Nous avons eu la chance de découvrir le Royole FlexPai. Pour rappel, c’est un des premiers smartphones à écran pliable commercialisé.

Le FlexPai n’est pas un smartphone comme les autres, et on s’en rend compte tout de suite. Une fois déplié, l’appareil offre un écran AMOLED de 7,8 pouces de diagonale en définition 1 920 x 1 440 pixels, une petite tablette en quelque sorte. Quand vous le repliez, le FlexPai propose soudainement deux écrans – le premier avec un ratio d’affichage 16:9, et l’autre avec un ratio d’affichage 18:9.

Au CES 2019, Royole a fait la démonstration de quelques cas d’utilisation d’un appareil à deux écrans. Par exemple, lorsque vous prenez une photo d’une personne, vous pouvez afficher le viseur à l’avant et à l’arrière, ce qui permet au sujet de se voir pendant la prise de vue. D’ailleurs, il n’est pas nécessaire d’utiliser le second écran lorsqu’il est replié. Le FlexPai peut détecter automatiquement l’écran que vous utilisez, il éteindra automatiquement l’autre.

Vous pouvez également rentrer le FlexPai dans votre proche de jean, ce qui est plutôt surprenant lorsque vous vous souvenez que c’est une tablette.

D’un point de vue logiciel, ça fonctionne relativement bien. Les icônes se déplacent d’un écran à l’autre lorsque vous pliez l’appareil, avec un mouvement très naturel. Royole a été obligé de concevoir un fork d’Android nommé Water OS, car les applications Android n’ont jamais été conçues pour fonctionner sur ce type d’écran. Mais, c’est provisoire : Android va nativement supporter les écrans pliables, Google l’a déjà annoncé.

La solidité semble être au rendez-vous, l’ergonomie pas vraiment

L’écran AMOLED est en plastique, et non en verre. Il peut, selon Royole, être plié 200 000 fois avant d’être abîmé. Vous pourrez donc le plier 100 fois par jour pendant cinq ans avant que vous ne commenciez à constater une usure importante.

J’ai tout de même constaté des bulles d’air sous la partie articulée de l’écran, et la sensibilité au toucher n’était pas aussi bonne qu’un écran traditionnel. A priori, c’est encore un prototype et ces problèmes ne devraient pas être présents sur la version finale selon le constructeur chinois.

J’ai également constaté que l’écran était relativement chaud, alors qu’une des caractéristiques de l’AMOLED est justement de chauffer assez peu par rapport à un écran LCD. Enfin, l’angle d’inclinaison au niveau de la charnière était plus ouvert que je ne le pensais, l’écran ne peut donc pas être totalement plié comme une feuille de papier. C’est cette fameuse charnière qui crée un espace vide entre les deux côtés du téléphone, ce qui non seulement rend l’appareil plus épais, mais cela complique aussi sa prise en main.

L’épaisseur et la sensation générale du smartphone devront être corrigées à l’avenir, et j’espère que Samsung a des solutions pour ça sur son prochain smartphone pliable. Pour rappel, Samsung a dévoilé son premier prototype viable de smartphone pliable en décembre dernier.

En tout cas, prendre en main le FlexPai était une expérience intéressante, mais je ne suis pas intéressé par cet appareil.

Vendu à 8 999 Yuan (1 250 euros) pour le modèle avec 6 Go de RAM + 128 Go jusqu’à 12 999 Yuan (1 820 euros) pour le modèle de 8 Go de RAM + 512 Go… même à l’ère des smartphones à plus de 1 000 euros, c’est beaucoup trop cher pour un smartphone qui n’a pas encore prouvé qu’il fonctionnait correctement ou dont on a pas trouvé une réelle utilité.

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