Une taxe au kilomètre sur la voiture électrique en France ? La vérité sur cette rumeur

 
Dès 2028, les voitures électriques seront taxées au kilomètre au Royaume-Uni. Faut-il s’attendre à une même mesure en France ? On fait le point ci-dessous !
Citroën ë-C3 Aircross // Source : Citroën

À l’heure actuelle, rouler en voiture électrique est nettement plus intéressant qu’en modèle thermique sur le plan financier. Certes, le prix à l’achat est plus élevé, mais le coût à l’usage est fortement réduit. Et remplir sa batterie demeure encore bien moins cher que de remplir son réservoir d’essence ou de diesel. C’est d’ailleurs pour cette raison que les VE poursuivent leur développement et occupent de plus en plus de parts de marché. C’est le cas en Europe, mais globalement dans le monde entier.

Cependant, tout n’est pas rose non plus. Car voilà qu’un pays vient de voter en faveur d’une nouvelle taxe. Il s’agit du Royaume-Uni. À partir de 2028, il faudra payer environ 2,2 centimes par kilomètre parcouru au volant d’une voiture électrique. Cela correspond à une dépense d’environ 268 euros par an, avec une moyenne de 12 200 kilomètres. En ce qui concerne les hybrides rechargeables, la taxe sera de 1,1 centime par kilomètre.

Dans le détail, cette taxe baptisée Electric Vehicle Excise Duty (eVED) ne concernera que les voitures : les utilitaires, bus et motos électriques en seront exemptés au lancement. Elle s’ajoutera à la taxe de circulation (VED) que les véhicules électriques paient déjà outre-Manche depuis 2025. Le kilométrage sera déclaré par l’automobiliste puis vérifié lors du contrôle technique, sans boîtier GPS ni traçage des trajets.

Peugeot e-208
La Peugeot e-208 // Source : Peugeot France

Le but de cette mesure ? Pallier le manque à gagner lié au carburant. Car les recettes engrangées par ce dernier sont en chute libre face au développement des voitures électriques. De plus, le gouvernement rappelle que « le principe selon lequel les automobilistes qui conduisent davantage devraient contribuer davantage a reçu un soutien ». Mais alors, faut-il craindre une idée similaire en France ? Nous allons faire le point sur la situation dans la suite de notre article.

Une mesure envisagée ?

Il faut savoir que le Royaume-Uni n’est en réalité pas le seul pays à avoir adopté cette fiscalité. Et pour cause, c’est aussi le cas de plusieurs États américains, comme l’Oregon, l’Utah ou Hawaï, ainsi que de la Nouvelle-Zélande et de l’Islande. Dans tous les cas, la motivation est liée à la baisse de revenus causée par la diminution de la demande en carburant. Et qu’en est-il de la France ? Pour le moment, aucune annonce de ce type n’est prévue en France.

Toutefois, il est fort probable que cela ne dure pas éternellement. La Direction générale du Trésor avait en effet publié un document fin 2023 sur l’électrification du parc automobile. Elle estimait que le passage massif à la voiture électrique pourrait engendrer un manque à gagner de 13 milliards d’euros d’ici à 2030. Un chiffre qui passerait à 30 milliards d’euros à l’horizon 2050. Certes, aucune taxe au kilomètre n’est pour le moment envisagée. Mais il est probable que cela soit déjà en discussion.

Cependant, et comme l’indique BFM TV, d’autres mesures pourraient aussi être mises en place. Parmi elles, la surveillance du kilométrage lors du contrôle technique, ou via une télématique embarquée. Il est aussi possible que l’État opte plutôt pour une surtaxe lors de l’immatriculation, comme c’est le cas pour le malus écologique. N’oublions pas non plus qu’un malus au poids est aussi en discussion depuis plusieurs années…


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