
Vous avez déclaré vos revenus en ligne et repéré une erreur sur votre avis d’impôt ? Le service de correction en ligne de la DGFiP est ouvert depuis le 29 juillet et ferme le 30 novembre 2026 inclus. Après cette date, il faudra déposer une réclamation, possible jusqu’au 31 décembre 2028 pour l’impôt sur les revenus 2025. Mieux vaut corriger soi-même. Quand on rectifie spontanément, les intérêts de retard (0,20 % par mois) sont divisés par deux, contre une baisse de 30 % seulement une fois un contrôle engagé.
Tout se passe dans votre espace Finances publiques, avec le bouton « Accéder à la correction en ligne ». En revanche, la situation de famille, l’état civil et l’adresse ne se modifient pas en ligne, il faut passer par une réclamation depuis la messagerie sécurisée. Comme pour toute déclaration, le fisc peut demander des précisions sur la correction, voire la refuser.
Si vous avez déclaré depuis l’application impots.gouv, la correction y est aussi proposée depuis le 29 juillet. C’est aussi le cas si vous avez bénéficié de la déclaration automatique.
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Si vous avez rempli une déclaration papier, en revanche, le service de correction en ligne ne vous est pas ouvert et il faut passer par une réclamation.
Pour savoir quoi vérifier, Bercy tient une foire aux questions sur la déclaration.


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Comptes étrangers, cryptos, dividendes : les oublis qui coûtent cher
Pour les particuliers qui investissent en bourse ou en cryptomonnaies, certains oublis reviennent souvent. Ce sont aussi ceux que le fisc repère le plus facilement. Voici quelques exemples.
Un compte à l’étranger non déclaré. Un compte chez un courtier ou une néobanque étrangers, sur une plateforme crypto ou une assurance-vie souscrite hors de France doit être signalé avec le formulaire 3916 (3916-bis pour les cryptos). Sans cela, l’amende est de 1 500 euros par compte et par an, 750 euros pour un compte crypto de moins de 50 000 euros.
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Flat tax ou barème : le bon choix. Par défaut, vos dividendes et vos plus-values sont taxés à un taux fixe, la « flat tax ». Vous pouvez choisir à la place d’être imposé selon votre tranche d’impôt habituelle. C’est souvent plus avantageux si vous êtes peu ou pas imposable (tranches à 0 % ou 11 %), d’autant que dans ce cas seuls 60 % de vos dividendes sont taxés. Attention, c’est tout ou rien : le choix s’applique à tous vos revenus de placement de l’année (dividendes, intérêts, plus-values). Mieux vaut donc comparer les deux avant de cocher la case. Pour les cryptos, il existe une option similaire, mais elle se choisit à part.

Des moins-values non déclarées. Une perte sur des actions vient réduire les plus-values imposables : d’abord celles de la même année, puis, s’il reste un solde, celles des dix années suivantes. Par exemple, une moins-value de 2 000 euros déclarée en 2025 permet de n’être imposé que sur 1 000 euros si l’on réalise 3 000 euros de plus-value en 2026. Encore faut-il l’avoir déclarée l’année de la perte, sinon elle est perdue. Ce report n’existe pas pour les cryptos : une perte ne peut effacer que des gains de la même année.
Les dividendes étrangers taxés deux fois. Si vous touchez des dividendes d’une entreprise étrangère, le pays d’origine en prélève souvent une partie au passage (en général 15 % pour les États-Unis par exemple). Pour éviter que vous payiez l’impôt deux fois, la France accorde dans la plupart des cas un crédit d’impôt qui compense ce prélèvement. Mais il n’est pas automatique : il faut le demander dans votre déclaration, sinon vous êtes taxé à la fois à l’étranger et en France.
Les comptes crypto oubliés seront aussi plus faciles à repérer. Avec la directive européenne DAC8, les plateformes de cryptomonnaies collectent depuis le 1er janvier 2026 les informations sur les comptes et les transactions de leurs clients. Le fisc français les recevra à partir de 2027, y compris pour les comptes détenus à l’étranger.
Plusieurs services proposent d’automatiser ces calculs, comme DeclarAid, une plateforme française qui a contacté Frandroid à ce sujet. Une aide précieuse pour celles et ceux qui craignent de mal s’y prendre, mais attention : ces outils ne remplissent pas la déclaration à votre place. Les montants restent à reporter vous-même sur impots.gouv.fr.

DeclarAid propose aussi depuis peu une offre destinée aux professionnels.
Les contrôles du fisc renforcés par l’IA
Le fisc s’appuie de plus en plus sur l’IA pour choisir qui contrôler. Dans son bilan du contrôle fiscal publié le 7 avril 2026, Bercy indique que plus de 54 % des dossiers visant des particuliers ont été orientés par l’intelligence artificielle en 2025. Particuliers et entreprises confondus, un montant record de 17,1 milliards d’euros a été réclamé, presque 3 % de plus qu’en 2024.
Ces 17,1 milliards correspondent aux sommes notifiées. Le fisc en a réellement encaissé 11,4 milliards en 2025, et Bercy attribue 2,8 milliards d’euros recouvrés au recours à l’IA.
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