’ai pas fait tomber le téléphone pour vérifier.
Mes relevés à la caméra thermique
J’ai relevé les températures de surface avec une caméra thermique FLIR pendant une séance de deux minutes et demie, en alternant des mesures du dos, téléphone en main et posé à plat, et des mesures de l’écran pendant le CPU Throttling Test. Cette application sollicite le processeur au maximum et trace l’évolution de ses performances dans le temps. La valeur retenue est celle du point central de chaque image.

| Zone mesurée | Nombre de mesures | Minimum | Maximum |
|---|---|---|---|
| Écran, pendant le CPU Throttling Test | 3 | 45,3 °C | 47,4 °C |
| Dos, zone du ventilateur (gros plan) | 1 | 42,5 °C | 42,5 °C |
| Dos posé à plat, partie haute | 2 | 40,6 °C | 41,0 °C |
| Dos posé à plat à l’horizontale, centre | 2 | 39,5 °C | 39,9 °C |
| Dos tenu en main, centre | 6 | 36,4 °C | 39,7 °C |
Tenu en main, le dos reste entre 36,4 °C et 39,7 °C au centre. La chaleur se concentre dans le tiers supérieur, autour de la puce et du ventilateur, comme le montrent les zones blanches sur les images. La paume repose plutôt sur la moitié basse, côté batterie, qui reste plus tiède. En mode paysage, les mains tiennent les deux extrémités et évitent le point le plus chaud.
Posé à plat sur un bureau, écran vers le bas, le dos affiche 40,6 °C à 41 °C dans sa partie haute et 39,5 °C à 39,9 °C au centre de l’anneau lumineux. L’écart avec les mesures en main tient surtout à la zone visée : plus on se rapproche de la puce, plus ça chauffe. En gros plan sur la grille du ventilateur, la caméra relève 42,5 °C, la valeur la plus élevée mesurée sur le dos.

L’écran est la zone qui monte le plus haut. Pendant le CPU Throttling Test, la caméra relève 45,3 °C, puis 46,8 °C et 47,4 °C en quelques secondes, au bout d’une trentaine de secondes de test. Le ventilateur souffle par l’arrière et refroidit d’abord le dos ; la chaleur de la puce remonte probablement vers la dalle, qui ne profite pas du flux d’air. À 47 °C, le verre est nettement chaud sous les doigts. Ce test sollicite le processeur bien plus durement que la plupart des jeux, mais ce relevé montre que le refroidissement actif ne fait pas de miracle sur la face avant.
Ces mesures restent ponctuelles. Elles donnent une idée de la répartition de la chaleur, pas de la tenue des performances sur une session de jeu d’une heure. Le Labo Frandroid ne dispose pas encore du test d’endurance de 3DMark pour ce téléphone et ses concurrents, alors que c’est précisément là qu’un smartphone équipé d’un ventilateur peut faire la différence.
Performances : la puce graphique progresse, le reste stagne
Le Redmagic 12 Pro embarque le Snapdragon 8 Elite Extreme Gen 6, la version la plus poussée de la puce haut de gamme de Qualcomm. Elle est gravée en 2 nm et réunit six cœurs Oryon, dont deux cœurs principaux cadencés jusqu’à 5 GHz. Redmagic, citant Qualcomm, annonce une efficacité énergétique améliorée de 40 % pour la partie graphique et de 37 % pour le processeur, ainsi que des performances en hausse de 35 % pour l’unité dédiée à l’IA.
Je l’ai comparé au Redmagic 11 Pro et au 11S Pro, ses prédécesseurs équipés du Snapdragon 8 Elite Gen 5, ainsi qu’à trois smartphones haut de gamme de 2026 : l’iPhone 18 Pro Max, le Xiaomi 18 Pro (mesuré en version chinoise, avec le Snapdragon 8 Elite Gen 6 classique) et l’Oppo Find X10 Pro Max (Dimensity 9600 Pro de MediaTek).
| Test | Redmagic 12 Pro | Redmagic 11 Pro | iPhone 18 Pro Max | Xiaomi 18 Pro | Oppo Find X10 Pro Max |
|---|---|---|---|---|---|
| AnTuTu 11 | 4 099 778 | 3 981 427 | 3 478 579 | 3 818 907 | 4 227 129 |
| 3DMark Wild Life Extreme | 8 046 (48,2 i/s) | 8 064 (48,3 i/s) | 8 593 (51,5 i/s) | 7 306 (43,8 i/s) | 7 785 (46,6 i/s) |
| Geekbench 7 mono-cœur | 2 624 | non mesuré | 4 740 | 2 920 | 2 668 |
| Geekbench 7 multi-cœur | 10 543 | non mesuré | 12 780 | 8 248 | 9 612 |
| Geekbench 7 GPU | 27 485 | non mesuré | 64 915 (Metal) | 26 665 | 23 487 |
AnTuTu : deuxième, avec un gain concentré sur la puce graphique
AnTuTu additionne quatre sous-scores : processeur, puce graphique, mémoire et fluidité de l’interface. Sur la version 11, le Redmagic 12 Pro atteint 4,1 millions de points. Il se classe deuxième, 3 % derrière l’Oppo Find X10 Pro Max, et devance le 11 Pro de 3 %, le Xiaomi 18 Pro de 7 % et l’iPhone 18 Pro Max de 18 %.

Le détail des sous-scores est plus instructif. Face au 11 Pro, la puce graphique progresse de 10,5 % et la mémoire de 9 %. Le processeur recule de 5,5 % et la fluidité de l’interface de 2 %. La nouvelle puce gagne donc surtout en graphisme, et le processeur ne suit pas, du moins avec le profil de performance appliqué par défaut.

Sur AnTuTu 10, le seul test passé sur les trois générations, le 12 Pro prend la tête du classement avec 3,16 millions de points, 1,6 % devant le 11 Pro et 4,1 % devant le 11S Pro. On retrouve la même tendance : puce graphique en hausse d’environ 10 %, processeur en baisse d’environ 5 %.


3DMark : aucun progrès en jeu sur une mesure ponctuelle
3DMark Wild Life Extreme calcule une scène 3D exigeante, proche de ce que produisent les jeux les plus lourds, et mesure le nombre d’images affichées par seconde. Le résultat a de quoi surprendre : avec 8 046 points (48,2 images par seconde), le Redmagic 12 Pro fait jeu égal avec le 11 Pro (8 064) et le 11S Pro (8 080). Les écarts restent sous 0,5 %, soit la marge d’erreur d’une mesure.
Il devance l’Oppo Find X10 Pro Max de 3 % et le Xiaomi 18 Pro de 10 %, mais reste 6 % derrière l’iPhone 18 Pro Max. Le gain graphique observé sur AnTuTu ne se retrouve pas dans ce test, plus représentatif du jeu.



Geekbench 7 : bon en multi-cœur, dernier en mono-cœur
Geekbench mesure le processeur de deux façons. Le score mono-cœur reflète la réactivité au quotidien, quand une application sollicite surtout un seul cœur. Le score multi-cœur mesure la puissance brute quand tous les cœurs travaillent ensemble, par exemple pour un export vidéo.
En multi-cœur, le Redmagic 12 Pro se classe deuxième avec 10 543 points, derrière l’iPhone 18 Pro Max (12 780) et devant l’Oppo (+10 %) et le Xiaomi (+28 %). En mono-cœur, il termine dernier avec 2 624 points, 10 % sous le Xiaomi 18 Pro, qui utilise pourtant la version standard de la même génération de puce. Combiné au recul du processeur sur AnTuTu, ce résultat laisse penser que le téléphone applique un profil de performance prudent par défaut. Le mode performances maximales du Game Space, ventilateur actif, devrait relever ces chiffres.


Le calcul graphique de Geekbench 7 place le Redmagic 12 Pro en tête des smartphones Android du comparatif avec 27 485 points, 3 % devant le Xiaomi et 17 % devant l’Oppo. L’iPhone 18 Pro Max culmine à 64 915 points, mais il est mesuré avec l’interface graphique Metal d’Apple, contre Vulkan sur Android : l’écart dit autant du logiciel que de la puce.

Face à la concurrence, duel par duel
Contre l’iPhone 18 Pro Max, le match est partagé. AnTuTu donne l’avantage au Redmagic, mais Geekbench et 3DMark, deux tests disponibles à l’identique sur iOS et Android, penchent du côté d’Apple. Le Xiaomi 18 Pro, équipé de la même génération de puce, est battu partout sauf en mono-cœur. L’Oppo Find X10 Pro Max garde l’avantage sur AnTuTu, et le Redmagic reprend la main sur Geekbench multi-cœur, le calcul graphique et 3DMark.



Logiciel : Redmagic OS 12, des réglages à n’en plus finir
Le Redmagic 12 Pro tourne sous Redmagic OS 12, une surcouche maison basée sur Android 17. L’interface reprend les codes visuels de la marque, avec des icônes et des animations pensées pour coller à l’univers du jeu vidéo. Elle reste fluide au quotidien, ce qui est la moindre des choses avec une puce de ce calibre et un écran à 185 Hz.
Le premier constat tient au nombre d’options. Éclairage, refroidissement, batterie, écran, IA : presque chaque comportement du téléphone se règle, souvent avec plusieurs niveaux de détail. J’ai rarement vu un smartphone Android aussi personnalisable, et c’est l’un des vrais atouts de ce modèle pour qui aime bricoler ses réglages.
Des applications inutiles et de la publicité
Au premier démarrage, le téléphone arrive chargé d’applications tierces préinstallées dont l’intérêt échappe. Des contenus promotionnels s’invitent aussi dans l’interface. Ce genre de pratique se tolère à la rigueur sur un smartphone à 200 euros, c’est difficilement compréhensible sur un modèle vendu 899 euros. Il faut consacrer un moment à faire le tri avant de profiter du téléphone, et rester attentif aux suggestions qui réapparaissent ensuite.
Redmagic AI Plus : l’IA à tous les étages
Redmagic OS 12 empile les fonctions d’intelligence artificielle. Gemini, l’assistant de Google, est intégré au système. Redmagic ajoute son propre clavier assisté par IA, censé accélérer la saisie et corriger les fautes, ainsi qu’un assistant de jeu qui repère les tâches quotidiennes et hebdomadaires de Mobile Legends, Genshin Impact et Honkai: Star Rail.
Le reste est regroupé dans Redmagic AI Plus, une suite d’outils maison. On y trouve :
- un assistant d’appel ;
- un traducteur en direct ;
- un générateur de fonds d’écran par IA ;
- un enregistreur vocal ;
- une « étiquette de confidentialité » ;
- un bloc-notes dopé à l’IA.
Une partie de ces outils relève du gadget : je doute que beaucoup de joueurs génèrent leurs fonds d’écran par IA plus d’une fois. Le traducteur en direct, l’assistant d’appel ou le bloc-notes peuvent en revanche rendre service au quotidien. Rien n’oblige à les utiliser, et des applications tierces peuvent prendre le relais pour ceux qui ont déjà leurs habitudes. Ces couches s’ajoutent à celles de Google sans toujours se compléter, et on se retrouve vite avec deux outils pour la même tâche.
Un éclairage réglable dans les moindres détails
Les LED RGB du dos se personnalisent entièrement. On choisit les couleurs et l’effet : scintillement de toutes les LED, respiration lente ou éclairage fixe, avec de nombreuses options dans le menu des LED d’ambiance. L’éclairage peut aussi servir de signal lumineux, au choix :
- pendant un appel ;
- à la réception d’un appel entrant ;
- à l’arrivée d’une notification ;
- quand un réveil sonne ;
- pendant la charge de la batterie.
Posé écran contre la table, le téléphone signale ainsi un appel ou un message sans qu’on ait à le retourner. La personnalisation est très complète, bien plus que sur la plupart des smartphones qui intègrent quelques LED.
Refroidissement : le liquide et le ventilateur sous contrôle
Le système de refroidissement se pilote lui aussi depuis les réglages. Pour la circulation du liquide, trois options sont proposées : suspendre le cycle pendant un appel, l’activer pendant la charge rapide pour limiter l’échauffement de la batterie, ou le désactiver complètement.
Le ventilateur se désactive, change de mode et peut se mettre en pause pendant les appels. Redmagic a aussi eu l’idée de lui associer un son de démarrage. Chez moi, l’allumage du ventilateur s’accompagne d’un bruit de moteur de voiture. Les sons proposés portent des noms comme « Cross-country » ou « Supercar dynamique », et on peut même importer ses propres sons. L’option se coupe heureusement.
Batterie : des outils de suivi complets
La gestion de la batterie suit la même logique. On peut limiter la charge à 80 %, comme chez Samsung, Apple ou Google : la batterie s’use moins vite quand elle ne reste pas à 100 % en permanence. La recharge sans fil inversée permet de dépanner des écouteurs ou un autre téléphone. Le détail de la consommation par application est fin, et un mode d’économie d’énergie extrême promet de multiplier l’autonomie par quatre en limitant le téléphone à l’essentiel. Je ne l’ai pas testé.
D’autres fonctions pratiques
La Magic Key se personnalise pour lancer l’appareil photo, la lampe torche, l’enregistreur vocal ou la traduction en face-à-face. L’émetteur infrarouge permet de piloter un téléviseur ou une climatisation depuis le téléphone. Redmagic OS 12 gère aussi l’affichage sur un second écran et le contrôle d’une tablette, ce qui s’ajoute aux fonctions de jeu du Game Space et à la sortie vidéo 4K par USB-C.
Une traduction française encore approximative
Toutes ces options souffrent d’une traduction inégale. Certains intitulés sont maladroits, d’autres obscurs, et des mots en anglais surgissent au milieu des menus en français. Rien de bloquant, mais il faut parfois relire un réglage deux fois pour comprendre ce qu’il fait.
Redmagic n’a pas encore communiqué sa politique de mises à jour pour le 12 Pro. C’est un point à surveiller : les grands fabricants promettent désormais jusqu’à sept ans de suivi, et un téléphone vendu à ce prix devrait suivre la même voie.
Connectivité : le Wi-Fi 7 à 3,1 Gbit/s
Le Redmagic 12 Pro est compatible Wi-Fi 7 et Bluetooth 6.0. Il dispose aussi du NFC pour le paiement sans contact, d’un GPS bifréquence (L1 + L5) et d’un port USB-C 3.2 Gen 2 à 10 Gbit/s. Le Wi-Fi 7 permet d’utiliser des canaux plus larges et de combiner plusieurs bandes de fréquences, ce qui augmente les débits et réduit la latence, à condition d’avoir un routeur compatible.

Je l’ai testé avec Fast et nPerf, sur une connexion fibre Free et un routeur Wi-Fi 7. Le téléphone atteint 3,1 Gbit/s en téléchargement et 950 Mbit/s en envoi, des débits rarement vus sur un smartphone. Pour comparaison, une liaison Wi-Fi sur un canal de 160 MHz avec deux flux, la configuration habituelle d’un smartphone, plafonne en théorie à 2,9 Gbit/s. Le résultat laisse donc penser que le téléphone exploite les canaux de 320 MHz du Wi-Fi 7, que le module FastConnect 8800 intégré à la plateforme Snapdragon prend en charge selon Qualcomm.
J’ai également pu tester la 5G et passer des appels. Rien à signaler à ce niveau-là, tout fonctionne bien.
Photo : le service minimum
Je n’ai pas poussé les tests photo sur ce Redmagic 12 Pro, et c’est volontaire. L’appareil photo n’est ni son point fort ni son point faible : il fait le travail, sans plus. J’ai préféré focaliser mon temps de travail sur ce produit, sur ses performances, sa chauffe et les options logicielles.
À l’arrière, on trouve deux capteurs de 50 Mpx signés Omnivision (OV50J et OV50D40), avec stabilisation optique. Pour des photos de famille ou un document à numériser, cela suffit. Si la photo compte dans le choix de votre smartphone, mieux vaut passer votre chemin : ce n’est pas la spécialité de ce modèle, et les smartphones haut de gamme classiques vendus au même prix sont bien mieux armés.
La caméra frontale pose davantage de problèmes. Placée sous l’écran, elle disparaît complètement, ce qui est très joli et libère toute la dalle pour le jeu. La contrepartie est lourde : la lumière doit traverser les pixels de l’écran avant d’atteindre le capteur, et les selfies en ressortent nettement dégradés, moins nets et voilés. Redmagic promet des algorithmes d’IA pour réduire l’éblouissement, les reflets parasites et le voile, sans parvenir à combler l’écart avec une caméra frontale classique.
Prix et disponibilité : 200 euros de plus
Le Redmagic 12 Pro est proposé en trois configurations et trois coloris : Nightfreeze (noir transparent), Subzero (argent transparent) et Skyfrost (bleu transparent), ce dernier arrivant plus tard dans l’année en version 16 + 512 Go uniquement.
| Configuration | Redmagic 12 Pro | Redmagic 11 Pro | Écart |
|---|---|---|---|
| 12 Go + 256 Go | 899 euros (Nightfreeze) | 699 euros | +200 euros (+29 %) |
| 16 Go + 512 Go | 999 euros (Nightfreeze, Subzero) | 799 euros | +200 euros (+25 %) |
| 1 To | 1 199 euros avec 16 Go (Nightfreeze, Subzero) | 999 euros avec 24 Go | +200 euros (+20 %), 8 Go de RAM en moins |
La commercialisation suit le calendrier habituel de la marque sur redmagic.gg. Des bons « Early Bird » sont vendus 1 euro à partir du 12 novembre 2026. Ils donnent droit à 30 euros de réduction, à un chargeur 80 W offert et à un accès anticipé aux commandes le 17 novembre. Les ventes ouvertes à tous démarrent le 18 novembre.
La mémoire vive, nouveau poste de dépense
La hausse de 200 euros s’applique à toutes les versions, et elle a une explication qui dépasse Redmagic. Le prix de la mémoire vive s’envole depuis fin 2025 : les fabricants de puces mémoire réservent leur production aux serveurs d’IA, plus rémunérateurs.
Au printemps 2026, le cabinet TrendForce prévoyait encore une hausse de 78 à 83 % des prix contractuels de la LPDDR5X, la mémoire des smartphones haut de gamme, sur le seul deuxième trimestre, après plusieurs trimestres consécutifs d’augmentation. Le cabinet notait que la mémoire mobile « continue de grimper fortement » et anticipait que 12 Go deviennent la norme sur le haut de gamme, au détriment des configurations à 16 Go.
Le Redmagic 12 Pro en porte la trace. La version à 24 Go de RAM disparaît, et le modèle d’entrée de gamme reste à 12 Go pour 899 euros. Le positionnement agressif des générations précédentes, comme le 11 Pro et ses performances de haut de gamme à 699 euros, devient difficile à tenir quand la mémoire pèse autant dans le coût de fabrication. À 899 euros, le 12 Pro se retrouve face à des smartphones haut de gamme plus polyvalents, notamment en photo.














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