« Les retours sont extraordinaires » : Air France ne jure plus que par Elon Musk pour son Wi-Fi à bord

 
Entre l’idéologie et l’expérience client, Air France a choisi son camp. En déployant massivement Starlink, la compagnie s’offre une connexion haut débit là où les solutions européennes plafonnent.
Source : Frandroid

On peut détester le personnage d’Elon Musk, s’inquiéter de l’hégémonie de ses satellites ou pester contre le manque de patriotisme industriel. Mais quand vous êtes assis dans un siège au-dessus de l’Atlantique, la seule chose qui vous importe, c’est de savoir si votre flux vidéo va charger. Et sur ce point, Air France vient de poser ses cartes sur la table.

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Ben Smith, le directeur général d’Air France-KLM, s’est montré très clair ce vendredi 20 février : le déploiement de Starlink avance à une vitesse folle. Environ 35 % des appareils sont déjà équipés. L’objectif ? Que la totalité de la flotte, y compris les avions régionaux de Hop, soit connectée d’ici la fin de l’année 2026. Pour les passagers membres du programme Flying Blue, ce sera gratuit.

Starlink : un saut technique

Le problème avec le Wi-Fi en avion, c’était la latence. Les anciens systèmes reposaient sur des satellites en orbite géostationnaire, situés à 36 000 km de la Terre. Cela fonctionne, mais avec un ping catastrophique et un débit partagé entre 300 passagers qui rendaient la moindre consultation d’e-mail laborieuse. Starlink, c’est une constellation de milliers de petits satellites en orbite basse, à environ 550 km.

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La différence ? Elle est monumentale. On passe d’une connexion « de secours » à un véritable haut débit capable de supporter du streaming 4K, du jeu en ligne ou des appels visio sans coupure. Ben Smith, le patron d’Air France, ne mâche pas ses mots : « C’est beaucoup plus rapide, beaucoup plus fort. » Et il a raison. En interne, la compagnie justifie ce choix par l’absence d’alternative crédible. L’européen Eutelsat, malgré ses efforts, n’est pas encore capable de proposer une densité de couverture et une simplicité d’intégration comparables à la solution de SpaceX.

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Ce n’est d’ailleurs pas un cas isolé. British Airways, Qatar Airways, Lufthansa, Swiss, Brussels Airlines, ITA, Austrian Airlines, ou encore Virgin Atlantic ont toutes fini par signer chez Elon Musk.


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