Test de la souris Razer Basilisk V3 : une évolution discrète

Avec toujours la G502 en ligne de mire

 

Introduction

Razer est en pleine période de renouvellement de sa gamme de périphériques et a annoncé, ce mercredi, une nouvelle version de l’un de ses modèles phares : la Basilisk V3. La souris mainstream par excellence est déjà passée sous notre main pour juger de ses évolutions.

Razer Basilisk V3

Source : Edouard Patout pour Frandroid

Fraîchement annoncée, la souris gamer Razer Basilisk V3 se positionne comme une discrète évolution de la version précédente. Ce nouveau modèle conserve la forme très ergonomique de la V2 ainsi que les très nombreux boutons déjà présents jusqu’alors.

Proposée au prix conseillé de 79,99 euros, cette nouvelle itération profite d’un tout nouveau capteur optique, de nouvelles zones d’éclairage RGB ainsi que d’une toute nouvelle molette débrayable, afin de chatouiller encore un peu plus la G502 de Logitech.

De maigres évolutions ergonomiques et visuelles

La Basilisk V3 reprend donc le même design que sa grande sœur. On profite ici d’une forme particulièrement ergonomique et finalement assez classique sur le marché des souris. Elle se retrouve en concurrence directement avec la G502 de Logitech tant leur ressemblance est frappante.

Oubliant logiquement les gauchers du fait de sa non-symétrie, la Basilisk V3 se positionne très naturellement au creux de la main et conviendra tout particulièrement aux adeptes de la prise en main « palm grip » (avec toute la main posée sur la souris). S’il est évidemment possible de l’utiliser différemment, son gabarit et son poids ne sont pas forcément idéaux pour cela.

Razer Basilisk V3

Source : Edouard Patout pour Frandroid

En effet, la Basilisk V3 ne participe pas à la course à la légèreté avec pas moins de 101 grammes sur la balance, soit presque 10 grammes de plus que la V2. C’est tout simplement la souris la plus lourde que nous avons testée cette année et elle n’est même pas sans-fil ! Il faudra logiquement prendre en compte cette caractéristique au moment de l’achat même si sur ce point, elle fait mieux que la G502.

La construction est toujours aussi soignée avec un mélange de plastique dur, d’inserts en plastique brillant et de zones latérales recouvertes d’un revêtement antidérapant. Le RGB est un peu plus présent avec un cerclage du plus bel effet à la base du châssis qui vient accompagner le logo et la molette.

Razer Basilisk V3

Source : Edouard Patout pour Frandroid

Très bien fournie en boutons, la Basilisk V3 propose notamment des clics principaux séparés du corps de la souris et abritant des interrupteurs optiques très réactifs. Deux boutons supplémentaires sont présents sur la tranche gauche et tombent parfaitement sous le pouce tout en étant eux très réactifs. Ils sont associés à une ailette extrêmement pratique permettant de reposer le pouce.

Plus en avant, le petit levier amovible qui était présent sur la V2 a été remplacé par un imposant bouton fixe. Ce dernier fait office, par défaut, de bouton « sniper » et permet ainsi de réduire la sensibilité du capteur à la demande. Ce dernier se montre malheureusement un peu moins facile d’accès, surtout pour les petites mains.

Razer Basilisk V3

Source : Edouard Patout pour Frandroid

La vraie nouveauté de la V3 est invisible et cachée sous la molette, qui est maintenant débrayable de façon automatique. Tout comme le propose Logitech depuis plusieurs années, il est toujours possible d’utiliser la molette avec des crans ou de manière complètement libre, mais cette fois-ci, cette bascule peut être gérée automatiquement en fonction de la force donnée à la rotation.

Ainsi, lors d’un défilement lent, les crans restent activés et suffisamment marqués. Mais dès que l’utilisateur souhaite parcourir un long fichier ou une page web conséquente, la molette se débraye pour proposer un défilement libre. Ce fonctionnement automatique pourra être activé ou non au sein du pilote Synapse dont nous reparlerons plus loin.

Razer Basilisk V3

Source : Edouard Patout pour Frandroid

La molette est d’ailleurs associée à deux boutons situés juste derrière, dont le premier a par défaut pour fonction de débrayer manuellement la molette. Cette action étant gérée logiciellement, il sera évidemment possible de l’attribuer à un autre bouton. Notons également que la molette dispose toujours de clics latéraux, toujours très pratiques en bureautique.

Sous la souris, on retrouve 4 larges patins en PTFE accompagnés logiquement du capteur optique Razer Focus+. Un dernier bouton est présent à cet endroit et permet, comme souvent, de basculer entre les différents profils stockés sur la mémoire interne de la souris.

Razer Basilisk V3

Source : Edouard Patout pour Frandroid

La Basilisk V3 reste une souris filaire qui se raccorde logiquement en USB à l’ordinateur. Elle profite de l’habituel câble tressé (non amovible) d’environ 1,8 m qui se montre assez léger pour se faire facilement oublier. S’il n’égale pas les meilleurs modèles du marché, il fera très clairement l’affaire.

Finalement, cette découverte de la Basilisk V3 se fait sans grande surprise. Razer a conservé la forme, la construction soignée et y a adjoint un peu plus de RGB. Une nouvelle molette très convaincante sur le design. On regrettera juste que la marque ait revu (un peu à tort) son bouton « sniper ».

Razer Synapse et fonctionnalités

Sans grande surprise, on se tourne vers l’application Razer Synapse pour personnaliser en détail la Basilisk V3. Le premier onglet est dédié à l’attribution des très nombreux boutons présents sur la souris. Les options sont ici complètes avec différents raccourcis, fonctionnalités liées à l’OS ou macros qui pourront être enregistrées facilement. On profite également de la fonction Hypershift permettant une double attribution des boutons.

Razer Basilisk V3

L’onglet performance permet la création de 5 paliers de sensibilité pour le capteur parmi lesquels on pourra naviguer à l’aide d’un des boutons de la souris. La fréquence d’interrogation de la souris pourra être définie sur 125, 500 ou 1000 Hz. Point de 8000 Hz sur ce modèle donc.

Passons maintenant à l’éclairage qui pourra être désactivé automatiquement en cas d’inactivité ou lorsque l’écran est éteint. La personnalisation offerte par Synapse reste comme toujours limitée et il faudra passer par le Chroma Studio pour personnaliser finalement les effets lumineux.

Razer Basilisk V3

Enfin, l’habituel onglet de calibrage est également de la partie. Il permet d’adapter le comportement du capteur à la surface utilisée, que ce soit un tapis Razer ou d’une autre marque. C’est également dans cet onglet que pourra être modifiée la distance de décrochage du capteur entre 1 et 3 mm.

Razer Basilisk V3

Les réglages pourront bien entendu être sauvegardés dans des profils à associer aux jeux et applications afin d’effectuer une bascule automatique en fonction des circonstances. La Basilisk V3 dispose d’ailleurs d’une mémoire intégrée permettant le stockage de 5 profils et ainsi de se passer de Synapse.

Sans surprises, d’excellentes performances

On ne le répétera jamais assez, mais il est aujourd’hui très difficile d’être déçu par les performances d’une souris gamer. La Razer Basilisk V3 ne fait pas exception grâce à son capteur optique Focus+ et ses 26 000 DPI. Une valeur qui, on le rappelle n’a que peu d’intérêt.

Razer Basilisk V3

Source : Edouard Patout pour Frandroid

Nous avons principalement mis la souris à l’épreuve sur Call Of Duty Warzone et n’avons pu qu’apprécier ses performances qui sont très clairement à la hauteur. Le suivi n’a montré aucun signe de faiblesse et la souris a encaissé sans broncher les accélérations tout en offrant un suivi parfaitement maîtrisé à une sensibilité de 800 DPI.

La personnalisation de la distance de décrochage est également la bienvenue même si, en général, l’immense majorité des joueurs se contentera d’une distance de 1 mm afin d’éviter les déplacements non désirés du curseur ou de la visée lors du recentrage de la souris sur le tapis.

Razer Basilisk V3

Source : Edouard Patout pour Frandroid

Parfaitement taillée pour le jeu, la Basilisk V3 est également adaptée à une utilisation bureautique grâce à ses très nombreux boutons et à sa molette très pratique. Seul son poids pourra finalement réellement déranger les utilisateurs habitués aux souris très légères.

Prix et disponibilité de la souris Razer Basilisk V3

La souris Razer Basilisk V3 est disponible au prix conseillé de 79,99 euros.

Note finale du test
9 /10
Finalement, la Basilisk V3 se positionne comme une évolution timide de la V2. On conserve ici la forme ergonomique, la construction soignée tout en profitant d’un petit surplus de RGB qui pourra plaire à certains utilisateurs.

Les performances sont toujours au rendez-vous même si elles n’évoluent finalement pas vraiment. La seule vraie nouveauté se retrouve au niveau de la molette, plus pratique. Le bouton « sniper » s’améliore également, mais joue la carte de la simplicité.

Sans être décevante, la Basilisk V3 ne révolutionne en rien la gamme. La bonne surprise vient finalement de son prix, qui est en baisse de 10 euros par rapport à la génération précédente même s’il reste finalement assez élevé par rapport au marché actuel.

Points positifs
Razer Basilisk V3

  • Confortable

  • Molette très pratique

  • Performances exemplaires

  • Nombreux boutons

  • Fonctionnalités complètes

Points négatifs
Razer Basilisk V3

  • Pas d'évolutions marquantes par rapport à la V2

  • Encore un peu trop lourde

  • Tarif élevé malgré une baisse appréciable

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