Le Pixel 11 est à double titre le nouveau petit dernier des smartphones de Google. En raison de son écran de taille réduite, tout d’abord. En raison de son positionnement tarifaire, ensuite, et donc de son équipement moins évolué que celui de ses trois grands frères, les Pixel 11 Pro, Pixel 11 Pro XL et Pixel 11 Pro Fold (le pliant).

Comme Samsung, le constructeur américain apporte quelques modifications, plus ou moins significatives à son nouveau modèle « d’entrée de gamme » :
- Un nouveau processeur Tensor
- Un bloc optique doté d’un nouveau design
- Un capteur photo grand-angle annoncé comme plus efficace
- Android 17 et un environnement logiciel qui fait toujours la part belle à l’IA
- Une charge sans fil plus rapide.
On retrouve également le téléobjectif 5x, qui a été introduit sur le Pixel 10.
Cela suffit-il pour rendre le Google Pixel 11 compétitif, face à ses concurrents, commercialisés à 1000 € ? C’est ce que nous allons voir en détail.
Pour aller plus loin
Les meilleurs smartphones en août 2026 : notre comparatif pour ne pas vous tromper
Fiche technique
| Modèle | Google Pixel 11 Pro |
|---|---|
| Version de l’OS | Android 17 |
| Interface constructeur | Android Stock |
| Taille de l’écran | 6,3 pouces |
| Définition | 2856 x 1280 pixels |
| Densité de pixels | 497 ppp |
| Technologie | OLED |
| SoC | Google Tensor G6 |
| Stockage interne | 256, 512, 1024 Go |
| Appareil photo (dorsal) |
Capteur 1 : 50 Capteur 2 : 48 Capteur 3 : 48 Mp |
| Capteur photo frontal | 42 Mp |
| Définition enregistrement vidéo | 8K@30fps |
| Wi-fi | Wi-Fi 7 (be) |
| Bluetooth | 6.0 |
| 5G | Oui |
| NFC | Oui |
| Capteur d’empreintes | Sous l’écran |
| Type de connecteur | USB Type-C |
| Capacité de la batterie | 4850 mAh |
| Couleurs | Noir, Vert, Orange |
| Fiche produit |
Design
Une chose est certaine, Google ne compte pas révolutionner l’aspect de ses smartphones. Grâce au design original de leur bloc optique, l’identité visuelle des Pixel est maintenant établie depuis plusieurs années.
Le Google Pixel 11 ne change donc pas grand chose par rapport au modèle de l’année dernière. En effet, il affiche exactement les mêmes mensurations que celles du Pixel 10 avec notamment une épaisseur de 8,6 mm.

Et ce n’est pas le passage d’un poids de 204 grammes à seulement 197 grammes qui va changer la vie des utilisateurs. Le constructeur a au moins la décence de ne pas vanter cette perte de poids quelque peu anecdotique, contrairement à Samsung, qui a légèrement insisté sur les 8 grammes perdus par son Galaxy Z Flip 8 par rapport au Z Flip 7.

En revanche, Google met en avant le changement d’esthétique du bloc optique. En effet, le flash n’est plus séparé des objectifs dorsaux, comme sur le Pixel 10. Il est désormais intégré derrière la plaque en verre.
De plus, le bloc optique est moins protubérant que celui des autres Pixel, comme le 11 Pro (comme le montre la photo ci-dessous), ou encore le Pixel 10. Si ce détail esthétique peut sembler secondaire aux yeux de certains utilisateurs, il n’en traduit pas moins une attention louable de la part du constructeur.

En revanche, plus nombreux seront sans doute ceux qui auraient aimé bénéficier de la fonction HiLight, qui permet d’utiliser la LED du flash pour donner certaines indications visuelles. Or, celle-ci est malheureusement réservée aux modèles Pro, sans doute pour justifier la montée en gamme.
Pour le reste, les finitions du nouveau Pixel s’avèrent toujours impeccables. Le Pixel 11 est disponible est quatre couleurs :
- Noir
- Mauve pale (qui tire vers le gris !)
- Rose flashy (fuchsia)
- Pistache (vert)

Les bords du smartphone, en aluminium, sont très légèrement bombés, ce qui assure une prise en main agréable. Ces derniers n’arborent pas la même finition brillante que celle des Pixel 11 Pro. Et ce n’est peut-être pas une mauvaise chose, lorsqu’on voit la photo ci-dessus (avec les traces de doigts sur la tranche).
Comme son prédécesseur, le Google Pixel 11 est totalement étanche (il est certifié IP68) et son écran, ainsi que sa face arrière, sont protégés des rayures par le revêtement Corning Gorilla Glass Victus 2.

On note que, contrairement aux Pixel 11 Pro, qui arborent une surface mate, le dos du Pixel 11 de base est brillant.
De plus, ce dernier intègre de quoi fixer facilement divers accessoires, par aimantation. C’est ce que Google appelle Pixelsnap (aussi connu chez Apple sous l’appellation MagSafe). Rappelons qu’il s’agissait de l’une des nouveautés du Pixel 10.
Enfin pour la sécurité, on retrouve – sans surprise – un lecteur d’empreintes digitales, au bas de l’écran (la reconnaissance du visage de l’utilisateur est également possible pour déverrouiller l’accès au smartphone).

Écran
Le Google Pixel 11 est équipé d’un petit écran, qui exploite une dalle OLED de 6,3 pouces. Parmi les smartphones concurrents, à ce format, on peut citer le Samsung Galaxy S26, le Xiaomi 17 ou encore le Oppo Reno 16 Pro.
Contrairement à ses grands frères, le smartphone d’entrée de gamme de Google n’affiche pas des images dans une définition élevée (2856 x 1280 pour le Pixel 11 Pro par exemple). Ici, la définition est limitée à 2424 x 1080 pixels. Et si le Samsung Galaxy S26 supporte le même mode d’affichage, les deux smartphones chinois sus-cités peuvent afficher des images plus précises, à l’instar du Pixel 11 Pro.

D’un point de vue purement esthétique, on peut regretter que les bordures de l’écran soient assez épaisses (c’est assez éloigné des standards actuels).
D’autre part, si l’écran supporte une fréquence maximale de 120 Hz, il n’exploite pas la technologie LTPO. Celle-ci est réservée aux Pixels 11 Pro, dotés d’un écran « Super Actua », qui peut donc faire varier le taux de rafraichissement entre 1 Hz et 120 Hz (cette technologie est également supportée par le Samsung Galaxy S26).
On note également que, par défaut, la fréquence minimale (60 Hz) est utilisée par Google. Toutefois, il est possible d’activer le mode Affichage fluide, pour bénéficier d’un taux de rafraichissement de 120 Hz, dans certains cas.

Côté performances, Google annonce une luminosité de 2000 nits en pic HDR, et pouvant atteindre 3000 nits lorsque le mode Luminosité automatique est activé. Si cette valeur est vérifiée, cela permettrait d’obtenir une lisibilité parfaite en plein soleil.
La bonne nouvelle, c’est que, selon nos mesures, réalisées à l’aide de notre sonde et du logiciel CalMAN Ultimate de Portrait Displays, l’affichage s’avère effectivement très lumineux (c’était d’ailleurs déjà le cas de l’écran du Pixel 10).

Ainsi, la luminosité standard s’établit à 750 nits. Et si on se trouve dans un endroit très lumineux (en extérieur, sous le soleil, par exemple), il suffit d’activer l’option Luminosité automatique, pour voir l’écran atteindre (quasiment) les valeurs annoncées par le constructeur (2090 nits en SDR et 2718 nits en HDR).
Ces dernières permettent d’obtenir une lisibilité parfaite, quel que soit l’environnement dans lequel on se trouve. Il faudra juste gérer le problème de la (haute) réflectivité de la dalle OLED. Celle-ci ne plaide pas en faveur de l’utilisation du mode sombre d’Android, en raison des nombreux reflets qui sont visibles dans les zones sombres de l’affichage.

Enfin, des deux profils colorimétriques proposés dans les paramètres relatifs à l’affichage, c’est celui appelé Couleurs adaptatives qui offre les meilleures performances.
En effet, le Delta E moyen SDR y est mesuré à 3,58 (si on aurait préféré obtenir une valeur inférieur à 3, ce résultat n’est pas foncièrement mauvais) et de 6,96 en HDR. De son côté, la température moyenne des couleurs indique qua la colorimétrie est parfaitement neutre (6457 K).
Seule la reproduction des espaces colorimétriques BT709, DCP-P3 et BT2020 nous laisse quelque peu sur notre faim, avec des scores respectifs de 112 %, 75 % et 50 %. En effet, à l’heure actuelle, certains constructeurs proposent des smartphones dotés d’écrans pouvant afficher l’intégralité du gamut DCI-P3.
Tous ces résultats – quasiment identiques à ceux obtenus l’année dernière – montrent que le constructeur s’est contenté de réutiliser, sur le Pixel 11, l’écran qui équipait le pixel 10. Et même si ses performances sont plutôt satisfaisantes, on ne peut s’empêcher de penser que Google aurait pu faire un effort pour optimiser l’affichage, voire même – soyons fou ! – l’améliorer.

Performances
Depuis l’apparition de son premier processeur Tensor, il a été clairement indiqué que la puissance brute n’était pas la préoccupation principale de Google. C’est sans doute pourquoi le constructeur ne fournit jamais de détails sur sa structure interne (coeurs, fréquences, etc.). Et le nouveau processeur Google Tensor G6, présent au sein du Pixel 11 (et des trois autres Pixel de cette année), ne déroge manifestement pas à la règle.
On sait juste qu’il s’agit d’un modèle à sept cœurs (contre 8 pour les processeurs des autres constructeurs), dont un dit « hautes performances ». En revanche, le constructeur indique que le TPU (Tensor Processing Unit) de la puce, appelé partout ailleurs NPU (Neural Processing Unit), est 50 % plus rapide que l’ancien modèle. Mais, bien sûr, cette affirmation n’est pas facilement vérifiable.

Et, pour l’anecdote, contrairement aux soit disant fuites qui ont précédées le lancement de la série Pixel 11, le processeur Tensor G6 ne bénéficie pas d’un procédé de gravure en 2 nm signé TSMC. On reste bel et bien sur du 3 nm.
Bref, le constructeur jure que sa nouvelle puce est capable de réaliser plus rapidement les tâches faisant appel à l’IA, tout en consommant moins d’énergie, afin de maximiser l’endurance du smartphone.
Si on se contente d’analyser les résultats obtenus avec les différents benchmarks, on constate que le Tensor G6 est légèrement plus véloce que le Tensor G5 du Pixel 10. Ouf !
En revanche, le Tensor G6 a des performances (théoriques) très inférieures à celles de l’Exynos 2600 de Samsung, mais aussi à celles du Snapdragon 8 Elite de 2025 qui équipe le Honor 600 Pro.

Malgré cela, en pratique, il n’y a rien à redire en ce qui concerne le comportement du Pixel 11 lorsqu’il s’agit de réaliser les tâches de tous les jours (mail, réseaux sociaux, Web, guidage auto, retouche photo, etc.) ou celles liées à l’IA. On note qu’il faut toujours quelques secondes pour que le smartphones génère plusieurs images, à l’aide de l’IA, à partir d’une photo.
Le smartphone s’en sort aussi correctement si on décide de faire quelques parties de Fortnite. On bénéficie alors d’une assez bonne jouabilité, même si des à-coups viennent parfois perturber la fluidité des animations. De toute façon, le jeu ne veut pas aller au-delà des 60 images par seconde, même si le mode Affichage fluide (jusqu’à 120 Hz) est activé.

Ces à-coups peuvent s’expliquer par un throttling qui s’avère étonnamment élevé. En effet, quelques minutes de calculs intensifs suffisent pour voir les performances du processeur chuter de 40 % (voire plus si on persiste).
Pourtant, si l’élévation de la température s’avère indiscutable, elle n’est pas pour autant insupportable, ou du moins aussi élevée que sur certains smartphones Xiaomi (comme le Xiaomi 17) que nous avons pu tester dernièrement.
Logiciel
Google oblige, le Pixel 11 a l’avantage de fonctionner sous une version parfaitement épurée (aucun pourriciel) d’Android 17.
Petit regret, la fonction Pixel HiLight, dont nous avons déjà parlé au début de ce test, est réservée aux acquéreurs d’un Pixel 11 Pro.
La grosse nouveauté pour 2026 réside dans l’arrivée de Gemini Intelligence, qui permet à l’assistant intelligent de Google d’être accessible aux quatre coins du système d’exploitation, afin de proposer divers services contextuels.
Par exemple, la nouvelle fonction Rambler permet de nettoyer automatiquement les messages vocaux que l’on dicte, grâce à Gboard, dans toutes les applications de discussion, comme les SMS ou WhatsApp. Pratique, il supprime automatiquement les hésitations (les « heuuu ») et réécrit certaines phrases confuses, selon ce qu’a compris Gemini.
On retrouve également la traduction automatique : on parle en français, et le Pixel reformule si besoin le texte, en le traduisant au passage dans la langue désirée.

Dans Google Photos, il est possible de modifier ses photos très simplement, juste en disant à Gemini ce qu’on désire qu’il fasse, comme remplacer l’arrière plan ou ajouter des objets. Puis, très rapidement, plusieurs images apparaissent, montrant différentes possibilités.
La capture magique est une nouvelle fonction qui génère automatiquement plusieurs photos à partir d’une vidéo. Celles-ci sont sélectionnées (et optimisées) par l’IA en fonction de leur « importance ».
Le système est également en mesure d’appliquer des effets 3D aux images de la bibliothèque, afin d’obtenir des fonds d’écran (d’accueil et de verrouillage) animés.
Enfin, la panoplie des fonctions IA exploitée dans le module de retouche photo est toujours aussi complète. Ainsi, on y trouve la fonction Best Shot et le mode Top Shot (mode rafale automatique avec sélection de la meilleure photo).

Le module photo intègre également un coach photo, qui délivre divers conseils pour réaliser des prises de vue originales / réussies, et la fonction M’ajouter, pour que la personne qui prend la photo puisse aussi figurer sur l’image.
Sans oublier les traditionnels outils de retouche, comme l’optimisation automatique par IA de l’image, la gomme magique et le déplacement d’objet, l’amélioration de la netteté, etc.
Enfin, on bénéficie toujours, avec le Pixel 10, de l’assurance d’obtenir des mises à jour sur une période de 7 années. Avec Samsung, Google est le constructeur qui assure la plus longue pérennité du marché, pour l’OS et les fonctions de sécurité de ses smartphones.
Photo
Pour la photo, on reprend (quasiment) le même équipement que le Pixel 10 et on recommence. Le smartphone est donc toujours équipé de trois objectifs arrières, complétés par l’objectif frontal qui s’occupe des selfies. On retrouve ainsi les modules suivants :
- Grand-angle avec capteur de 48 mégapixels
- Ultra grand-angle avec capteur de 13 mégapixels
- Téléobjectif capable de réaliser un zoom optique 5x. Il est associé à un capteur de 10,8 mégapixels.
- Objectif frontal avec capteur de 10,5 mégapixels

Selon Google, le capteur grand-angle a été modifié pour le rendre plus sensible à la lumière. En pratique, est-ce que cela change quelque chose pour l’utilisateur ? Voyons ça.
Grand-angle
L’objectif principal du Pixel 11 a une focale équivalente à un 23 mm, avec une ouverture de f/1.7. Si son capteur a une définition de 48 mégapixels, les images – animées ou non – sont capturées par défaut en 4000 x 3000 pixels (et il n’est pas possible de shooter en 48 mégapixels).
Le nouveau capteur grand-angle est de plus grande taille que celui du Pixel 10 (1/1,56 pouce, contre 1/2 pouce). Cela lui permet, en théorie, d’être plus sensible à la lumière que son prédécesseur, ce qui permet d’obtenir des images de meilleure qualité lorsque les conditions d’éclairage ne sont pas idéales (en intérieur ou la nuit).
On note, en revanche, que le capteur demeure de plus petite taille que celui du Pixel 9 (1/1,31 pouce)


En pratique, les photos réalisées en plein jour sont précises, bien contrastées et avec des couleurs justes. Ce n’est pas une surprise, car, dans ce mode, le Pixel 10 s’était déjà illustré lors de notre test, l’année dernière.
Lorsqu’on utilise le mode Vision de nuit, il faut toujours rester le plus immobile possible, pendant les quelques secondes d’exposition, ce qui n’est pas l’idéal pour obtenir des clichés parfaitement nets. Encore une fois, on peut regretter que seuls les deux modèles Pro bénéficient d’une capture accélérée, avec un temps d’attente, lié à la durée accrue d’exposition, réduit.
En pratique, on constate que les scènes photographiées bénéficient d’une belle précision, avec une colorimétrie globalement réhaussée, par rapport à la réalité, et – donc – des détails assez bien visibles dans des zones qui devraient être normalement totalement plongées dans l’obscurité.
Le piqué des images n’est pas extraordinaire, si on affiche ces clichés sur un grand écran. Toutefois, cela n’est quasiment pas visible si on les regarde sur un smartphone.
Ultra grand-angle
Le mode Ultra grand-angle produit des images de bonne qualité. Celles-ci sont peu déformées sur les côtés. En revanche, comme souvent, les bords des photos souffrent d’une précision faiblarde. Rien de dramatique toutefois.
De nuit, les images sont beaucoup moins flatteuses. La précision est en chute libre et la plupart des clichés que nous avons obtenus se sont avérés flous.
Zoom
Le téléobjectif du Pixel 10 est capable d’effectuer un zoom optique 5x (c’était la nouveauté du Pixel 10). Ainsi équipé, on note que le Pixel 11 offre un plus gros facteur de grossissement que ses concurrents, qui se limitent à des zooms optiques 2,6x (Xiaomi 17), 3x (Samsung Galaxy S26) ou 3,5x (Oppo Reno 16 Pro). Récemment, il ne trouve que le Xiaomi 17T Pro avec une configuration similaire.

D’autre part, d’après Google, le Pixel 11 est capable de réaliser un zoom 10x de qualité optique. Après quelques séances photo intensives, on peut confirmer que les photos réalisées avec un zoom compris entre 5x à 10x sont d’excellente qualité.
Et même si ou pousse le zoom numérique en mode 20x, on bénéficie toujours d’images très bonne qualité, la plupart du temps.

Enfin, le zoom numérique maximal est désormais de 30x. Rappelons que le constructeur ne communiquait, l’année dernière, que sur un zoom numérique maximum de 20x. Depuis, ce dernier a sans doute peaufiné ses algorithmes d’optimisation d’images au point d’être satisfait de la qualité obtenue avec un zoom numérique un peu plus fort. Et force est de constater que certains résultats lui donnent raison, comme le montrent les exemples ci-dessous.
De nuit, si le zoom optique 2x délivre de bons résultats dans l’ensemble, la qualité du mode 5x dépend des conditions d’éclairage ambiantes. Il est tout de même préférable de visionner les photos sur un smartphone, afin que la baisse de la précision ne soit pas trop flagrante.
Selfie
Avec sa définition de 10,5 mégapixels, le capteur de l’objectif frontal capture des photos en 3648 x 2736 pixels.
En plein jour, les selfies s’avèrent précis à souhait. Les moindres apérités de la peau sont parfaitement visibles.


En cas de besoin, différentes options de retouche du visage permettent d’éliminer les cernes sous les yeux, de lisser la peau, de modifier l’aspect des sourcils, voire même d’éliminer purement et simplement certaines imperfections.








De nuit, si les selfies ne sont pas très détaillés, ils font néanmoins illusion sur un petit écran.

Macro
Pour les amateurs de très gros plans, le mode macro s’occupe de capturer des images, à l’aide de l’objectif et du capteur principal, avec zoom 2x ou 5x.
On ainsi la possibilité d’obtenir des images assez précises, si les conditions sont réunies (sujet immobile !).
Vidéo
Le Pixel 11 est capable de réaliser des séquences vidéo en 4K, avec 60 images par seconde. Le mode HDR 10 bits permet d’assurer une captation de qualité optimale dans les zones très éclairées, ou – au contraire – très sombres.
Le panneau Créateur regroupe diverses options, qui peuvent s’avérer pratiques pour les créateurs de contenus, comme le téléprompteur (le texte que vous désirer dire s’affiche à l’écran et se déroule en s’adaptant à votre rythme).
La stabilisation d’image standard est disponible lorsqu’on filme en 4K. En revanche, l’option Pro Stable Video, qui assure une stabilisation optimale même lorsqu’on se déplace rapidement, n’est disponible – en 4K / 60 ips – que sur les versions Pro du Pixel 11. Sur le modèle de base, cette option n’est proposée qu’en mode Full HD, avec 30 images par seconde.
Audio
Comme l’année dernière, les deux haut-parleurs du Pixel 11 délivrent une qualité audio plutôt basique. Le déficit en basses et le déséquilibre entre le haut-parleur situé près du port USB C (prépondérant) et celui placé en haut de l’écran (moins puissant) plaident en faveur de l’utilisation d’un casque Bluetooth.

Réseau et communication
Le Pixel 11 supporte deux cartes SIM 5G (une nano et une eSIM). Et, pour les transferts de données sans fil, on peut compter sur la compatibilité Wi-Fi 6E et Bluetooth 6. Le retour du Wi-Fi 7, qui équipait le Pixel 9 et qui avait disparu du Pixel 10, n’est donc pas d’actualité.
C’est dommage, car les smartphones dotés d’un autre processeur haut de gamme, comme le Xiaomi 17 (Snapdragon 8 Elite Gen 5) ou le Samsung Galaxy S26 (Samsung Exynos 2600), sont – eux – compatibles Wi-Fi 7.

Batterie
Avec sa batterie de 4985 mAh, le Pixel 11 marque une progression de 15 mAh par rapport à son prédécesseur. Autant dire rien ! Et cela est bien compréhensible, car Google exploite toujours la technologie lithium-ion originelle, sans Silicium.
C’est dommage, car rappelons que le récent Oppo Reno 16 Pro intègre – alors que son format est équivalent à celui du Pixel 11 – une batterie lithium-ion Si/C de 6000 mAh, et que le Xiaomi 17T Pro fait encore mieux, avec une batterie de 7000 mAh.

D’un autre côté, si le constructeur américain avait fait comme son concurrent coréen, Samsung, en utilisant cette nouvelle technologie (utilisée depuis assez longtemps par les fabricants chinois) sans augmenter la capacité de la batterie (ou réduire significativement le poids et l’épaisseur du smartphone), la déception aurait peut être été encore plus grande.
Si on utilise le test d’autonomie intégré à l’application PC Mark, tout d’abord avec un taux de rafraichissement fixe, de 60 Hz, puisque c’est le mode utilisé par défaut par Google, le smartphone fonctionne quasiment 14 heures, avant que le benchmark s’arrête (quand le niveau de la batterie atteint 20%) et que l’économiseur d’écran entre en action. Ce n’est pas terrible !
Si ces résultats ne sont pas très enthousiasmants, l’autonomie pour le streaming vidéo (250 nits, 60 Hz) est plus satisfaisante. En effet, celle-ci est d’un peu moins de 23 heures, puisque le niveau de la batterie a baissé, lors de notre test, de 35 % après avoir visionné 4 fois un film de 2 heures, en Wi-Fi, sur Netflix. Ce résultat place le Pixel 11 dans la moyenne actuelle (environ 24 heures).

Enfin, les options de recharge de la batterie du Pixel 11 sont quasiment les mêmes que celles du Pixel 10.
La charge filaire USB C PPS peut s’effectuer avec un adaptateur d’une puissance maximale de 30 W. Le constructeur annonce une recharge à hauteur de 55 % en seulement 30 minutes.
A l’aide de notre adaptateur Anker 140 W certifié Power Delivery 2, nous avons observé les niveaux de recharge suivants :
- 44 % en 30 minutes
- 80 % en 60 minutes
- 92 % en 75 minutes
Si on dispose d’un chargeur compatible Qi 2.2, la recharge peut être réalisée sans fil, avec une puissance maximale de 25 W. Cela constitue une amélioration par rapport aux 15 W supportés l’année dernière par le Pixel 10.
On note que les deux modes de recharge du Pixel 11 sont légèrement plus véloces que ceux du Samsung Galaxy S26 (25 W en mode filaire et 15 W sans fil). En revanche, certains smartphones chinois, comme le Honor 600 Pro ou le Xiaomi 17T Pro, supportent des modes de recharge nettement plus rapides (respectivement 80 W / 50 W et 100 W / 50 W).

Prix et disponibilité
Le Pixel 11 existe en deux versions, dotées de 12 Go de mémoire. La première, qui comporte 256 Go d’espace de stockage, est proposée à 999 €. La seconde, dotée de 512 Go de stockage, est vendue 1129 €.
La seule offre de lancement proposée par Google n’est pas très avantageuse. Elle permet de bénéficier d’un prix réduit, de 90 €, si on achète la montre Pixel Watch 5 en même temps que le smartphone (son prix passe de 519 € à 439 €).
On note donc que le Pixel n’est pas proposé en version 128 Go, comme le Pixel 10 et que son prix – pour la version dotée de 256 Go de stockage – est celui auquel fut lancé le Pixel 10 l’année dernière.
Rappelons, en outre, que les deux autres smartphones haut de gamme au format 6,3 pouces qui peuvent concurrencer directement le Pixel 11 sont commercialisés aux prix suivants :
- Xiaomi 17 : 1003 € (12 Go / 256 Go)
- Oppo Reno 16 Pro : 899 € (12 Go / 512 Go)





















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