C’est désormais officiel : Huawei (et Honor donc) ne peut plus utiliser Android avec les services Google, et devra forcément passer par l’AOSP pur. Pour nous autres utilisateurs, ce n’est toutefois pas nécessairement une fin en soi.

La confrontation entre le gouvernement américain et les entreprises chinoises, qui sont cristallisées par Huawei devenu l’exemple type, a connu un énorme rebondissement ce week-end. Huawei est désormais officiellement banni de la moindre interaction avec les entreprises américaines, Google compris.

Aussi, Huawei et Honor ont perdu leur licence Android et ne pourront plus utiliser les services Play et le Play Store sur leurs prochains smartphones. Fort heureusement, les smartphones déjà sortis continueront de profiter des mises à jour de sécurité. Mais qu’en est-il de l’avenir ?

Les GApps existent toujours

La communication officielle du constructeur en la matière l’indique : Huawei sans Google mais toujours sous Android, c’est tout à fait possible, et ce grâce à l’AOSP qui n’est pas comprise dans le bannissement. Cela veut dire que l’on pourrait profiter à l’avenir d’un OS alternatif basé sur Android AOSP, mais qui n’aurait pas les services Google intégrés.

Cela veut-il forcément dire qu’il sera impossible pour nous autres consommateurs d’en profiter ? Absolument pas. Depuis des temps immémoriaux, cette possibilité est fournie par le biais de ce que l’on appelle « GApps ».

GApps est un paquet créé par les développeurs de la scène ROM custom afin de permettre d’installer facilement tous les services Google dont on a l’habitude en tant qu’utilisateurs européens. Avant l’arrivée de Xiaomi en France, il s’agissait de la manière principale de retrouver ces services sur les smartphones produits par la firme chinoise.

Huawei doit rouvrir les portes

Problème étant que pour pouvoir les installer, il faut pouvoir installer un Recovery suffisant à les installer. Et pour cela, il faut déverrouiller son bootloader.

Or, Huawei a fermé le déverrouillage du bootloader de ses smartphones depuis 2018. Si la situation avec le gouvernement américain n’évolue pas et que le déploiement de son propre OS finit par être à l’ordre du jour, on espère que le constructeur chinois redonnera aux utilisateurs cette possibilité.

Avec celle-ci, retrouver les services Google ne serait pas très compliqué, et les utilisateurs pourraient ainsi aisément contrebalancer les pertes de cet événement politique. Si les conditions légales d’un tel geste restent difficiles à déterminer, elles offrent de l’espoir en l’avenir.

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