Après un premier essai il y a plus de huit ans, Bosch revient à la charge dans le domaine des aspirateurs robots, avec deux nouvelles séries, dont une haut de gamme, nommée Spotless Max. Elle se compose de deux modèles : Les Spotless Max et Spotless Max Cam, qui reprennent la formule gagnante du nettoyage autonome, grâce à une station multifonctions capable de collecter la poussière et entretenir les patins de serpillières. Les robots ne sont pas en reste, capables d’aspirer et de laver les sols, et même d’atteindre les plinthes grâce à un patin capable de se déporter.
Dans les faits, ces modèles sont en réalité basés sur les Ecovacs T30s, très performants, mais sortis il y a plus d’un an et demi. La promesse de Bosch est ici d’offrir les performances de nettoyage d’un leader du marché asiatique, grâce à ses produits éprouvés, tout en garantissant la qualité de service, en offrant notamment une garantie de 10 ans sur le moteur et l’agrément d’un SAV déjà éprouvé dans nos contrées.
Dans les faits, voyons comment se comportent les Spotless Max et Spotless Max Cam au quotidien et s’ils sont équipés pour affronter les modèles de plus en plus compétents de la concurrence.
Fiche technique
| Modèle | Bosch Spotless Max Cam |
|---|---|
| Dimensions | 39,4 cm x 52,8 cm x 44,3 cm |
| Couleur | Noir |
| Fonction lavage | Oui |
| Fiche produit |
Ce test a été réalisé à partir d’un modèle fourni par la marque.
Un design familier, mais au look plus travaillé
En déballant le Bosch Spotless Max, je ne pouvais pas m’empêcher de me dire qu’il me rappelait un autre robot, et pour cause, la parenté avec la série T30 d’Ecovacs est visible, notamment au niveau de l’architecture de la station et du robot. Cependant, Bosch a su imprimer son identité visuelle.
La station est relativement compacte pour un modèle « tout-en-un ». Elle mesure environ 48 cm de hauteur, ce qui lui permet de se glisser assez facilement sous une table haute ou dans un coin sans défigurer la pièce. Sur le haut, on retrouve deux grands réservoirs d’eau, dissimulés sous un capot. Le sac à poussière de 3 litres est quant à lui logé discrètement derrière une trappe accessible directement en façade. On regrette toutefois l’absence de réservoir de détergent, ce qui implique d’avoir à en ajouter manuellement à chaque remplissage. Sur la partie basse, la planche de lavage et la rampe d’accès sont intégralement amovibles, facilitant grandement le nettoyage en cas de besoin. Elles se chargent notamment du nettoyage des serpillières grâce aux picots en plastique qui viennent frotter les patins rotatifs.

Côté robot, on retrouve un format circulaire classique, surmonté d’un télémètre laser. Malheureusement, celui-ci n’est pas rétractable, portant la hauteur totale à environ 10,4 cm, une donnée à prendre en compte si vous avez des meubles très bas, sous lesquels il ne pourra peut-être pas se glisser. Si la silhouette est familière, Bosch se distingue par une touche esthétique propre : le module LiDAR arbore un design « multicolore » spécifique avec un cerclage réfléchissant, marquant visuellement sa différence avec le modèle original, ainsi qu’un capot supérieur texturé. Sous le robot, on retrouve deux patins rotatifs, dont un peut se déporter sur la droite pour mieux nettoyer le long des plinthes. Une brosse latérale fixe permet quant à elle de diriger la poussière vers le centre du robot, tandis qu’une brosse principale avec des poils « carbone » permet de réduire l’électricité statique, pour que la poussière fine ne colle pas à la brosse. C’est sur la façade avant que la distinction entre les deux modèles se fait : le Spotless Max présente une surface lisse abritant les capteurs 3D, tandis que le Spotless Max Cam intègre une caméra bien visible et un module plus avancé.

La finition est soignée, privilégiant des plastiques mats de haute qualité qui ont l’avantage de ne pas attirer la poussière ni les traces de doigts, contrairement aux finitions laquées souvent rencontrées chez la concurrence.
Une intégration complète avec l’application Bosch
Pour contrôler le Bosch Spotless Max, oubliez les applications dédiées habituelles, le robot s’intègre dans l’univers Bosch Home Connect, c’est à dire la même application utilisée pour l’électroménager Bosch, Siemens et Neff.
Si l’interface peut sembler un peu plus austère que les applications très ludiques des concurrents chinois, elle reste simple à utiliser au quotidien. Si vous possédez déjà un four ou un lave-linge connecté de la marque, votre robot viendra simplement s’ajouter à votre tableau de bord existant. En revanche, certaines traductions semblent approximatives, mais une simple mise à jour suffira à régler ce problème.
La procédure d’installation est fluide, guidée pas à pas via un QR code. La première cartographie permet au robot de scinder vos pièces et reconnaître votre intérieur rapide grâce au LiDAR, générant un plan précis de votre logement.. L’application vous permet de redécouper des pièces, créer des murs virtuels, des zones interdites et programmer un nettoyage selon un planning personnalisable.
Lorsqu’il s’agit de lancer un nettoyage, le Bosch Spotless Max dispose d’un mode intelligent basé sur l’AI, capable d’ajuster automatiquement les paramètres de nettoyage en fonction de la saleté détectée et des types de sols. Il reste bien entendu possible d’ajuster ces éléments manuellement, vous permettant de sélectionner un mode aspiration ou lavage des sols, ou les deux de manière simultanée ou séquentielle.
Vous pouvez également personnaliser les paramètres du robot, comme les plages horaires du mode ne pas déranger, la stratégie de nettoyage des tapis (relever les serpillières, ignorer les tapis, ou les traverser), ainsi que la fréquence et l’intensité du lavage des serpillières. La liste reste toutefois très simple, comparativement aux flopées d’options de personnalisation proposées par certaines marques.
Mais l’argument massue de Bosch reste la protection des données. Contrairement à la majorité des robots du marché qui font transiter vos plans et parfois vos images par des serveurs mondiaux, Bosch garantit que les données des Spotless sont stockées sur des serveurs européens, dans le strict respect du RGPD. Pour le modèle Max Cam, c’est encore plus flagrant : si le robot utilise bien une caméra pour analyser votre intérieur et reconnaître les obstacles (câbles, chaussures), il ne permet pas le retour vidéo à distance. Contrairement à son cousin de chez Ecovacs, impossible ici de transformer son aspirateur en caméra de surveillance via l’application. Le flux vidéo est traité localement par l’IA et ne sort pas de l’appareil, un choix radical pour garantir qu’aucune image de votre intimité ne puisse être interceptée. En parallèle, l’assistant vocal « Yiko » d’Ecovacs disparaît, bien que le robot offre une compatibilité classique avec Alexa et Google Assistant.
Une efficacité redoutable, avec ou sans « yeux »
Si la course aux chiffres bat son plein sur le marché, avec certains concurrents annonçant des puissances d’aspiration théoriques vertigineuses, le Bosch Spotless affiche une puissance plus modeste de 11 000 Pa.

Sur les sols durs, comme du carrelage, parquet ou béton ciré, le résultat est irréprochable. Le robot ne laisse rien derrière lui : poussières fines, graviers rapportés de l’extérieur ou résidus alimentaires sont avalés en un seul passage. Bosch a opté pour une brosse à conception hybride avec des lamelles en caoutchouc et des poils en carbone pour limiter l’électricité statique. À l’épreuve du feu, ce système s’avère particulièrement compétent, notamment pour déloger la poussière incrustée dans les joints. Le Bosch Spotless Max s’en sort également bien sur tapis, bien qu’il montre ses limites sur moquettes épaisses, où un double rouleau brosse serait encore plus efficace.

La partie lavage humide n’est pas en reste, notamment grâce aux deux patins rotatifs qui tournent à 180 tours/minute en exerçant une pression constante de 6 Newtons sur le sol. Cette action mécanique permet de venir à bout de taches tenaces, comme des traces de café séché ou des empreintes de chaussures boueuses, souvent sans même avoir besoin d’un second passage. Les patins sont d’ailleurs lavés à l’eau chaude à 70ºC avant, pendant et après le lavage, permettant d’éviter que la saleté s’incruste. Par ailleurs, le patin droit peut s’étendre dynamiquement vers l’extérieur pour nettoyer le long des murs et plinthes.
Dans les faits, les sols ressortent particulièrement propres, même en présence de taches et autres saletés sur le sol. Le robot fait preuve d’intelligence en détectant les zones sales pour y effectuer automatiquement un second passage. Pour venir à bout des taches sèches ou incrustées, le mode de nettoyage lent avec le débit d’eau maximal, associé à un peu de détergent dans le réservoir fait des merveilles.

Il faut toutefois rester raisonnable en termes vis-à-vis des capacités des Bosch Spotless. Dans un environnement volontairement sali avec des traces de sauce, café séché et soda renversé, le robot n’a pas fait de distinction et s’est contenté d’aspirer et laver le tout à la serpillière. En effet, contrairement aux robots plus avancés, il n’a pas nettoyé la flaque sans l’aspirer et n’a pas évité la sauce, qui a donc sali la brosse latérale. Il a toutefois bien géré la poussière dispersée le long des plinthes de cuisines, souvent difficiles d’accès pour de nombreux robots, et ce malgré son LiDAR fixe.
Côté acoustique, le niveau sonore est légèrement supérieur à la moyenne : en mode standard, le robot produit environ 70 dB, ce qui reste correct, mais peut devenir gênant pour travailler à côté ou regarder la TV.
Enfin, en termes d’autonomie, le robot est particulièrement endurant, capable de nettoyer pendant presque trois heures.
Une navigation et détection d’obstacles fiables
C’est sur ce chapitre que la distinction entre les deux modèles est la plus marquée et justifie l’écart tarifaire. Les deux appareils partagent la même base de navigation, à savoir un télémètre laser (LiDAR) situé sur le dessus, qui leur permet de cartographier les pièces avec précision, même dans l’obscurité totale. Les déplacements sont méthodiques, le robot détourant d’abord les zones avant de les remplir en zigzags serrés. Malheureusement, la base Ecovacs se ressent ici, avec des parcours parfois plus que discutables, ou des hésitations lors des déplacements.

La différence fondamentale réside dans l’analyse de l’environnement immédiat :
- Le Spotless Max (standard) s’appuie sur une technologie de lumière structurée 3D. Il excelle dans la détection des volumes et des obstacles fixes (murs, meubles, cartons). Il ralentit avant l’impact et contourne les obstacles avec douceur. Cependant, sa perception manque de finesse pour les objets bas ou très fins. Il pourra ainsi pousser une paire de chaussons légers, heurter une gamelle ou, plus gênant, s’emmêler dans un câble de smartphone laissé au sol. Il demande donc un intérieur préalablement rangé pour donner le meilleur de lui-même.

- Le Spotless Max Cam, lui, change la donne grâce à l’intelligence artificielle couplée à sa caméra frontale RGB. Il ne se contente pas de voir un obstacle, il le comprend. Capable d’identifier une large variété d’objets du quotidien (câbles, chaussettes, chaussures, jouets, déjections animales), il adapte sa stratégie d’évitement en conséquence. Face à un câble, il gardera une distance de sécurité accrue ; face à un meuble, il s’approchera au plus près. Cette reconnaissance contextuelle offre une tranquillité d’esprit précieuse : vous pouvez lancer un cycle de nettoyage à distance sans craindre de retrouver votre robot bloqué par une chaussette. Précisons à nouveau que cette analyse est traitée localement par le processeur du robot pour garantir la confidentialité des données.

C’est d’ailleurs sur ce dernier point que le robot déçoit quelque peu. En effet, bien que je n’aie pas de reproche à lui faire sur le contournement des obstacles, je trouve regrettable que Bosch ne permette tout simplement pas d’accéder au flux vidéo à distance pour surveiller son domicile. Pire, aucun des deux modèles n’indique les obstacles détectés sur la carte, et sans les prendre en photos pour le Spotless Max. C’est dommage, car la plupart des marques le proposent. Ceci dit, au quotidien, les Bosch Spotless Max s’en sortent haut la main.
Enfin, comme mentionné plus haut, le dôme LiDAR étant fixe, le robot peut parfois avoir du mal à se glisser sous les meubles bas ou les WC suspendus, contrairement aux robots avec un dôme LiDAR rétractable.
Un entretien particulièrement simple
Si la promesse d’un robot aspirateur est de nous faire oublier le ménage, celle d’une station tout-en-un est de nous faire oublier le robot. Sur ce point, Bosch rend une copie presque parfaite. Après chaque cycle (ou à intervalle régulier défini dans l’application), le robot retourne à sa base pour une session de maintenance complète. Le contenu du bac à poussière est aspiré vers le sac de 3 litres situé dans la station, offrant une autonomie confortable d’environ deux mois avant de devoir être remplacé.

Le nettoyage des serpillières va plus loin que la simple humidification. La station chauffe l’eau à 70°C pour laver les patins. Cette température élevée est un atout majeur, permettant de mieux dissoudre les graisses (pratique si le robot passe dans la cuisine) et d’éliminer plus efficacement les bactéries. Une fois propres, les patins sont séchés à l’air chaud pendant deux à trois heures. C’est un processus silencieux mais essentiel pour éviter la prolifération de moisissures et les mauvaises odeurs.

L’intervention humaine reste néanmoins nécessaire, mais elle est facilitée par une bonne conception. Il faudra penser à vider le réservoir d’eau sale et remplir le propre tous les 3 à 4 jours pour une surface moyenne de 100 m² et éventuellement à verser un peu de détergent dans le bac d’eau propre. Enfin, l’entretien du fond de la station, souvent le point noir de ces appareils, a été intelligemment pensé : le plateau de lavage et la rampe sont entièrement amovibles. Au lieu de devoir nettoyer l’intérieur de la base à quatre pattes avec une brosse à dents, il suffit de retirer le module et de le passer sous le robinet de l’évier pour le rincer. Un gain de temps et de confort inestimable sur le long terme. Ceci dit, un mode nettoyage est également proposé dans l’application, permettant de le remplir d’eau qu’il suffit de frotter, avant qu’elle ne soit évacuée par la station.
Prix et disponibilité
Les Bosch Spotless se positionnent clairement sur le segment premium. Le Spotless Max (sans caméra) est généralement commercialisé aux alentours de 799 €, notamment chez Amazon et Boulanger.
Le Spotless Max Cam grimpe quant à lui 899 € et n’est pour l’instant commercialisé qu’en direct sur le site de Bosch.
Ces tarifs restent contenus, face à des modèles qui se négocient généralement à plus de 1 000 euros. Bien qu’il s’agisse d’un modèle Ecovacs légèrement retravaillé et qui commence à dater, le Bosch Spotless a toute sa place, grâce à son bon rapport qualité-prix et surtout la garantie et le service après-vente qui font la réputation de la marque.
Retrouvez notre guide d’achat complet à cette adresse.
Pour aller plus loin
Meilleurs aspirateurs-robots laveurs en décembre 2025 : la sélection
Certains liens de cet article sont affiliés. On vous explique tout ici.





Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par Disqus.
Pour pouvoir le visualiser, vous devez accepter l'usage étant opéré par Disqus avec vos données qui pourront être utilisées pour les finalités suivantes : vous permettre de visualiser et de partager des contenus avec des médias sociaux, favoriser le développement et l'amélioration des produits d'Humanoid et de ses partenaires, vous afficher des publicités personnalisées par rapport à votre profil et activité, vous définir un profil publicitaire personnalisé, mesurer la performance des publicités et du contenu de ce site et mesurer l'audience de ce site (en savoir plus)
En cliquant sur « J’accepte tout », vous consentez aux finalités susmentionnées pour l’ensemble des cookies et autres traceurs déposés par Humanoid et ses partenaires.
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies.
Gérer mes choix