L'association de défense des consommateurs demande que Nintendo remplace désormais gratuitement les manettes de la Switch atteintes du « joy-con drift » et annonce qu'elle pourra agir en justice.

La Nintendo Switch

Ce mardi, l’association de défense des consommateurs UFC Que Choisir a annoncé mettre en demeure Nintendo de proposer une réparation gratuite des Joy-Con. Les manettes de la Nintendo Switch sont en effet fréquemment victimes d’un bug appelé « joy con drift » que l’association qualifie d’obsolescence programmée.

Dans son communiqué annonçant cette mise en demeure, l’UFC Que Choisir explique que « plusieurs témoignages ont porté à [son] attention une grosse défaillance du joystick directionnel. Ces pannes apparaissent quelques mois après l’achat, quel que soit le profil du joueur (âge, fréquence d’utilisation, etc) ».

Un remplacement qui coûte 45 euros hors garantie

Nintendo est bien conscient des pannes des manettes de la Nintendo Switch et le constructeur japonais propose deux options aux victimes de ce bug. En cas de couverture de la garantie, jusqu’à deux ans après l’achat, le constructeur répare gratuitement les manettes (ou les remplace). Après ces deux ans, la réparation coûte 45 euros, comme ont pu le constater nos collègues de Numerama.

« Nintendo ne semble pas favoriser la réparation de sa manette. […] Elle ne semble pas vouloir mettre en œuvre de solution technique car il apparaît que certains modèles de Switch Lite souffrent déjà de cette panne, alors que la console n’a été lancée qu’en septembre 2019 », déplore l’UFC Que Choisir. Pour l’association française, ces pratiques visent clairement à rendre rapidement obsolètes les manettes pour qu’elles soient réparées au prix fort.

L’UFC Que Choisir y voit donc un signe d’obsolescence programmée de la part de Nintendo et s’appuie donc sur la loi de juillet 2015 pour mettre en demeure le constructeur de réparer gratuitement les manettes défectueuses. L’association annonce qu’elle n’hésitera pas à agir en justice si Nintendo ne réagit pas.