Accusé de censure, Xiaomi engage « un expert indépendant » pour montrer patte blanche

 

Le ministère de la défense lithuanien accuse le Xiaomi Mi 10T de posséder une liste de mots censurables à distance, en fonction du pays où les smartphones sont utilisés.

Le Xiaomi Mi 10T Pro

Le Xiaomi Mi 10T Pro // Source : Frandroid

La Lithuanie a récemment accusé les smartphones Xiaomi d’embarquer un système de censure activable à distance. En réaction, la firme chinoise annonce ce lundi 27 septembre engager un expert indépendant pour évaluer ces allégations, rapporte Reuters.

« Bien que nous contestions la caractérisation de certaines conclusions, nous engageons un expert tiers indépendant pour évaluer les points soulevés dans le rapport », a déclaré un porte-parole de Xiaomi dans un communiqué adressé à l’agence de presse.

Malheureusement, on ne sait rien de l’organisme qui sera chargé de l’enquête, si ce n’est qu’il serait basé en Europe selon Xiaomi.

De quoi Xiaomi est-il accusé ?

Pour rappel, le 21 septembre dernier, la vice-ministre de la Défense de Lituanie, Margeris Abukevicius, s’est attaquée aux téléphones Xiaomi en ces termes : « Nous vous recommandons de ne pas acheter de nouveaux téléphones chinois et de vous débarrasser de ceux que vous avez déjà achetés aussi vite que possible. »

Cette déclaration ne vient pas de nulle part. La Lithuanie a en effet publié un rapport sur la cybersécurité qui accuse le Huawei P40 5G et le Xiaomi Mi 10T 5G de menaces de fuite de données personnelles.

Xiaomi Redmi 10

Le Xiaomi Redmi 10. Source : Xiaomi

Dans le cas de Xiaomi, l’accusation va encore plus loin, puisque l’État balte affirme avoir trouvé au sein du Mi 10T une liste de 449 mots gênants pour la République populaire de Chine, et qui pourraient être censurés à distance par la firme. Précisons que le blocage n’est pas actif en Lithuanie, mais cette simple idée d’un blocage à distance a créé un tollé à Vilnius.

Précisons également que les relations diplomatiques entre la Chine et la Lithuanie sont au plus bas, notamment depuis le retrait de l’ambassadeur chinois en Lithuanie. Les deux États se sont opposés sur des questions économiques (Huawei n’a pas été choisi pour les équipements 5G, désaccords sur le fret) et politiques (reconnaissance du génocide des Ouïgours par le parlement lithuanien et soutien de Taïwan de la part de Vilnius).

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