J’ai testé le Ninja BlendBoss : pourquoi ce petit blender a remplacé mon KitchenAid !

Il remplace mon KitchenAid

 
Le Ninja BlendBoss est vendu 129,99 euros et propose de mixer directement dans une gourde de 710 ml qu’on emporte ensuite avec soi. Après plusieurs semaines à m’en servir quotidiennement, autant vous dire que malgré son design compact, il a tout d’un grand.
Ninja BlendBoss // Source : Arnaud Gelineau – Frandroid

Sur un marché saturé par des marques historiques, Ninja arrive avec une proposition de blender un peu différente, qui consiste à faire de la gourde le bol du blender : on verse les ingrédients dedans, on retourne l’ensemble sur la base motorisée, et une fois le cycle terminé on remplace le bloc de lames par un couvercle à bec verseur pour partir avec sa boisson.

Le format surfe évidemment sur la vague des gourdes isothermes qu’on croise partout depuis deux ans, et la marque décline l’appareil en six coloris pour bien enfoncer le clou.

J’utilisais jusqu’ici un KitchenAid Blender K400 Artisan (1200 W), un blender sérieux, puissant mais encombrant, que j’utilisais pour à peu près tout. En bon client, j’avais acheté la panoplie d’accessoires, dont la gourde compatible à 70 euros.

Kitchenaid K400 vs. Ninja BlendBoss // Source : Arnaud Gelineau – Frandroid

La question que je me suis posée en ouvrant la boîte du BlendBoss était donc assez simple : est-ce qu’un appareil compact à 130 euros peut rivaliser avec l’usage quotidien d’un blender KitchenAid, équipé de ses accessoires, bien plus cher ? Je l’ai utilisé pendant plusieurs semaines pour mes smoothies du matin et mes préparations d’apéritif, faisons le bilan.

Fiche technique

CaractéristiqueSpécifications
TypeBlender personnel
Puissance1 100 W
Capacité de la gourde710 ml, dont 650 ml utiles
Dimensions (H x L x P)33 cm x 17,9 cm x 16,9 cm
Poids2,4 kg
Lames8 lames amovibles
ProgrammesSmoothie, Blend, Crush, plus un mode Pulse manuel
Longueur du cordon80 cm
MatériauPlastique sans BPA
Prix conseillé129,99 €

Petit format, et pas près de bouger

Dans la boîte vous trouverez la base motorisée, une gourde avec son couvercle, un bloc de lames à viser sur la gourde, une paille amovible et un livret de recettes (très américain dans ses propositions de mixtures).

Ninja BlendBoss // Source : Arnaud Gelineau – Frandroid

Ce qui frappe en sortant l’appareil du carton, c’est le rapport entre l’encombrement et la puissance annoncée. La base fait une dizaine de centimètres de haut, avec la gourde vissée dessus on atteint les 33 cm pour 18 cm de large. Le blender trouve très facilement sa place sur mon plan de travail. Étonnant pour un appareil de 1 100 watts. Les 2,4 kilos annoncés sur la balance ne se ressentent pas vraiment quand on la manipule, et les deux ventouses situées sous le socle tiennent parfaitement sur mon plan de travail sans y laisser la moindre marque.

Ninja BlendBoss // Source : Arnaud Gelineau – Frandroid

Le cordon de 80 centimètres est court dans l’absolu, mais je ne l’ai jamais vécu comme une contrainte, tout simplement parce qu’un appareil de ce gabarit se pose à côté d’une prise sans qu’on se pose de question. La gourde, elle, a des parois nettement plus épaisses qu’une gourde classique, ce qui la rend un peu plus lourde à vide mais explique aussi qu’elle encaisse le mixage sans problème de solidité.

Trois programmes automatiques, et un seul bouton dans les faits

La base propose trois cycles préprogrammés, Smoothie sur 55 secondes, Blend sur 60 secondes et Crush sur 50 secondes, auxquels s’ajoute un mode Pulse manuel. Chacun combine des phases de rotations et des pauses censées éviter d’avoir à surveiller la préparation.

Ninja BlendBoss // Source : Arnaud Gelineau – Frandroid

À l’usage, je me suis rendu compte au bout de quelques essais que je lançais systématiquement le programme Pulse manuel, quel que soit le contenu de la gourde, et que le résultat était bon à chaque fois. En réalité, ces « modes » relèvent davantage de l’argument commercial que d’une vraie nécessité.

Mes usages se sont assez vite stabilisés autour de deux choses : les smoothies du matin, parfois préparés la veille et conservés en format gourde au frigo, et les sauces ou préparations à tremper pour l’apéritif, même si la taille du contenant me laisse dubitatif. Sur ce rythme d’utilisation quotidienne, l’appareil ne m’a jamais donné l’impression de forcer.

Ninja BlendBoss // Source : Arnaud Gelineau – Frandroid

Cependant si vous visez des soupes chaudes, de grosses quantités de purée ou des recettes qui demandent plusieurs textures, il faudra regarder ailleurs : le BlendBoss n’a jamais prétendu remplacer un robot multifonction ou chauffant.

Performances : le moteur ne bronche jamais

Les fruits surgelés, les glaçons, les légumes ou même les fruits à coque passent sans que le moteur bronche, et la texture ressort homogène en un seul cycle, sans morceaux de peau ni filaments.

Ninja BlendBoss // Source : Arnaud Gelineau – Frandroid

Une partie du mérite revient à la puissance, mais l’autre tient à un détail dont personne ne parle : mixer 650 millilitres n’est jamais un exercice difficile. Le BlendBoss joue la facilité parce qu’il ne traite que de petites quantités avec un moteur calibré pour bien davantage.

Le revers de cette conception m’a sauté au visage le jour où j’ai voulu faire un houmous. Le bloc de lames du BlendBoss est parfaitement plat, là où beaucoup de blenders proposent une base évasée en forme d’entonnoir qui rabat les ingrédients vers le centre. Avec l’équivalent d’un petit verre de pois chiches dans la gourde : la préparation reste plaquée contre les parois et le cycle tourne dans le vide. J’ai dû tripler ma quantité pour que le mixage s’amorce, et je me suis retrouvé avec deux à trois fois plus de houmous que prévu, stocké au réfrigérateur faute de mieux. Ce n’est pas un défaut de fabrication, c’est une contrainte à connaître : on ne fait pas de très petites quantités avec cet appareil, ni de très grande quantité d’ailleurs.

Bruit : une perceuse dans la cuisine

Autant le dire sans détour, le BlendBoss est bruyant. Presque 95 décibels en pointe, ce qui correspond à peu près au niveau sonore d’une perceuse en pleine action, et c’est exactement l’impression que ça donne dans une cuisine.

Ninja BlendBoss // Source : Arnaud Gelineau – Frandroid

Habitué des blenders, je n’ai pas été surpris par le volume en lui-même, qui reste comparable au reste de la concurrence. La tonalité est également plus aiguë que celle de mon KitchenAid, et c’est franchement moins agréable à encaisser. La contrepartie, c’est que les cycles ne dépassent jamais une minute, ce qui reste supportable au petit-déjeuner.

La gourde : le vrai argument du produit

Ninja BlendBoss // Source : Arnaud Gelineau – Frandroid

C’est là que le concept prend tout son sens. Une fois le cycle terminé, on dévisse le bloc de lames, on visse le couvercle à bec verseur, et la gourde part directement au réfrigérateur ou dans un sac. Je l’ai transportée couchée dans un sac sans jamais constater la moindre fuite, et le fait qu’elle tienne dans la porte du réfrigérateur m’a rapidement conduit à préparer mes smoothies la veille au soir. J’ai d’ailleurs fini par me procurer une deuxième gourde chez Ninja (29,99 euros), uniquement pour pouvoir en avoir toujours une d’avance.

Ninja BlendBoss // Source : Arnaud Gelineau – Frandroid

La paille fournie mérite un mot, parce qu’elle est plus utile qu’elle n’en a l’air : les textures un peu épaisses passent bien dedans et on peut refermer le capuchon sur la paille qui se rétracte dans la gourde grâce à sa partie en silicone. Concernant le capuchon, il fonctionne bien et s’ouvre grâce à un bouton ressort.

Nettoyage : une minute et on n’en parle plus

Le bloc de lames plat devient ici le meilleur argument de l’appareil. Comme la surface sur laquelle repose la lame est parfaitement lisse et sans le moindre recoin, l’eau du robinet glisse dessus et emporte tout ce qui s’y trouve. Je compte moins d’une minute montre en main entre la fin du cycle et le rangement.

Je n’ai donc jamais eu besoin du « nettoyage express » qui consiste à remplir la gourde d’eau chaude savonneuse et à lancer un cycle Pulse. La gourde, le bloc de lames, le couvercle et la paille passent par ailleurs au lave-vaisselle sans précaution particulière, et après plusieurs semaines de passages répétés je n’ai constaté aucun voile sur le plastique, aucune rayure et aucune odeur persistante, y compris après des préparations à base de fruits rouges (à bien rincer avant de mettre au lave-vaisselle si le lavage n’est pas lancé immédiatement).

Prix et disponibilité

Le Ninja BlendBoss est vendu 129,99 euros, dans six coloris qui vont du très discret au franchement vif. Je fais partie de ceux qui laissent leur appareil sorti en permanence, et le travail de Ninja sur les finitions compte pour beaucoup dans ma décision de ne pas le ranger au placard, ce qui reste assez rare sur ce segment du petit électroménager pour être signalé.

La gourde supplémentaire est disponible séparément à 29,99 euros, en 710 ml et cinq coloris, et c’est à mon sens le premier accessoire à ajouter au panier si vous comptez préparer vos boissons à l’avance ou pour plusieurs personnes. En revanche, le catalogue s’arrête là : aucun bol de plus grande contenance n’est proposé, ce qui reste ma principale frustration sur ce produit.

À ce tarif, le BlendBoss n’affronte pas seulement les gros blenders de comptoir mais aussi les mini-blenders nomades du type Nutribullet ou la gamme Ninja Blast, souvent affichés sous la barre des 100 euros. Ce qui explique certainement son succès.

Sa vraie différence tient au mixage directement dans la gourde à emporter, que ces concurrents ne proposent pas : c’est ce concept, plus que la seule puissance, qui justifie l’écart de prix avec les entrée de gamme.

Note finale du test
9 /10
Le Ninja BlendBOSS est l'appareil qui a envoyé mon KitchenAid K400 Artisan au placard, et je ne l'avais pas vu venir. Il ne mixe pas mieux, il ne mixe pas plus, mais il transforme une préparation en trois gestes au lieu de dix, et c'est exactement ce qui fait qu'on s'en sert quotidiennement au lieu de deux fois par mois. Si vous vivez seul ou à deux, que vous enchaînez les smoothies et les boissons froides et que votre plan de travail est déjà encombré, c'est un très bon achat à 129,99 euros.

En revanche, passez votre chemin si vous cuisinez pour une famille (soupes, purées,...), sa contenance vous frustera assez rapidement. Et si vous comptez faire de très petites doses (sauces, purée d'amande ou de noisettes,...), vous devrez vous y reprendre à plusieurs fois après avoir secoué le contenant.
Et si vous avez le sommeil léger ou une cuisine ouverte sur une chambre, gardez en tête que la minute de mixage s'entendra dans tout le logement.

Points positifs
Ninja BlendBoss

  • Mixage impeccable

  • Nettoyage facile et rapide

  • Encombrement minime pour la puissance

  • Gourde parfaitement étanche

Points négatifs
Ninja BlendBoss

  • Bruit élevé (c'est un blender...)

  • Petites quantités impossibles à mixer

  • Pas de contenant plus grand, même en option

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