
À peine la dernière amende digérée que voilà qu’une autre se profil à l’horizon. Google et son business seraient de nouveau dans le viseur de l’Union européenne, croit savoir Bloomberg. Cette fois-ci, ce serait en raison de suspicion de manipulation concernant le coût des publicités dans son moteur de recherche.
Bruxelles suspecte le géant « d’augmenter artificiellement » le prix moyen des enchères publicitaires « au détriment des annonceurs », avance une lettre envoyée aux entreprises concernées. Un nouveau front dans l’offensive contre les Big Tech qui pourrait compliquer les relations transatlantiques.
Quasiment 10 milliards d’amende en 8 ans
Si Google est reconnu coupable de manipulation sur le marché de la publicité en ligne, l’entreprise risque une amende allant jusqu’à 10 % de son chiffre d’affaires annuel mondial. Une de plus, après celle de 4 milliards en 2018, de 2 milliards en 2021 et de 3 milliards en 2025. De quoi atteindre quasiment 10 milliards d’euros d’amendes en quelques années à peine. Joli record.
L’enquête semble pour le moment en être à ses balbutiements, mais les firmes lésées sont encouragées à donner leur avis sur le comportement de Google sur plusieurs marchés publicitaires en ligne, ce qui pourrait donner naissance à une enquête massive et protéiforme sur la source de revenus principale de Google.
Cette nouvelle enquête s’ajoute à celle déjà en cours sur le fonctionnement du Play Store, du moteur de recherche et sur l’utilisation des données personnelles par son IA générative Gemini. Des accusations similaires avaient aussi été soulevées aux États-Unis récemment.
L’entreprise se défend en affirmant que « les prix sont déterminés par une enchère en temps réels conçue pour montrer aux utilisateurs les publicités les plus pertinents, en tenant compte de facteurs tels que la concurrence entre annonceurs et la qualité des publications ».
De quoi mettre Trump en colère ?
Si amende il y a, cela pourrait bien tendre encore plus les relations avec l’administration de Donald Trump, qui accuse déjà l’Union européenne de discriminer les entreprises étasuniennes à coup de législation et de contravention en tout genre.
Pour aller plus loin
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