
Il y a quelques mois, Google était autorisé à garder Chrome et Android sous son ombrelle à l’issue d’un procès risqué. Cette fois, c’est l’activité publicitaire du géant de la recherche, qui était menacée par un autre procès, que l’entreprise est parvenue à conserver.
Comme l’explique Bloomberg, une décision rendue le 2 septembre 2026 par la juge Leonie Brinkema autorise Google à garder le contrôle sur ses services DoubleClick, dédiés à l’achat et à la vente de publicités. Ce faisant, Google évite une nouvelle fois une menace de démantèlement de son empire.
Statu quo ou presque
Après une demande de scission de la très lucrative activité de vente de publicités de l’entreprise par le ministère de la Justice étasunien, la justice est donc allée dans le sens de Google, demandant simplement à l’entreprise de faire quelques ajustements sur son outil.
Plutôt que de rendre cette partie du business complètement indépendante, Google devra juste s’assurer que son service est bien interopérable avec ceux de la concurrence. Il se pourrait que d’autres contraintes soient imposées à l’entreprise (comme l’interdiction de mettre en avant ses propres services ou l’obligation d’ouvrir l’accès aux données), mais les détails exacts du jugement ne sont pas encore connus.
Dans une déclaration à l’AFP, Lee-Anne Mulholland, vice-présidente de Google chargée des affaires réglementaires, s’est dite « très satisfaite » de cette décision qui permettra à l’entreprise de continuer à proposer « des outils qui aident les petites entreprises à croître en touchant de nouveaux clients ». Fait rare, même le ministère de la Justice n’est pas complètement frustré par cette décision, saluant le fait que la cour ait imposé « des mesures correctives substantielles » tout en se gardant le droit quand même de donner « toutes les suites possibles » à cette décision.
Des menaces en Europe
Après un premier démantèlement évité en septembre dernier, voilà donc que Google retrouve de nouveau la justice de son côté quelques mois plus tard. La firme paraissait pourtant cernée de tous côtés en fin d’année 2025, mais la justice en a décidé autrement dans une série de jugements qui risque de faire jurisprudence pour les autres tentatives à venir de démantèlement des entreprises technologiques.
Pour aller plus loin
L’Europe s’attaque de nouveau à Google, au risque d’envenimer les relations avec Donald Trump
Reste que la firme est encore sous l’œil inquisiteur de la Commission européenne pour les mêmes raisons. À voir si le Vieux Continent parviendra à aller plus loin que son voisin transatlantique.
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