
Quand une voiture mesure moins de trois mètres de long, chaque centimètre compte. C’est particulièrement vrai pour la nouvelle Smart #2, qui ne mesure que 2,75 m et doit caser dans ce petit gabarit deux occupants, leurs affaires, mais aussi toute la mécanique d’une voiture électrique moderne.
Quelques jours avant sa présentation au public au Mondial de l’Auto de Paris, nous avons pu découvrir la #2 sous toutes ses coutures et surtout nous installer à son bord. Les exemplaires auxquels nous avons eu accès sont d’ailleurs ceux qui seront exposés sur le stand Smart pendant le salon.
Des modèles encore de présérie, donc, ce qui ne nous a pas permis de manipuler certaines fonctions, notamment l’infodivertissement. Nous avons en revanche pu découvrir comment Smart a travaillé l’aménagement de sa minuscule électrique.

Presque carrée vue du dessus
Avant même d’ouvrir la porte, il faut regarder la #2 d’en haut pour comprendre une partie du travail réalisé. Sa silhouette paraît alors presque carrée, avec des roues véritablement repoussées aux quatre coins. L’empattement atteint ainsi 1,87 m pour seulement 2,75 m de longueur totale.

Dessinée en France, au centre de design de Sophia Antipolis, la version de série reste par ailleurs très proche du concept qui l’avait annoncée. Au point que la découvrir en vrai donne presque l’impression de déjà la connaître. Il faut dire qu’elle reste aussi très proche du concept #2 la préfigurant.
Quelques détails apparaissent néanmoins plus clairement lorsqu’on tourne autour. La célèbre cellule Tridion des anciennes Smart n’est par exemple plus mise en évidence visuellement sur la carrosserie. La #2 conserve bien une structure Tridion Evo, mais son design extérieur joue plutôt sur un pavillon donnant l’impression de flotter au-dessus de la carrosserie.
Les signatures lumineuses avant et arrière se répondent également, avec un dessin assez similaire : à l’avant, elles sont légèrement biseautées pour donner un regard un peu agressif, alors qu’à l’arrière, elles reprennent la forme du logo Smart complet.
L’ensemble conserve surtout des proportions inhabituelles à une époque où même les petites voitures ont tendance à grandir.
Deux sièges qui se prennent pour une banquette
C’est une fois la porte ouverte que les choix d’aménagement deviennent les plus intéressants. Les deux sièges avant sont indépendants, mais leur dessin donne l’impression qu’ils se prolongent l’un vers l’autre pour former une sorte de banquette – pouvant rappeler ce que Citroën avait fait avec son C4 Cactus de 2014.

L’illusion est renforcée par l’accoudoir central. Celui-ci peut se rétracter et vient alors particulièrement bien s’intégrer entre les deux sièges, jusqu’à quasiment disparaître dans l’ensemble. Visuellement, l’astuce fonctionne et permet de donner davantage de continuité à un habitacle pourtant très court. D’autant que l’accoudoir comme la jonction entre les fauteuils recèlent des espaces de rangement.
En revanche, il faudra évidemment attendre de conduire la voiture pour savoir ce que valent ces sièges en matière de confort et surtout de maintien latéral. Mais à l’arrêt, l’aménagement donne déjà une personnalité assez particulière à l’intérieur.

La planche de bord adopte quant à elle un dessin en forme de S, tandis que Smart a profité des différents espaces disponibles pour multiplier les rangements. Ce qui, sur un petit véhicule deux places et aucune banquette arrière sur laquelle poser ses affaires, les devient vite indispensable.
Un coffre qui ne se contente pas de ses 305 litres
C’est d’ailleurs à l’arrière que l’on trouve l’une des solutions les plus intéressantes. Smart annonce officiellement 305 litres de coffre, une valeur déjà étonnante compte tenu des dimensions de la voiture, quand on sait qu’une Renault 5 E-Tech ne fait que quelques litres supplémentaires alors qu’elle mesure 1,20 m de plus.

Au-delà du chiffre sur la fiche technique, l’espace est très bien exploité. Le plancher du coffre peut être installé sur trois positions différentes. Il est donc possible de modifier son organisation selon ce que l’on souhaite transporter, comme pour ranger le câble de recharge, tandis qu’un bac de rangement peut également venir se loger sous ce plancher.
Et l’absence de places arrière offre une autre possibilité. En avançant suffisamment les sièges avant, un espace apparaît entre leurs dossiers et le coffre. De quoi y glisser par exemple une valise et exploiter une zone qui serait occupée par les jambes des passagers dans une voiture quatre places.

La fiche technique mentionne d’ailleurs une capacité maximale de 527 litres. Pour l’obtenir, il faut avancer au maximum le siège passager et rabattre son dossier vers l’avant. Celui-ci ne semble toutefois plus pouvoir se mettre complètement à plat, comme c’était le cas sur certaines anciennes Smart. Une configuration qui permet malgré tout de charger des objets nettement plus encombrants que ne le laisseraient imaginer les 2,75 m de la voiture.
Un système multimédia plus simple ?
Au milieu de cette planche de bord trône enfin un écran tactile de 10,1 pouces. Sur ce point, notre découverte s’est malheureusement arrêtée assez vite. Les #2 auxquelles nous avons eu accès étant encore des modèles de présérie, Smart ne nous a pas autorisés à manipuler réellement leur système d’infodivertissement. Impossible donc, à ce stade, de juger sa fluidité ou son ergonomie.

À première vue, Smart semble en revanche avoir fait le ménage dans son interface. L’environnement graphique très chargé des autres modèles, avec notamment son assistant virtuel prenant la forme d’un animal, a disparu au profit d’une présentation beaucoup plus sobre. Reste à attendre un modèle définitif pour juger de sa fluidité et de son ergonomie.
82 ch et 290 km d’autonomie
Côté technique, rappelons que la Smart #2 est une propulsion de 82 ch (60 kW) et 130 Nm, alimentée par une petite batterie LFP de 35,8 kWh. Smart annonce 290 km d’autonomie WLTP, avec une consommation de 13,6 kWh/100 km. Des valeurs encore provisoires, l’homologation étant en cours.

La recharge rapide atteint 65 kW, avec un 10 à 80 % annoncé en 20 minutes. Plus original sur une si petite voiture, la #2 reçoit une suspension arrière à cinq bras et conserve un diamètre de braquage minuscule de 6,95 m. Autant de points qu’il nous tarde désormais de vérifier au volant.
À partir de 19 990 euros
La gamme débutera à 19 990 euros avec la Pure, tandis que la Pure+ à 20 990 euros ajoute notamment la recharge AC 11 kW et le siège conducteur chauffant. La Premium, à 24 490 euros, apporte entre autres le toit panoramique, les sièges chauffants en cuir synthétique et le système audio Sennheiser. Enfin, la Couture Edition limitée à 999 exemplaires est affichée à 25 690 euros.
Un tarif remarquablement bas, rendant la Smart a priori (presque) aussi économique qu’une Renault Twingo E-Tech, Dacia Spring ou Citroën ë-C3… à une subtilité de taille : fabriquée en Chine, la #2 ne pourra bénéficier du coup de pouce CEE (nouveau nom du bonus écologique), s’échelonnant de 3 600 à 6 000 euros selon les revenus du ménage, auquel ses rivales européennes ont droit.
Les commandes anticipées ouvrent ce 13 octobre 2026, avant une arrivée plus large sur le marché au premier semestre 2027.

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