Plus gênant qu’un problème de toilettes : demander à brancher sa voiture électrique chez ses amis, selon cette étude

Nadine de Rotschild en sueur

 
Selon une étude menée par Ford, la voiture électrique est la cause de nombreux moments de gêne chez les Français. Mais elle peut aussi leur sauver la mise !

On le sait et on ne cesse de le répéter, la voiture électrique possède de nombreux atouts. Elle est plus respectueuse de l’environnement, elle est plus silencieuse et elle revient moins cher à l’usage. Cependant, tout n’est pas encore parfait, et il peut arriver que cette dernière soit parfois à l’origine de certaines situations un brin gênantes.

Une question redoutée

Si vous possédez une voiture électrique, vous avez peut-être déjà été dans un cas un peu particulier. Vous arrivez chez des amis, et vous savez que la batterie est quasiment vide. Mais vous n’osez pas demander à ces derniers si vous pouvez brancher votre véhicule. Ne vous en faites pas, vous êtes loin d’être seul dans cette situation. C’est ce que révèle une étude menée par Ford auprès des propriétaires européens d’autos zéro-émission (à l’échappement). Et il en ressort de 39 % des Français n’osent pas demander à recharger leur auto chez leurs proches.

Cette question serait plus embarrassante que de ne pas savoir comment utiliser la chasse d’eau (31 %). Pire encore, cette situation est plus gênante que de demander le ticket de caisse d’un cadeau que l’on n’apprécie pas (38 %). Des chiffres qui contrastent alors très fortement avec l’Italie, où environ un conducteur sur deux n’hésite pas à demander une prise à leur hôte. Et ce même si les autos électriques y sont nettement moins répandues, comme l’avait confirmé un rapport de l’ACEA.

Wallbox BMW

À vrai dire, les conducteurs tricolores sont si gênés à l’idée de poser la question fatidique qu’ils adoptent une autre technique. Ils sont ainsi 44 % à être prêts à parcourir 5 kilomètres ou plus pour trouver une borne publique, plutôt que de demander. Le constructeur américain indique qu’il s’agit du chiffre le plus élevé dans toute l’Europe, car il n’est que de 35 % en Allemagne et au Royaume-Uni, tandis que l’Italie atteint les 37 %.

Il faut dire que les automobilistes ont sans doute été un peu échaudés par leurs précédentes expériences. L’étude montre que les Français sont les champions du refus sur le Vieux Continent. Et pour cause, près de 30 % des possesseurs de voiture électrique ont déjà reçu un non à sa demande d’emprunter une prise. Là encore, ce taux est le plus élevé en Europe, alors qu’il n’est que de 19 % en Italie et de 23 % au Royaume-Uni.

Une bonne excuse

Et contre toute attente, les foyers qui possèdent eux-mêmes une voiture électrique et une wallbox à la maison ne font pas vraiment preuve de solidarité. Ils sont en effet 18 % à être irrités par une telle demande. Un chiffre légèrement moins élevé que pour le reste de la population. Car selon l’enquête, 23 % des hôtes français (avec ou sans borne installée) admettent que la demande d’une charge chez eux provoque un léger agacement. Autant dire que cela n’encourage pas les conducteurs de VE à poser la question. Et on comprend mieux les chiffres du début de notre article.

Pourtant, on sait que le coût d’une charge à domicile est très bas, comme nous l’avions déjà expliqué. Il faut compter environ 4,50 euros en moyenne. Un prix que les automobilistes français sont prêts à rembourser instantanément à celui qui leur a rendu service (33 %). Chez nos voisins italiens, on préfère ramener une bonne bouteille de vin (34 %) tandis qu’en Espagne, on promet de rendre un service la prochaine fois (39%). Mais si la voiture électrique peut parfois provoquer des situations gênantes, elle peut aussi sauver la mise de certains.

Source : Engie

L’étude révèle que plus d’un tiers des Français l’utilisent comme excuse. Ils sont 39 % à prétexter une batterie quasiment vide pour s’échapper d’un repas de famille un peu long ou qui tourne au vinaigre. Cependant, sur ce point, nous ne sommes pas les champions dans le domaine. Ce sont plutôt nos voisins britanniques, qui excellent dans l’art de filer à l’anglaise. 63 % d’entre eux sont prêts à abattre cette carte pour s’enfuir de chez leurs hôtes.


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