
Dans la nuit du 2 juillet, Amazon a envoyé 29 satellites de plus depuis Cap Canaveral. Le total grimpe à 396 engins en orbite pour son projet d’internet par satellite, désormais baptisé Leo (l’ancien Project Kuiper). L’entreprise estime que ce chiffre suffit pour un service de base continu, mais réservé à certaines latitudes.
Leo veut faire la même chose que Starlink : fournir un accès internet haut débit là où la fibre et la 4G ne vont pas, via une constellation de satellites en orbite basse. Amazon prépare le terrain depuis des années. On vous parlait déjà en 2025 du premier lancement des satellites Kuiper, après plusieurs reports.


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Un service qui démarre, mais avec des trous
Les premiers utilisateurs ne doivent pas s’attendre à une couverture nationale. Comme le rapporte Space News, la disponibilité sera limitée à certaines zones au départ, avec un service irrégulier tant que d’autres satellites ne sont pas ajoutés. D’après les simulations d’analystes, un utilisateur situé aux latitudes moyennes et nord des États-Unis peut aujourd’hui se connecter environ 94 % du temps. Amazon tablait au départ sur 578 satellites pour couvrir correctement ce couloir : la marque pourrait donc réduire la zone géographique des essais pour tenir cet objectif.
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Ce lancement referme aussi une page de l’histoire spatiale. La fusée Atlas V a emporté sa dernière charge de satellites. En service depuis 2002, elle a décollé 110 fois. Les six exemplaires restants sont réservés au programme Starliner de Boeing.
Face à Starlink, Amazon part de très loin
Le rapport de force est net. Starlink, le service de SpaceX, a lancé sa version bêta en 2020 avec un peu moins de 900 satellites. Il en exploite aujourd’hui plus de 10 000. Amazon, avec ses 396 unités, en est au tout début. La bonne nouvelle pour la marque de Jeff Bezos : ses satellites Leo tournent un peu plus haut, à plus de 600 kilomètres d’altitude, ce qui permet à chaque engin de couvrir une zone plus large.
Amazon investit aussi au sol. L’entreprise construit des stations d’antennes et des centres de données un peu partout pour ramener le signal des satellites vers l’internet terrestre. Les récepteurs destinés aux clients se veulent compacts et simples à installer. Reste une inconnue de taille : le prix du matériel, qu’Amazon n’a pas encore communiqué.
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