Avec ses nouveaux processeurs de bureau, Intel resterait plus cher qu’AMD

La bataille des prix pourrait continuer de sourire aux rouges...

 

Intel s'apprête à lancer ses nouveaux processeurs de bureau Comet Lake-S. Toujours gravés en 14 nm ces derniers laissent cette semaine entrevoir ce que pourraient être leurs prix... et AMD semble bien parti pour continuer à se frotter les mains.

Crédit : Christian Wiediger / Unsplash

Conjoncture compliquée que celle que traverse Intel pour le lancement de ses nouveaux processeurs de bureau Comet Lake-S. Toujours gravés en 14 nm, ces derniers doivent arriver sur le marché prochainement, avec un lancement pressenti fin avril et une disponibilité globale attendue plutôt sur les derniers jours du printemps ou les premières heures de l’été en fonction des conditions sanitaires.

Mais au-delà de ce créneau de lancement loin d’être idéal au regard du report récent du Computex (désormais décalé en septembre), Intel aura surtout pour lourde tâche de rendre attractifs des processeurs qui, au moins sur le papier, ne le sont pas tellement — car trop proches des actuelles puces de neuvième génération. Pour pallier ce surplace technologique, un rabotage des tarifs aurait pu être salvateur afin de titiller plus efficacement les processeurs Ryzen 3000 d’AMD gravés en 7 nm. D’après les premières informations en provenance de Twitter, il n’en serait rien.

AMD pourrait conserver son argument tarifaire

Relayé par Inpact Hardware, un tweet de @momomo_us, souvent bien renseigné, nous permet d’avoir un premier aperçu des tarifs canadiens des prochains CPUs de bureau haut de gamme d’Intel. On apprend ainsi que le Core i7-10700 (8 cœurs / 16 threads cadencés entre 2,9 et 4,8 GHz) serait attendu à 506 dollars canadiens (soit près de 400 euros TTC), tandis que les Core i7-10700K (8 c/16 t à 3,8/5,1 GHz) et i9-10900 (10 c/20 t à 2,8/5,2 GHz) s’afficheraient respectivement à 585 et 679 dollars canadiens (soit 462 et 536 euros TTC).

En dépit d’une légère baisse de prix des modèles Intel à 8 cœurs, ces trois processeurs resteraient donc vendus à des tarifs équivalents, voire supérieurs à ceux pratiqués actuellement chez AMD. Le Ryzen 7 3800X (8 c/16 t à 3,9/4,5 GHz) reste en effet vendu en France sous la barre des 430 euros, tandis que le Ryzen 9 3900X (12 c/24 t à 3,8/4,6 GHz) se monnaye à moins de 515 euros dans l’Hexagone. AMD conserverait donc un petit avantage, qu’il pourrait par ailleurs choisir d’accroître en baissant légèrement ses prix avant l’arrivée de ses puces Ryzen de quatrième génération, attendues durant l’automne selon les rumeurs, en même temps que de nouvelles cartes graphiques Radeon.

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