Test de l’Oculus Quest 2 : l’atout ultime de la réalité virtuelle

Casque VR • 2020

L'Oculus Quest 2 a été annoncé en septembre 2020. Successeur du Quest, il est équipé d'un Quelcomm Snapdragon XR2, de 6 Go de RAM et de deux stockages de 64 Go ou 256 Go. Il offre un taux de rafraîchissement maximal de 90 Hz. Il est possible de l'utiliser sans fil avec des applications autonomes ainsi que pour des objectifs de fitness ou un outil de travail virtuel. Vous pouvez également le brancher à votre PC pour jouer à des jeux gourmands en VR.

 

Introduction

Après une première version sortie au printemps 2019 et saluée pour sa proposition autonome débarrassée de tout fil, l’Oculus Quest 2 est arrivé fin 2020. Une promesse identique, mais un bond en avant en matière de puissance et de possibilités. De quoi devenir le meilleur rapport qualité-prix du secteur ? Notre réponse.

Source : Frandroid / Arnaud GELINEAU

Source : Frandroid / Arnaud GELINEAU

L’Oculus Quest 2 reprend l’héritage du premier modèle et de la lignée des casques de réalité virtuelle de la firme Oculus VR, pionnière en son genre. Mais à la différence des premiers modèles ou de la concurrence actuelle, l’Oculus Quest 2 est un système autonome de réalité virtuelle, comme son aîné. Cela signifie que vous pouvez l’utiliser sans devoir trimballer un ordinateur pour le raccorder ou tout autre appareil (smartphone, console, etc.). Une moindre gêne aussi pour se mouvoir. Cela se fait-il au détriment de l’expérience ou de la puissance ? On vous dit tout.

Fiche technique de l’Oculus Quest 2

Ce casque de réalité virtuelle nous a été prêté par la marque.

Qu’est-ce qu’un casque de réalité virtuelle ?

La première fois, cela fait souvent peur de voir des personnes, casque sur la tête, virevoltant dans tous les sens, armés d’étranges manettes, sans vraiment comprendre ce qu’elles sont en train de faire. Bienvenue dans la réalité virtuelle ! Ce casque est votre passeport vers un Nouveau monde. Il va proposer des expériences de jeu, de découverte, mais aussi de loisir comme des concerts ou des spectacles, vous permettre de visionner vos contenus vidéo ou photo dans un univers qui vous est propre. Il suffit de l’enfiler.

Certes alors coupé du monde extérieur, pris dans une virtualité, mais pas tout à fait. Car certaines expériences permettent aussi d’interagir avec vos amis qui ne sont pas à côté de vous, à travers du jeu en ligne ou pour regarder un film ensemble, discuter…

Source : Frandroid / Arnaud GELINEAU

Source : Frandroid / Arnaud GELINEAU

Plus compact et plus léger, mais avec quelques regrets

Par rapport à la première mouture sortie au printemps 2019, le casque, devenu blanc, a été redessiné pour être optimisé. Même l’emballage du produit a été bouleversé… Il contient toujours le Quest 2, deux contrôleurs Touch, un socle d’espacement pour lunettes à fixer sur le casque, ainsi qu’un câble USB-C d’un mètre pour recharger l’appareil.

Les emballages des casques de réalité virtuelle Oculus Quest

Les emballages des casques de réalité virtuelle Oculus Quest // Source : Frandroid / Melinda DAVAN-SOULAS

Première surprise, le système d’attaches a fortement changé. Le côté un peu plus rigide de la première version, notamment au niveau de la fixation autour de la tête, a laissé sa place à une large bande élastique de trois branches ajustable à l’arrière pour resserrer, avec le scratch sur le dessus pour gérer la profondeur. L’élastique part des deux branches en plastique latérales plus rigides. Ce choix n’est pas forcément pour le mieux.

Si, sur le dessus, cela ne change guère, l’abandon des scratches latéraux rend l’ajustement du casque moins évident en solo. Ce n’est pas forcément facile de trouver les bons réglages de la réglette pour le tour de tête et, mal ajusté à votre crâne, le casque aura tendance à beaucoup peser sur l’avant et à vous fatiguer. C’est l’un des changements induits par le nouveau design qui n’est pas pour le mieux, même si le poids a été revu à la baisse (503 g tout de même, 68 g de moins que le précédent). Il faut plusieurs utilisations pour s’y faire et, aussi, pour que l’élastique s’ajuste à votre tête.

Oculus a tout prévu et, si vous êtes gêné par la nouvelle attache, vous pouvez vous rabattre sur la sangle Elite Strap qui propose tout un système à clipser sur le casque, dont une molette à l’arrière qui ajuste bien mieux les réglages. Mais avec un coût supplémentaire (49 euros).

de parfaitement délimiter la zone grâce aux contrôleurs (ou avec vos mains, mais c'est un peu moins pratique).

La sangle Elite Quest 2 pour mieux fixer le casque de réalité virtuelle // Source : Oculus

Côté aspect extérieur, on retrouve une forme similaire et, en effet, un peu plus compacte qui le rend aussi plus élégant, avec une bonne finition des matériaux. L’Oculus Quest 2 affiche 191,5 x 102 x 142,5 mm (sangle repliée) quand la première version était de 193 x 105 x 222 mm avec ses branches.

On trouve quatre capteurs sur l’avant du casque qui vont scanner en permanence l’environnement et vous permettre de vous repérer, tout en évitant les obstacles. Il y a également une prise jack pour brancher vos écouteurs sur le côté gauche, juste à côté du port USB-C repositionné à l’horizontale sous l’attache, ce qui s’avère moins gênant pour connecter le câble Oculus Link (voir plus bas) ou recharger le casque. À droite, on trouve le bouton de mise en marche et, en dessous, deux micros ainsi que la touche pour le volume.

Source : Frandroid / Arnaud GELINEAU

Source : Frandroid / Arnaud GELINEAU

Les accessoires

Les manettes Touch ont été totalement repensées. Elles sont plus ergonomiques et agréables en main. Elles se rapprochent du design des manettes Rift. Les touches et gâchettes tombent plus intuitivement sous les doigts, même pour les petites mains, avec une surface élargie et des boutons ainsi moins resserrés.

Source : Frandroid / Arnaud GELINEAU

Source : Frandroid / Arnaud GELINEAU

Les contrôleurs Touch sont immédiatement reconnus par le casque à sa configuration, ce qui facilite leur usage immédiat. Ils fonctionnent avec une pile AA chacun (fournie) et leur autonomie est plutôt confortable, entre 20 et 30 heures. Surtout, si vous aviez pris les premières versions en main, vous allez apprécier la meilleure finition du cache des piles qui ne se retirent plus aussi facilement pendant que vous êtes en pleine partie de combat virtuel.

Il est aussi possible d’opter pour les contrôles avec les mains dans le menu du casque, ainsi que pour certaines applications grâce à la technologie Hand Tracking. Les interactions se font alors sans les manettes Touch, en pinçant par exemple les doigts pour valider un choix. Le pointeur apparaissant sur les écrans suit ainsi le mouvement de la main.

Audio

Le Quest 2 embarque un système audio amélioré. Il est directement intégré dans les branches du casque. Il est donc possible de se passer d’un casque audio qui viendrait faire peser un peu plus de poids sur votre tête. La qualité est bien présente et on en profite pleinement durant les expériences comme les jeux. Vous entendrez parfaitement les dialogues comme les ennemis dans votre dos.

Source : Frandroid / Arnaud GELINEAU

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L’écran abandonne l’Oled pour une meilleure expérience

Le Quest 2 a troqué l’Oled pour le LCD. Mais l’écran affiche désormais une résolution de 1832 x 1920 pixels par œil. C’est une nette amélioration par rapport au Quest 1 (1440 × 1600 par œil), même si l’on perd en qualité sur les noirs et les contrastes. Pour les expériences lumineuses, ce n’est pas gênant. Si vous aimez les jeux d’horreur ou les expériences qui proposent un environnement nocturne, vous allez voir une différence.

Source : Frandroid / Arnaud GELINEAU

Source : Frandroid / Arnaud GELINEAU

Si vous avez déjà testé le premier casque, vous ne constaterez pas un écart visuel dingue, au contraire. Le LCD a l’avantage de réduire les écarts entre chaque pixel (en ajoutant davantage de sous-pixels) et de limiter ainsi l’effet de grille que l’on peut avoir avec un écran si près des yeux. Oculus annonce 50 % de pixels en plus pour plus de clarté. Mais ce qui améliore aussi la qualité visuelle, c’est le passage du taux de rafraîchissement de 72 à 90 Hz avec la mise à jour de novembre 2020.

L’écran, parlons-en. Le Quest 2 a troqué les deux écrans pour une dalle unique. Cela engendre aussi un changement au niveau du réglage interpupillaire. Exit la molette d’ajustement, le casque a réduit cela à trois options fixes (58, 63 ou 68 mm). Et cela n’est pas forcément pratique. Ayant besoin d’un écart entre deux positions, j’ai dû opter pour l’une et réajuster le port du casque en conséquence.

Source : Frandroid / Arnaud GELINEAU

Source : Frandroid / Arnaud GELINEAU

À noter que si vous portez des lunettes, un adaptateur à ajouter à l’intérieur du casque est prévu pour votre confort. Cependant, Oculus a également réduit légèrement la largeur de la zone écran. Si vous portez des lunettes un peu larges, vous pourriez être gênés par le contour en mousse.

Source : Frandroid / Arnaud GELINEAU

Source : Frandroid / Arnaud GELINEAU

Encore plus puissant

C’est désormais la plateforme Snapdragon XR2 de Qualcomm qui équipe l’Oculus Quest 2. ll s’agit d’une version adaptée d’un Snapdragon 865 pour la réalité virtuelle et la réalité augmentée qui remplace le Snapdragon 835 du premier modèle. Il est couplé à 6 Go de RAM. Cela va apporter beaucoup plus de puissance au casque (2 à 3 fois, annonce Oculus), lui permettant de faire tourner davantage de jeux gourmands, mais aussi de proposer une navigation dans le menu principal plus fluide et une définition nettement améliorée. Certains jeux y gagnent en rendu.

L’affichage de votre hub d’arrivée, représentant au choix un paysage ou un intérieur, profite d’ailleurs de cette puissance pour donner une sensation de mouvements plus naturelle lorsque vous tournez la tête pour tout apercevoir, afficher les informations, lancer des vidéos, etc.

L’Oculus Quest 2 est proposé en deux configurations : 64 ou 256 Go. Il n’y a que 100 euros d’écart entre les deux versions. Si la première peut s’avérer amplement suffisante pour la majorité des utilisateurs, vous aurez l’occasion de voir venir avec plus de stockage avec la seconde option.

Une utilisation très simple… mais sous l’égide de Facebook

L’Oculus Quest 2 a un avantage non négligeable : il n’a pas besoin de caméras de détection à installer pour pouvoir fonctionner. Il suffit donc de sortir le casque de sa boîte, de le mettre, l’allumer et le configurer pour s’en servir. Et cela, quel que soit l’endroit où vous vous trouvez.

La configuration du compte

À l’allumage, l’interface va vous demander de connecter votre compte Facebook si vous en avez un ou bien d’en créer un. C’est l’un des nouveaux points un peu polémiques dus au rachat de l’entreprise par le réseau social qui veut maximiser les interactions entre ses services et produits. Si vous aviez préalablement un compte Oculus, vous pouvez toujours vous en servir pour vous connecter. Mais passé le 31 décembre 2022, vous devrez basculer vers votre compte Facebook pour pouvoir continuer à vous en servir avec l’intégralité du support technique.

Source : Frandroid / Arnaud GELINEAU

Source : Frandroid / Arnaud GELINEAU

Il faut avouer que si vous utilisez habituellement votre compte Facebook, tout est simplifié et les réglages sont faits rapidement (identifiants, nom, prénom, services, apps si elles sont existantes, liste de contacts…). Vous n’avez plus qu’à connecter le casque à votre réseau Wi-Fi et à aller ensuite dans le store pour charger les jeux, expériences et applications de votre choix.

Le Guardian : une aire de jeu à votre mesure

Pour bien profiter de votre casque de réalité virtuelle, il vaut mieux avoir de l’espace autour de vous. Oculus conseille un minimum de 2 x 2 m, mais plus votre zone sera restreinte, plus vous pourrez être frustré dans des jeux qui demandent un peu de mouvement. Cela reste néanmoins suffisant pour bon nombre d’expériences.

Grâce à son système de caméras réparties sur l’avant du casque, vous allez pouvoir définir votre aire de jeu grâce à la technologie Roomscale. Elle va ainsi tenir compte des recoins, des meubles et autres objets. Une véritable bénédiction pour profiter pleinement de son Quest 2. Sur votre écran, les capteurs affichent votre environnement, et grâce aux contrôleurs Touch, vous allez pointer le sol pour parfaitement délimiter la zone (ou avec vos mains, mais c’est un peu moins pratique). Un grillage (Guardian) apparaîtra ensuite pour vous afficher à l’écran les limites de sécurité (en rouge, arrêtez-vous !), histoire de ne pas se retrouver à heurter la table ou le mur.

La fonction Passtrough+, qui affiche dans votre casque votre environnement façon caméra de surveillance, permet ainsi de « revenir dans le monde réel » à tout moment. Elle s’utilise lors de la configuration de la zone, mais aussi si vous commencez à sortir du Guardian. Les capteurs repassent automatiquement en mode caméras. Vous pouvez aussi y accéder d’une double tape sur le côté de votre casque. Idéal notamment si votre téléphone se met à sonner ou que vous sentez quelque chose entrer dans votre aire de jeu.

À noter qu’un Roomscale stationnaire est aussi proposé pour définir une aire de jeu autour de vous. Vous vous retrouvez alors au centre d’un cercle. Cela s’appliquera notamment aux expériences qui ne nécessitent pas d’être en mouvement ou durant lesquelles vous pourrez même être assis.

Un suivi des mouvements encore plus parfait

Comme sur le Quest 1, la qualité de suivi des mouvements est excellente et réactive. Sur votre écran, les Touch vont indiquer un pointeur pour valider un choix dans un menu, prendre une direction dans un jeu. Les joysticks et gâchettes viennent à votre secours pour des gestes plus intuitifs et naturels. Nous n’avons quasiment jamais subi de perte de connexion avec les contrôleurs, ou bien cela n’excédait pas la seconde avant qu’ils ne se remettent dans le bon sens de la marche. Vous pouvez être debout, accroupi, assis, vous retourner ou simplement vous baisser pour attraper des objets et les capteurs répercutent virtuellement vos mouvements dans le même timing.

Source : Frandroid / Arnaud GELINEAU

Source : Frandroid / Arnaud GELINEAU

Il en va de même pour le contrôle gestuel, qui n’est pas encore utilisable pour tout, mais assez pratique. C’est peut-être l’exercice qui demande le plus de maîtrise pour que les capteurs saisissent bien vos gestes. Mais c’est en nette amélioration par rapport au Quest 1. Dommage que cela serve pour le moment surtout dans les menus et pour contrôler la lecture vidéo ou lancer des applications. On notera tout de même l’utilisation possible dans Elixir qui utilise le tracking des mains pour composer des potions.

L’application compagnon

Pour accompagner son casque et faciliter notamment les téléchargements ou réglages, Oculus a prévu une application compagnon. Elle centralise tout : le store, les relations sociales et les paramètres.

C’est là que vous pourrez facilement acheter vos jeux et applications depuis le Store pour les télécharger ensuite sur votre casque, avoir un œil sur les programmes proposés par Oculus TV et les plus populaires du moment.

Vous pourrez également accéder à votre bibliothèque et même trier vos applications par Niveau de confort (Oculus Video pour visualiser vos contenus sur un grand écran étant la proposition la plus confortable, tandis qu’Epic Roller Coasters, jeu de montagnes russes en VR, brille par son côté mêlant frissons et effets visuels qui peuvent provoquer une gêne chez beaucoup d’utilisateurs).

Oculus Home : votre chez-vous

Une fois que vous avez tout configuré, vous arrivez dans votre nouvel accueil. C’est là que l’interface va s’afficher à l’écran et vous diriger vers l’Oculus Store ou bien vos applications et jeux déjà possédés, vos contenus multimédia et faire le lien avec Facebook (vos vidéos, votre liste d’amis…).

Vous pouvez également depuis un menu accessible en appuyant sur le bouton Oculus du contrôleur Touch diffuser votre expérience sur le réseau social, faire des captures d’écran…

Diffuser ses contenus

À noter que la fonction miroir de l’Oculus Quest permet de diffuser des images sur son téléviseur avec Chromecast, son PC ou son smartphone. Il suffit de démarrer depuis l’app et de choisir son espace de diffusion. Sur le casque, vous n’avez qu’à valider le streaming et votre entourage pourra voir ce que vous voyez vous aussi.

Oculus Link : et le casque devient un Oculus Rift

À son lancement, le Quest se distinguait de son acolyte, l’Oculus Rift S, par son indépendance. Il était certes légèrement moins puissant que celui-ci, mais il avait l’avantage d’être débarrassé de tout câble pour plus d’autonomie. Et cela, tout en profitant de la majorité des applications et même en jouant à certains jeux avec des possesseurs d’Oculus Rift S.

Le câble Oculus Link de 5 mètres vendu pour faire fonctionner le casque Oculus Quest sur un PC

Le câble Oculus Link de 5 mètres vendu pour faire fonctionner le casque Oculus Quest sur un PC // Source : Oculus

Depuis quelque temps, l’Oculus Quest (1 comme 2) peut, lui aussi, rouler des mécaniques. Il est désormais possible de le connecter à un PC sous Windows 10 au moyen d’un câble USB-Type C. À vous les jeux des magasins Oculus Rift et SteamVR.

Oculus vante évidemment son câble Oculus Link. À noter que celui-ci est tout de même vendu 100 euros pour 5 mètres de longueur. Mais il permet de profiter de la puissance de votre PC (doté d’un port USB-C !) pour faire tourner des jeux et expériences plus gourmands en ressources et les diffuser sur votre casque.

Vous pouvez néanmoins opter pour n’importe quel câble USB-C/USB-C suffisamment long pour ne pas être gêné. Cela se jouera sur la latence entre le câble officiel et certains câbles de revendeurs en ligne. Mais plusieurs tests ont montré que la différence était faible et qu’au niveau des débits, la différence était également imperceptible. Le tout pour des prix jusqu’à 10 fois inférieurs.

Sache cependant qu’à ce prix, le câble Oculus Link ne permet pas de recharger le casque Oculus Quest 2 pendant que vous jouez. Celui-ci continue de se décharger en session de jeu, même si c’est un peu moins rapide qu’en mode autonome. Et ne comptez pas le raccorder avec le câble USB-C/USB-C inclus dans la boîte pour la recharge. À la différence de celui de 3m environ fourni avec le premier Oculus Quest, le câble du Quest 2 est extrêmement court. Pas de quoi espérer trouver là une alternative…

Il existe une solution pour se passer d’un câble baptisée Virtual Desktop. Il s’agit d’une app de l’Oculus Store qui va permettre de streamer directement l’image dans le casque par le réseau local. L’app fonctionne avec SteamVR. Il suffit d’activer des options du casque. Elle sera particulièrement pratique quand le PC de jeu n’est dans la même pièce que l’aire de jeu.

Une autonomie encore un peu légère

Pas de bond en avant à ce niveau. La batterie chute rapidement dès que vous commencez à jouer. Oculus annonçait entre 2 et 3 heures selon le type d’expérience. Si vous jouez essentiellement, vous tombez facilement sous les 2 heures. C’est encore le prix à payer pour la liberté de mouvement.

Les expériences proposées

À quoi peut donc bien servir un casque de réalité virtuelle Oculus Quest 2 ? À plein de choses, serait-on tenté de répondre tout simplement. Évidemment, la première image qui vient en tête est pour le jeu vidéo. Et en cela, le produit est un atout indéniable.

On ne saurait trop vous recommander l’excellent Beat Saber, un défouloir ultime dans lequel vous devez briser dans le bon sens des blocs colorés qui vous arrivent dessus, à l’aide de vos Touch devenus des sabres laser bleu et rouge. Walking Dead s’adresse aux amateurs de frissons tout comme L’Exorciste VR, inspiré du film du même nom et qui propose une plongée dans un univers assez oppressant. Autre jeu pour se faire un peu peur, The Climb 2 et ses envies d’escalade, même urbaines. Si vous êtes sujet au vertige, passez votre chemin, car la sensation est bien réelle !

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OrbusVR : Reborn est un MMORPG à jouer avec ses amis ou en solo. L’utilisation de Roomscale pour avoir l’impression d’évoluer pleinement dans un monde ouvert et de profiter totalement d’un véritable jeu, avec plus de 100 heures de contenus.

Shadow Point (20 euros) est un jeu onirique sous forme de multiples petits puzzles à résoudre pour progresser dans l’histoire. On profite pleinement du suivi de mouvements et des déplacements possibles pour jouer avec les éléments virtuels.

Shadow Point sur Oculus Quest 2

Shadow Point sur Oculus Quest 2

Le Quest 2 est aussi un outil fantastique pour visiter le monde et même l’espace. Wander vous emmène aux quatre coins de la planète, avec en prime des explications sur les différents lieux. L’app Mission : ISS en met plein les yeux avec une expérience au sein de la station spatiale internationale et un œil sur l’univers.

L’expérience Mission : ISS sur l’Oculus Quest Z

L’expérience Mission : ISS sur l’Oculus Quest Z

Le casque sera aussi le lien avec vos collègues. De nombreuses applications de productivité et de collaboration sont proposées. Elles s’utilisent aussi facilement que celles liées aux réseaux sociaux. L’app Venues de Facebook est encore en version bêta et connaît quelques bugs fréquents. Mais vous pourrez y retrouver vos amis ou de parfaits inconnus pour discuter, partager une activité, un film… Un drôle de lieu expérimental à découvrir.

Vous allez pouvoir également profiter d’expérience de fitness ou de relaxation. Suivre des programmes sportifs voire des concerts qui sont régulièrement proposés via l’app Facebook Watch. Et oui, une façon de rappeler qu’il faut donner son aval au réseau social pour profiter au maximum de son casque.

On apprécie l’app Oculus Video qui offre une large salle de cinéma pour regarder ses contenus, seuls ou avec ses amis. Ce qui est agréable, c’est le nombre d’expériences et jeux gratuits proposés par le store d’Oculus, avant même d’opter pour la version PC câblée avec les stores dédiés. YouTube, Netflix ou encore Amazon Prime Video ont également leur application. Il vous faudra taper vos codes depuis le clavier intégré pour en profiter dans un environnement virtuel de salon recréé. Et vous pouvez toujours utiliser les navigateurs (et autres réseaux sociaux comme Twitter) pour accéder à des services supplémentaires.

La salle de cinéma de l’app Oculus Video sur le Quest 2

La salle de cinéma de l’app Oculus Video sur le Quest 2

Prix et disponibilités

Le coup de maître de Facebook est d’avoir conservé un prix extrêmement bas pour le seul casque autonome du marché. Le casque Oculus Quest 2 est vendu à partir de 349,99 euros pour 64 Go de stockage ou 449,99 euros pour 256 Go de stockage. C’est tout simplement 100 euros de moins que son prédécesseur pour une montée en gamme.

Il est disponible sur le store Oculus ou auprès des revendeurs en ligne comme Rakuten, Amazon et Cdiscount, ainsi que des enseignes spécialisées comme la Fnac, Boulanger et Darty.

Note finale du test
8 /10
Reprenant la base à succès de la première version, l’Oculus Quest 2 se paie le luxe de l’améliorer dans de nombreux compartiments (résolution d’images, puissance, catalogue, possibilités…). Avec sa prise en main facile, ce casque autonome reste à ce jour le meilleur système pour découvrir la réalité virtuelle sans avoir besoin d’un PC puissant et en toute liberté. Positionné 100 euros de moins que son prédécesseur, il est même incontournable sur un marché où les prix ont tendance à être 2 à 3 fois plus cher. De quoi voler même la vedette à l’Oculus Rift S, ancien fer de lance de la maison, mais qui fait office de second choix avec les possibilités multiples, avec ou sans fil, du Quest 2.

On regrettera juste le nouveau système de fixation moins pratique que le précédent et une autonomie encore faiblarde. Mais si vous voulez vous essayer à la réalité virtuelle et découvrir de nouvelles expériences, vous pouvez y aller les yeux fermés.
Points positifs
  • Le tout-en-un sans fil
  • Le design
  • La puissance
  • Le roomscale pour adapter l'aire de jeu à son environnement
  • Le prix
  • Le contrôle avec les mains
  • La possibilité de le connecter à un PC
Points négatifs
  • L'autonomie encore faiblarde
  • Le nouveau système d'attache
  • L'abandon de la réglette pour ajuster l'écart inter pupillaire
  • L'obligation d'un compte Facebook

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