Alors que Huawei est en lutte contre le gouvernement américain, l’Allemagne a mis fin mot au débat. Les équipements réseau 5G de Huawei seront autorisés dans le pays, mais seront plus contrôlés.

Le gouvernement américain a peur que Huawei puisse utiliser son activité d’équipementier réseau pour espionner le pays. Même si le gouvernement Trump n’a produit aucune preuve en ce sens, il a intégré le constructeur chinois à son Entity List, qui a largement impacté son activité de fabricant de smartphones.

Aux États-Unis, Trump veut redonner du pouvoir aux concurrents de Huawei comme Ericsson et Nokia. En Europe, Qualcomm ne s’inquiétait pas d’un retard du déploiement 5G, mais certains pays de l’Union européenne commençaient également à émettre des doutes sur les intentions de l’acteur chinois. L’Allemagne en faisait partie.

L’Allemagne ne bannira pas Huawei

Aujourd’hui, comme le rapporte Reuters, ces débats n’ont plus lieu : nos amis germaniques ne fermeront pas la porte aux équipements de Huawei. Le porte-parole du gouvernement Steffen Seibert a déclaré : « nous ne prendrons pas de décisions préventives de bannir n’importe quel acteur, n’importe quel constructeur ».

Le débat lancé par les États-Unis a eu des répercussions. L’Allemagne a adopté une nouvelle loi faisant que les équipements adoptés par les opérateurs locaux devront passer par de nouveaux tests de sécurité du gouvernement. Ces règles font suite à de nouvelles directives de l’Union européenne, qui a prévenu les pays membres des risques accrus de cyberattaque avec le déploiement de la 5G.

Reste que nombreux ont été les acteurs à se soulever face à un potentiel bannissement, argumentant que celui-ci forcerait un retard de plusieurs années. L’Europe est après tout déjà en retard sur de nombreux pays asiatiques à l’heure actuelle.

En tant que consommateurs, impossible de se plaindre d’une sécurité accrue de notre futur réseau dès son déploiement.

Réseau 5G : tout ce qui va changer, quels usages et pourquoi la technologie est importante