Si l’USB n’était pas réversible, c’était une question de prix (et de concurrence avec Apple)

 

L’un des plus gros problèmes du connecteur USB avant l’arrivée de l’USB-C était son incapacité à être réversible. Selon son créateur, ce n’était qu’une raison de coûts, afin de concurrencer Apple.

Le connecteur USB est devenu un vrai mème au fil du temps en raison des difficultés rencontrées par certains pour le brancher. Cela vous est-il déjà arrivé de retourner plusieurs fois votre câble pour réussir à le brancher dans le port adéquat ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul. Plus de 20 ans plus tard, son créateur explique pourquoi.

Ajay Bhatt, qui menait le projet chez Intel lors de la création du standard, s’est confié à NPR.org sur le sujet. « La réversibilité est le plus gros problème [de l’USB] », affirme-t-il, expliquant que le choix d’un connecteur rectangulaire a été préféré afin de minimiser le nombre d’erreurs en comparaison d’une prise ronde. « Avec le recul, ce n’était pas aussi simple que ça aurait dû l’être », confesse-t-il.

Le réversible deux fois plus cher

Toutefois, un connecteur capable de se brancher dans les deux sens, comme le fait aujourd’hui l’USB-C, aurait nécessité deux fois plus de câbles et de circuits, ce qui aurait bien évidemment doublé le prix de ce standard.

« Seulement deux sens pour l’insérer, nécessite toujours trois essais »

Rappelons qu’à l’époque, l’USB cherchait à remplacer nombre de ports Série et Parallèles. Plus encore, le consortium composé de plusieurs partenaires industriels devait convaincre les entreprises d’informatique d’adopter ce standard plutôt que le FireWire d’Apple, plus rapide, mais également plus cher.

Aujourd’hui, la question ne se pose plus puisque les principaux standards sont désormais réversibles, mais l’USB-A et le micro-USB type B restent encore aujourd’hui très utilisés, que ce soit sur les ordinateurs et les accessoires pour le premier, et sur les smartphones d’entrée et de milieu de gamme pour le second.

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