Deux ans et demi après son lancement à Paris, le service de scooters électriques en libre-service COUP est contraint de stopper ses activités. La faute, notamment, à un marché trop concurrentiel.

La jeune pousse financée par l’équipementier Bosch a tenté le coup, en vain. Celle qui proposait un service de scooters électriques en free-floating dans quatre villes européennes, dont Paris, a décidé de stopper ses activités. Un communiqué de presse (PDF) disponible sur son site internet officialise la mauvaise nouvelle : la Ville Lumière, Madrid, Berlin et Tübingen n’accueilleront plus les deux-roues zéro émission de l’entreprise d’ici peu.

Les scooters COUP seront retirés des deux agglomérations dernièrement nommées mi-décembre 2019. Quant à la capitale française et espagnole, l’échéance n’a pas encore été précisée, bien que l’entreprise indique « prochainement ». De ce fait, 2200 engins ne rouleront plus sur le bitume parisien, au grand dam des utilisateurs ayant eu un coup de cœur dès le lancement du service en juin 2017.

« Un marché extrêmement concurrentiel »

« Compte tenu d’un marché extrêmement concurrentiel et générant des coûts élevés, le maintien des activités de COUP sur le long-terme s’avère économiquement non viable », explique l’entreprise, qui poursuit : « Afin de garantir une flotte opérationnelle et un service de qualité, cette activité a nécessité des investissements importants (véhicules premium, plateforme de réservation intuitive), et l’exploitation au quotidien, incluant le changement des batteries et le service clients, génère un coût très élevé ».

L’offre du groupe s’articulait autour de deux formules distinctes : d’un côté, un prix unique pour chaque trajet de 10 minutes (2,80 euros, puis 0,28 euro par nouvelle minute), et de l’autre , une série de packs composée de 100 minutes (24,90 euros), 200 minutes (43,90 euros) et 500 minutes (99,90 euros).

25 employés français

Ce coup de théâtre met sur le carreau vingt-cinq collaborateurs français, sur les cent-vingt employés de la société, qui seront « accompagnés dans leur recherche d’emploi et bénéficieront de mesures sociales adaptées », rassure le communiqué. « Les minutes non consommées des packs de minutes prépayées » seront remboursées aux clients, qui « pourront continuer à utiliser le service de e-scooters partagés jusqu’à l’arrêt de l’activité ».