Gigafactory : la première usine de batteries pour voitures électriques ouvre en France, pourquoi c’est important

 

C'est officiel, la France ouvre enfin sa toute première usine de batteries pour voitures électriques (aussi appelée gigafactory), ce mardi 30 mai. Située près de Lens, dans le Nord, celle-ci sera chargée de produire les accumulateurs pour l'entreprise ACC. De quoi rendre la fabrication des voitures électriques plus propre que jamais.

Cela fait un petit bout de temps déjà que l’on entend parler de la création d’une filière industrielle de production de batterie en France. Il s’agit en effet de l’un des chevaux de bataille d’Emmanuel Macron, qui souhaite voir pousser une usine de ce type sur le territoire depuis le début de son mandat. C’est désormais chose faite.

Une grande première

En effet, l’agence de presse française AFP, relayée par le site Connaissances des Energies annonce que la toute première usine de batteries française démarre la production dès aujourd’hui. Celle-ci est installée dans le Nord du pays, et plus précisément dans les environs de Lens. Elle appartient à l’entreprise ACC (Automotive Cell Company), une jeune société fondée en 2020.

Celle-ci a en réalité été créé conjointement par Stellantis, TotalEnergies et Mercedes-Benz, qui possèdent tous une participation égale. Il s’agit donc de la toute première entreprise à créer une usine de batteries sur le sol français. Une véritable « gigafactory », qui affiche des dimensions impressionnantes de 640 mètres de long sur 100 mètres de large selon Var-Matin.

Si l’inauguration est prévue dans la journée, il faudra patienter jusqu’à cet été pour que la production démarre. Ensuite, la commercialisation des premières batteries fabriquées sur ces lignes débutera d’ici à la fin de l’année. Aucune date précise n’a encore été communiquée pour le moment. Il n’est en effet pas exclu que quelques ajustements soient encore à faire afin de peaufiner l’industrialisation.

D’ici à 2024, cette usine devrait produire pas moins de 13 GWh par an. Un chiffre qui devrait ensuite passer à 40 GWh annuels à partir de 2030, ce qui équivaut à environ 800 000 batteries fabriquées. De 600 salariés, l’usine devrait passer à 2 000 employés à cette même échéance.

Plusieurs projets

Mais, vous vous en doutez bien, l’entreprise n’est évidemment pas la seule à s’intéresser à l’implantation d’une usine en France. C’est également le cas du groupe sino-japonais AESC-Envision, qui devrait aussi produire des batteries à Douai, dans le Nord, à partir de 2025. Celles-ci seront alors destinées aux véhicules de la marque Renault, dont sans doute la future R5 E-Tech qui arrivera également à cette date.

On peut également citer la start-up grenobloise Verkor, en partenariat avec Arkema, Schneider Electric et Renault, qui va lancer sa production la même année, à destination là encore du constructeur au losange. Mais ce n’est pas tout, car une autre entreprise, d’origine taïwanaise, s’intéresse aussi à notre pays. Il s’agit de ProLogium, qui a déjà confirmé sa volonté d’installer une usine chez nous.

Celle-ci devrait produire des batteries solides à partir de 2026. Une annonce prometteuse, car cette technologie possède de nombreux avantages. Elle offre notamment une plus grande densité ainsi qu’une autonomie en hausse. Mais elle coûte encore cher à produire pour le moment. Il se pourrait également qu’Elon Musk envisage la création d’une usine sur le territoire, alors qu’il promet des investissements massifs en France.

La France souhaite réduire sa dépendance à la Chine et prévoit d’être autonome en ce qui concerne la production de batteries d’ici à 2027. De quoi rendre les voitures électriques plus propres, car la fabrication des accumulateurs en Europe l’est bien plus que dans l’Empire du Milieu, grâce au mix énergétique bas-carbone. À terme, l’Élysée veut même pouvoir exporter des batteries à travers le monde.


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