On a testé le dernier vélo électrique urbain d’Intersport : charge rapide, courroie et sous les 2 000 €

Vélos électriques • 2026

Typé sportif mais avec des gènes de vélo électrique urbain, le Nakamura Crosslite mélange habilement les deux genres avec un poids limité, du style et une belle expérience au guidon. Nous l'avons testé, voici notre verdict.
Source : M. Lauraux pour Frandroid
Source : M. Lauraux pour Frandroid
 

Si Intersport – via sa marque Nakamura – est plutôt centré sur les vélos électriques tout-chemin, le catalogue n’oublie pour autant pas les modèles de ville. Outre l’abordable E-City 50 ou le dernier Crossover E sous les 1 000 euros, le Nakamura Crosslite promet une expérience plus haut de gamme.

Toutefois, ce modèle a subi un lancement tumultueux. Présenté en juin 2025 et prévu pour l’automne suivant, il comportait un système de sécurité PentaLock… dont la société a fait faillite, venant retarder le lancement en mars 2026.

Les équipes ont dû revoir leur copie, avec le retrait de cette technologie pour la remplacer par un capteur de couple, le tout au même prix sous les 2 000 euros. Et toujours avec une courroie associé à un moteur arrière, un éclairage intégré, le tout pour un poids maîtrisé. A-t-il de quoi séduire face à d’autres modèles plus onéreux (Voltaire Legendre, Shiftbikes 2, Ellipse E1) voire le Tenways CGO600 Pro ? Nous avons roulé avec ce modèle inédit pour le tester.

Fiche technique

Modèle Intersport Nakamura Crosslite
Vitesse max 25 km/h
Puissance du moteur 261 watts
Nombre d’assistances 3
Autonomie annoncée 80 km
Temps de recharge annoncé 150 min
Batterie amovible Oui
Bluetooth Oui
Écran Non
Poids 19,4 kg
Couleur Noir
Poids maximal supporté 120 kg
Phares Oui
Feu arrière Oui
Fiche produit

Ce test a été réalisé à partir d’un modèle prêté par la marque.

Une allure travaillée avec un éclairage élégant

L’allure du Nakamura Crosslite est assez sympathique. Tantôt cossu avec son tube diagonal épais, tantôt sport de par sa géométrie élancée au cadre fermé. Il arrive à se démarquer, surtout avec sa fourche avant en carbone, et soigne ses soudures (sauf en bas de cadre).

De plus, Intersport a fait le choix d’un éclairage intégré : légèrement asymétrique à l’avant et intégré dans le cintre ; et le long du tube de selle à l’arrière. Plutôt élégant ! Léger bémol, l’éclairage avant est fixe et un poil trop haut : les seconder avec des éclairages amovibles à recharge USB n’est pas de trop. Pas de souci à l’arrière pour la visibilité, puisque l’on est en présence d’un porte-sacoche et non d’un porte-bagages classique.

Un VAE qui dépasse à peine 20 kg

C’est spécifiquement ce porte-bagages qui est emprunté au Nakamura Crossover GT, avec deux sacoches latérales qui ne peuvent excéder 10 kg au total. L’équipement comprend aussi la béquille… et une sonnette livrée mais trop grande pour le cintre. Étrange.

Sur le guidon, on note des poignées avec repose-paumes, un peu trop souples à notre goût, surtout sur de longs trajets. Avec tout ceci, on mesure un poids de 20,8 kg. C’est pas mal !

Une console peu pratique et sans appli, mais un verrou Bluetooth

Minimaliste, le Nakamura Crosslite fait l’impasse sur tout écran. Il ne possède ainsi qu’un affichage circulaire à 4 voyants pour la batterie, directement sur le tube supérieur, et une commande au guidon pour changer de mode ou activer l’éclairage. On peut l’aspect simpliste pour mieux se concentrer sur la route, sauf que les voyants sont illisibles de jour. Impossible de détecter le mode engagé ni de consulter la jauge de batterie, sauf dans la pénombre ou de nuit.

Cela pourrait être compensé par une application munie d’un compteur, mais l’appli maison Naka E-Power n’est pas compatible. Seule connectivité au menu : le Crosslite dispose du Bluetooth, de quoi le lier à son téléphone et bloquer l’assistance lors d’un court arrêt (qui n’empêche pas de rouler avec). C’est déjà ça.

Stabilité surprenante et compromis confort/sport

Votre posture est active sur ce vélo électrique urbain, ce qui lui confère un esprit sportif. Cela aide en tout cas à équilibrer votre poids sur le Crosslite, et améliore le confort. Si les pneus n’ont pas de grand rôle à jouer, la fourche carbone fait son effet pour gommer les vibrations sur les pavés et les chemins. C’est appréciable, de quoi rendre ce Nakamura un peu polyvalent, avec ses pneus tout-chemin et leur largeur de 2 pouces.

Cela impacte un peu l’agilité, tout comme le cintre court (65 cm). On ressent pourtant un vrai plaisir au guidon, avec une stabilité surprenante, même avec une grosse sacoche à l’arrière. Les freins à disque hydrauliques – des Tektro HD-T3020 (160 mm) – n’ont rien d’exceptionnel avec une distance tout juste de 4 mètres pour s’arrêter à 25 km/h (on a vu mieux), mais ne bloquent pas trop à l’arrière.

Un capteur de couple très vif

L’assistance repose sur un moteur arrière de type moyeu, un Naka Hub One développant un couple de 42 Nm. Il est associé à une transmission monovitesse à courroie, peu polyvalente au premier abord mais qui se révèle parfaitement adaptée au Nakamura Crosslite.

Nul besoin de forcer au démarrage, le capteur de couple répond très rapidement pour s’élancer… sauf à de rares moments, où l’assistance refuse de réagir, il faut ainsi arrêter de pédaler quelques secondes pour revenir à la normale.

Le VAE Nakamura donne seulement le choix entre deux modes (1 en vert, 2 en bleu). La différence est à peine perceptible en accélération, c’est davantage en montée qu’elle s’exprime. Petit hic, le moteur est un peu bruyant, ce qui fait un peu bas de gamme hors de la circulation.

Nakamura Crosslite moteur
Source : M. Lauraux pour Frandroid

Le braquet vous permet en tout cas de facilement pédaler au-delà de 25 km/h. La cadence est presque trop basse à cette vitesse (à notre goût en tout cas), ce qui nous pousse naturellement à rouler davantage à 30 km/h sur le plat à la force des jambes.

Nakamura Crosslite courroie transmission
Source : M. Lauraux pour Frandroid

On peut ainsi grimper à 35 km/h sans trop forcer. Le VAE reste appréciable en mode off — après avoir forcé au démarrage — pour se maintenir à 20 km/h sans trop de résistance au pédalage.

45 à 50 km d’autonomie malgré la petite batterie

La batterie du Nakamura Crosslite est modeste, avec sa capacité de 345 Wh. Les 60 km seraient atteignables selon la marque, mais nous en sommes loin. Selon nos mesures, pourtant en conditions idéales à 22 °C sur un terrain plat en mode minimal 1, nous ne dépassons pas les 50 kilomètres. Cela tombe même à 40 km dès que la température fléchit vers 10 °C. Quant au mode 2, il n’offre pas de grande différence, avec environ 45 km d’autonomie sur un trajet par 12 °C.

Nakamura Crosslite autonomie
Source : M. Lauraux pour Frandroid

Signalons la possibilité de brancher une seconde batterie externe « Naka Booster » de 250 Wh, grâce à une seconde prise en bas à gauche du cadre. Avec celle-ci, Intersport annonce environ 75 km d’autonomie.

Une jauge instable et floue, mais une recharge rapide

Sans écran ni appli, difficile de se fier aux voyants peu précis, et de plus instables. Il arrive parfois de finir notre trajet avec deux voyants allumés, puis trois quelques minutes après un arrêt, avant de retomber à deux voyants quelques mètres plus tard.

Une fois sous 25 % (un voyant), le vélo électrique requiert votre vigilance, car il est impossible de juger exactement quand le niveau arrive à 0 %, où l’assistance se coupe brutalement. Seul indice, les 2 derniers kilomètres se font avec une chute radicale de la réponse moteur, peu importe le mode engagé.

Au moins, la recharge est très rapide, grâce au chargeur 4A (168 W), identique à celui du petit cargo Crosscity+. Il faut à peine 40 minutes pour retrouver plus de 25 % (2 voyants), 2 heures pour dépasser 75 % (4 voyants) et 2h45 pour un plein total. À noter, bien que les voyants ne clignotent plus après 2h30, le chargeur continue bien de fonctionner 15 min avant de passer au vert.

Un prix très attractif, avec un cadre garanti à vie

Le Nakamura Crosslite est disponible au tarif de base de 1 899,99 euros, dans la seule livrée noire, avec toutefois le choix de taille M ou L. La seule option disponible est la batterie externe, la Naka Booster, mais qui est totalement absente du site officiel. Peut-être Intersport la proposera-t-elle prochainement ?

Nakamura Crosslite prix
Source : M. Lauraux pour Frandroid

Nous savons en revanche que le VAE possède une garantie à vie sur le cadre, tout comme sur la fourche rigide en carbone. Et comme nous l’avons vu lors de notre visite, l’usine MFC de Machecoul assemble tous les vélos électriques Nakamura dont ce Crosslite.

Notre avis sur Le Nakamura Crosslite

Design
8
Un style sympa et élancé, et des éclairages intégrés élégants : le Nakamura Crosslite réussit à se différencier, et propose un poids contenu autour de 20 kg malgré l’équipement présent sur le vélo.
Technologies embarquées
5
Le verrouillage Bluetooth est appréciable pour sécuriser le vélo électrique, mais ne fait pas oublier la console intégrée sur tube supérieur dont les voyants sont illisibles de jour et l’absence de connectivité à l'appli maison.
Conduite
8
Un peu de confort grâce à la fourche carbone, une belle stabilité procurée par le cadre robuste, un comportement assez sportif via la position active, le Crosslite est vraiment agréable au guidon. Son moteur est certes bruyant mais volontaire avec un capteur de couple hyper réactif… avec quelques ratés très ponctuels.
Autonomie
9
La batterie est amovible, mais d'une petite capacité ce qui permet au chargeur rapide de faire le plein en 2h30. L’autonomie est très correcte, puisque de 45 à 50 km selon nos mesures.
Note finale du test
8 /10
Le Nakamura Crosslite confère une conduite agréable et stable, idéale pour la ville - mais pas la conduite la plus agile de part ses roues de 2 pouces de largeur et son cadre cossu. Il n'empêche, il jouit d'un très bon équilibre assez rare sur ce segment de VAE, le tout dans une robe élégante qui sait se démarquer.

Surtout, il intègre une fourche carbone et une transmission monovitesse par courroie doté d'un capteur de couple qui démarre au quart de tour. De quoi le rendre dynamique au démarrage, avec un comportement relativement naturel grâce à l'effet du capteur de couple. La transmission monovitesse rend son utilisation ultra simple : il suffit de pédaler et de profiter de l'assistance.

On lui reproche cependant l’absence d’écran, des voyants d'autonomie quasi illisibles et un moteur bruyant. Sauf qu'avec un prix sous les 1 900 euros, ce Nakamura Crosslite est quasi imbattable chez les semi-sportifs monovitesse à courroie.

En face, le Voltaire Legendre affiche un look vintage encore plus soigné avec un écran, mais un prix plus élevé (2 490 euros), tandis que le Shiftbikes 2 est plus proche avec son équipement plus complet et une batterie plus importante (2 290 euros), pendant que l’Ellipse est le plus sportif du segment (2 390 euros). Son véritable ennemi est ainsi le Tenways CGO600 Pro quasiment au même tarif (1 758 euros avec porte-bagages).

Points positifs du Nakamura Crosslite

  • Stabilité

  • Poids contenu

  • Style et éclairage sympas

  • Bon confort via la fourche carbone

  • Verrouillage Bluetooth

  • Charge rapide

  • Assemblage France

  • Capteur de couple vif...

Points négatifs du Nakamura Crosslite

  • …mais avec quelques bugs

  • Pas d’écran ni d’application

  • Moteur bruyant

  • Porte-sacoches limité

  • Agilité perfectible

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