
La voiture autonome poursuit peu à peu son développement dans le monde entier. Mais après la Chine et les États-Unis, l’accent est désormais mis sur l’Europe, qui reste encore un peu en retard dans ce domaine. Certes, Bruxelles autorise en théorie le niveau 3 dans certaines conditions, sur autoroute et jusqu’à 130 km/h. La France, elle, permet des expérimentations de niveau 4 dans des zones et trajets définis depuis 2022.
Mais dans les faits, tous les constructeurs ne peuvent pas encore proposer cette technologie. Mercedes et BMW le faisaient, mais ont finalement fait marche arrière. De son côté, Tesla est en train d’implanter son FSD (full self-drive) dans certains pays. Cependant, l’Union européenne n’a pour le moment pas officiellement donné son feu vert, et la France n’est pas encore servie.
Or, tout cela représente une belle aubaine pour une autre entreprise. Il s’agit de Google, et plus précisément de sa filiale Waymo, spécialisée dans la voiture autonome. Si elle exploite déjà ses taxis sans conducteur aux États-Unis, plus de 450 000 courses par semaine, une flotte d’environ 3 800 véhicules et une dizaine de villes couvertes, elle vise désormais l’Europe.
Waymo compte d’abord lancer un service commercial à Londres en 2026, sa première implantation en Europe. Mais ce n’est pas tout. Car sur X (anciennement Twitter), le compte The Road to Autonomy indique que Waymo vient d’ouvrir une nouvelle filiale en France. Sans surprise, cette dernière prend tout simplement le nom de Waymo France SARL. Deux autres entités ont également vu le jour, en Allemagne et en Espagne.
Pas encore pour tout de suite
Mais à quoi faut-il réellement s’attendre ? Ne vous emballez pas, car vous n’êtes pas encore prêts à voir des taxis autonomes rouler partout dans Paris, bien au contraire. La création de cette nouvelle entreprise sert surtout à préparer le terrain. Il faudra encore patienter avant que les autorités homologuent officiellement ses voitures sans conducteur. Selon Numerama, il faudra tabler au mieux sur 2027, avec des chauffeurs humains.
Les véhicules seront alors chargés dans un premier temps de collecter des données, avant une mise en service réellement autonome. Mais cela ne se fera pas avant que le gouvernement n’ait donné son feu vert. Par ailleurs, le média rappelle aussi qu’il est très probable que les chauffeurs de taxi et les VTC s’opposent farouchement à ce nouveau mode de déplacement. Car on se rappelle déjà la réaction des premiers face à l’arrivée d’Uber quelques années plus tôt.

On rappelle aussi qu’Uber prévoit de lancer ses propres robotaxis en Europe dès 2026. Enfin, les statuts de la nouvelle filiale française, immatriculée le 29 juin avec un capital de 100 000 euros, indiquent que la société a pour objet de « fournir des services de transport à la demande à l’aide de véhicules autonomes et fournir des services destinés à l’offre commerciale de ces services par des tiers ».
Mais pour le moment, aucune date officielle de lancement n’a été confirmée. Et à vrai dire, aucune annonce n’a été faite pour le grand public.
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