
Revenue en Europe en 2019, MG fait partie de ces constructeurs chinois bien décidés à s’imposer chez nous. Et on peut dire que le succès est au rendez-vous pour la firme, qui propose désormais une gamme bien remplie. Toutefois, il y a encore un petit hic. Elle continue en effet de produire ses autos électriques en Chine, ce qui l’oblige à composer avec les droits de douane. Ces derniers ont été mis en place par l’Union européenne, afin de protéger son marché local.
C’est ainsi que les voitures électriques de la marque sont actuellement taxées à 45 %. Une punition qui est évidemment répercutée sur le prix d’achat pour les clients. Mais cela devrait changer, car SAIC, maison-mère de MG, prévoit depuis 2024 de construire sa propre usine en Europe. Et c’est l’Espagne qui a été choisie, comme nous l’avions expliqué. Or, voilà qu’une nouvelle étape vient tout juste d’être franchie, comme l’indique Automotive News.

Le ministère espagnol de la Défense vient en effet de donner son feu vert au projet du groupe chinois, dernière étape avant l’approbation finale du Conseil des ministres. C’est plutôt une bonne nouvelle, aussi bien pour les clients que pour l’économie locale. Sauf que les services de renseignement espagnols tirent la sonnette d’alarme, comme l’ont révélé les quotidiens El País et El Mundo.
Une usine à 5 km d’une base navale
En fait, ces derniers s’alarment sur un risque très concret : l’espionnage industriel. Car l’usine du groupe SAIC devrait être construite à seulement 5 kilomètres de Ferrol. Si cela ne vous dit rien, il s’agit en fait d’un port particulièrement important pour la marine espagnole. De plus, il s’agit également d’un point de maintenance pour les frégates F-100. Ces dernières participent notamment aux missions de l’OTAN dans le monde entier.
Les autorités craignent que le groupe chinois accède à des informations sensibles « sur les mouvements quotidiens de la marine », selon des sources militaires anonymes citées par la presse espagnole. Ces craintes ne semblent pas entendues par le gouvernement, le ministère de la Défense n’y voyant aucun souci. Engagé dans les discussions avec SAIC Motor, il n’a exprimé « aucune inquiétude concernant la sécurité ».

L’agence de presse Reuters s’est entretenue avec le ministère, qui rappelle que « le projet serait soumis à l’approbation d’un comité des investissements stratégiques, lequel pourrait imposer des conditions, notamment en matière de sécurité ». Pour mémoire, cette usine devrait permettre de créer environ 2 000 emplois en Galice. Elle affichera une capacité de production de 120 000 véhicules chaque année. Le tout grâce à un investissement de 200 millions d’euros.
Le chantier ne démarrera toutefois pas tout de suite : la construction de l’usine est prévue pour 2027, pour une production qui débuterait en 2028. Le site doit être bâti en deux phases, la capacité de 120 000 véhicules par an n’étant visée qu’une fois la seconde tranche achevée.

Ce contenu est bloqué car vous n'avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par Disqus.
Pour pouvoir le visualiser, vous devez accepter l'usage étant opéré par Disqus avec vos données qui pourront être utilisées pour les finalités suivantes : vous permettre de visualiser et de partager des contenus avec des médias sociaux, favoriser le développement et l'amélioration des produits d'Humanoid et de ses partenaires, vous afficher des publicités personnalisées par rapport à votre profil et activité, vous définir un profil publicitaire personnalisé, mesurer la performance des publicités et du contenu de ce site et mesurer l'audience de ce site (en savoir plus)
En cliquant sur « J’accepte tout », vous consentez aux finalités susmentionnées pour l’ensemble des cookies et autres traceurs déposés par Humanoid et .
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies.