L’État de Pennsylvanie a autorisé Uber a effectuer de nouveaux tests de voitures autonomes dans la ville de Pittsburgh, malgré l’accident mortel d’il y a neuf mois.

Neuf mois. Neuf mois durant lesquels Uber n’a pas réalisé un seul test de conduite autonome, la faute à un accident mortel survenu en mars dernier, dans la ville de Tempe, en Arizona. À l’époque, le tragique événement avait fait la une des journaux du monde entier, mettant en exergue des systèmes automobiles inaboutis, mais pourtant censés transporter des personnes sans aucune intervention humaine.

Des négociations avec les autorités de San Francisco

De suite, Uber a été contraint de stopper l’ensemble de ses essais aux États-Unis. L’entreprise californienne a rapidement été mise en cause : la victime, distraite par son téléphone portable, avait bel et bien été détectée, mais ignorée par le système. Si l’accident a logiquement mis un coup de frein aux projets du groupe, sa volonté de percer demeurait cependant intacte. Au même titre que celle des investisseurs, à l’image de Toyota.

Neuf mois plus tard, donc, Uber a reçu une autorisation lui permettant de reprendre les tests grandeur nature de ses véhicules autonomes, nous apprend The Information, citant des sources proches du dossier. L’État de Pennsylvanie lui a ainsi donné le feu vert pour poursuivre ses avancées dans la ville de Pittsburgh, alors que des négociations auprès des autorités de San Francisco seraient également en cours.

Des investissements en hausse

Comme le note The Information, Uber n’a pas hésité à mettre la main à la poche dans l’optique d’améliorer ses systèmes de conduite autonome : 120 millions de dollars ont été investis au cours du second trimestre 2018, contre 80 millions l’an passé, au cours de la même période. Ces investissements semblent clairement résulter du fameux accident d’il y a quelques mois. Un nouvel incident de ce type mettrait Uber dans de beaux draps. Nul doute que ses équipes techniques ont rectifié l’ensemble des anomalies repérées jusqu’alors.