Trop chère, la voiture électrique ? Cette nouvelle étude prouve exactement le contraire pour votre budget

 
Une étude menée par Transport & Environment prouve que la voiture électrique reste plus rentable que les modèles thermiques. C’est notamment le cas pour les gros rouleurs, qui peuvent économiser jusqu’à 200 euros par mois.

Acheter une voiture électrique n’est pas à la portée de toutes les bourses, c’est un fait indéniable. Et pour cause, le prix reste encore un frein très important, et on comprend aisément pourquoi. Il faut en effet savoir que cette motorisation reste pour le moment plus chère à l’achat qu’un modèle thermique équivalent. Cependant, ce n’est pas le seul critère qu’il faut prendre en compte, bien au contraire. Car de nombreuses études ont prouvé que le coût à l’usage était quant à lui nettement plus faible.

C’est ce que confirme encore une fois une nouvelle étude menée par l’ONG Transport & Environment. Dans un communiqué, elle explique qu’il est possible de réaliser d’importantes économies en optant pour une voiture électrique. Et c’est tout particulièrement le cas pour les plus gros rouleurs, notamment à l’heure où le prix du carburant connaît une forte flambée. Selon l’organisation, un automobiliste qui parcourt 1 000 kilomètres par mois avec une voiture essence dépense en moyenne 144 euros.

En revanche, un conducteur qui réalise la même distance en voiture électrique et qui effectue ses recharges à domicile ne déboursera que 56 euros. Or, on sait que 80 % des sessions de charge se font effectivement à la maison. Un propriétaire de VE aura économisé pas moins de 88 euros chaque mois.

Mais ce n’est pas tout, car la différence est encore plus impressionnante à mesure que la distance parcourue s’allonge. Pour un gros rouleur effectuant 2 300 kilomètres par mois en électrique, l’économie est d’environ 200 euros.

Mercedes-Benz CLA // Source : Robin Wycke – Frandroid

Évidemment, ce cas de figure ne retient que des recharges à domicile, où l’électricité est la plus abordable – se brancher sur bornes publiques, et notamment rapides, fera augmenter la note, même si des abonnements permettent de réaliser des économies parfois conséquentes.

L’impact plus faible de la crise énergétique

Un écart très important, qui explique en partie l’essor de cette motorisation, qui représente 26 % des ventes de voitures neuves en France en 2026. Mais quelle est la raison ? D’abord, on sait que l’entretien d’un VE revient moins cher, en raison de l’absence de nombreuses pièces et consommables. Pas de vidange à faire, des freins qui s’usent moins vite ou encore un moteur plus solide et fiable qu’un modèle thermique équivalent. Mais ce n’est pas tout, car le coût de l’énergie est aussi moins élevé.

Actuellement, il faut compter entre respectivement 2,12 et 4,21 euros pour parcourir 100 kilomètres avec de l’essence et du diesel, contre seulement 0,32 euro en électrique. Ainsi, les modèles thermiques sont 7 à 13 fois plus impactés par la crise énergétique que les VE. Le tout malgré la hausse du prix de l’électricité en France. Et ce n’est pas tout, car cette alternative permet aussi de réduire considérablement notre dépendance aux carburants fossiles, comme le prouve une nouvelle fois T&E.

GAC Aion V // Source : GAC

Sur les dix dernières années, « les voitures électriques ont permis à la France d’éviter l’importation de 33 millions de barils de pétrole », soit environ 2,5 milliards d’euros de dépenses en pétrole brut. Cependant, cette tendance est encore plus marquée en Allemagne, avec plus de 3,5 milliards d’euros d’économies grâce aux voitures électriques. Et cela devrait encore s’accroître, alors que les ventes de VE continuent de progresser sur le Vieux Continent, comme nous l’avons récemment confirmé.


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