
On aurait pu croire que BYD traversait une mauvaise passe. Et c’était effectivement le cas. Pendant 8 mois consécutifs, les ventes mondiales de la marque de Shenzhen ont marqué le pas, principalement sur le marché chinois, où la concurrence interne est féroce et les marges sous pression.
Mais mai 2026 semble avoir remis les compteurs à zéro : 383 000 véhicules vendus au total, dont plus de 160 000 hors de Chine, un record pour la marque.
Ce résultat à l’export représente une progression de 80 % sur un an. C’est significatif, mais rappelons que BYD part d’une base encore modeste comparée aux géants historiques que sont Toyota ou encore Volkswagen, et ces pourcentages flatteurs sont aussi le reflet d’un effet de rattrapage — même si en Europe, BYD a déjà dépassé Tesla en volumes en 2025.
Reste que la dynamique est là, et qu’elle se confirme marché après marché, dont la France, comme l’a révélé le constructeur via un communiqué de presse.
La France, nouveau terrain de jeu favorable
Sur le marché français, BYD affiche 8 780 immatriculations depuis janvier 2026, en hausse de 81 % par rapport à la même période l’an dernier. La part de marché globale de la marque atteint 2 % en mai, un record pour elle dans l’Hexagone.
Ce sont des chiffres encore modestes en valeur absolue, mais la trajectoire reste très forte et il a fallu beaucoup plus d’années à certains constructeurs pour atteindre une part de marché similaire.

Outre ces chiffres, BYD a aussi visé juste. En mai, l’Atto 2 DM-i et le Sealion 5 DM-i ont occupé respectivement la première et la deuxième place des ventes d’hybrides rechargeables en France, devant des mastodontes comme le Peugeot 3008 ou encore l’Audi Q3.
Résultat : BYD s’est retrouvé numéro un du segment sur le mois, avec 1 745 véhicules immatriculés. Sur l’ensemble de l’année, la marque pointe à la deuxième place du marché des PHEV, contre une neuvième place à la même période en 2025.
Une gamme qui s’étoffe, entre promesses et inconnues
L’une des forces actuelles de BYD, c’est l’élargissement progressif de sa gamme. L’Atto 2 DM-i, proposé à partir de 26 990 euros, affiche 90 km d’autonomie électrique et plus de 1 000 km en combiné.
Le Sealion 5 DM-i, lui, s’adresse davantage aux familles avec un positionnement à 30 990 euros. Depuis le début de l’année, l’Atto 2 DM-i cumule 1 681 immatriculations, talonné par le Seal U DM-i avec 1 341 unités.

Et tout va s’accélérer dès le mois de juin avec la Dolphin G DM-i, une citadine hybride rechargeable promettant plus de 1 000 km d’autonomie combinée et annoncée à un tarif inférieur à celui de l’Atto 2.
Si BYD tient ses engagements tarifaires (ce qui n’est jamais acquis, entre les délais d’homologation et les droits de douane européens en vigueur), cela pourrait redistribuer quelques cartes sur le segment des petites voitures électrifiées, encore peu concurrentiel.
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