Vélos électriques : cette règle absurde que l’Ontario s’apprête enfin à supprimer

 
En Ontario, transporter son enfant sur un vélo-cargo électrique est illégal. Le gouvernement de la province veut enfin changer une règle que des milliers de parents enfreignent chaque matin.
Jean Fourche Jean II longtail enfants
Source : Jean Fourche

En Ontario, la plus grande province du Canada où se trouvent les villes d’Ottawa et Toronto, conduire un vélo électrique ou y monter comme passager impose un âge minimum : 16 ans. Concrètement, une personne de moins de 16 ans n’a donc pas le droit de monter à l’arrière d’un vélo. Ce qui est tout bonnement absurde en 2026.

Des milliers de parents dans l’illégalité

Le problème, c’est que les longtails électriques, ces vélos cargos rallongés à l’arrière et conçus pour transporter des passagers, se sont démocratisés au Canada. Résultat : des milliers de parents déposent leurs enfants à l’école à vélo, dans l’illégalité totale.

Narciso Arellano
Source : Narciso Arellano via Unsplash

Bonne nouvelle : comme le rapporte Electrek, le ministère des Transports de l’Ontario prépare une mise à jour de la réglementation qui lèvera cette interdiction. L’infraction coûte aujourd’hui cher : selon TorontoToday, transporter un enfant sur un vélo cargo expose à une amende pouvant atteindre 1 000 dollars canadiens, soit environ 670 euros.

Ce que prévoit le nouveau texte

Le projet de loi autoriserait ainsi les passagers de tout âge sur un vélo électrique, à deux conditions : qu’un siège adapté soit prévu, d’origine ou conçu pour être compatible avec le véhicule. Le conducteur, lui, doit toujours avoir au moins 16 ans, et le casque reste obligatoire pour tout le monde, conducteur comme passagers.

Le texte bénéficie du soutien de la mairesse de Toronto, Olivia Chow. Un porte-parole de l’élue a expliqué au Toronto Star qu’elle « est très favorable aux vélos-cargos électriques et certains membres de sa famille les utilisent comme moyen de transport efficace avec leurs enfants », ajoutant qu’« elle est opposée à leur interdiction ».

Le flou juridique pesait aussi sur les commerçants et les assurances. Aaron Enchin, propriétaire d’une boutique de vélos à Toronto, a confié à TorontoToday avoir très régulièrement la même conversation avec ses clients : « Est-ce que j’achète quelque chose d’illégal ? ». Pour celles et ceux qui hésitaient encore à passer au vélo électrique pour transporter leur famille, la régularisation lève au moins un doute, même si le projet doit encore passer la phase de consultation publique avant d’entrer en vigueur.


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