Sébastien Soriano, président de l’Arcep, annonce l’ouverture d’une dizaine de sites pilotes dédiés à la 5G en France en 2018 et 2019.

La 5G fait toujours plus parler d’elle. La prochaine étape de nos réseaux mobiles se prépare dans l’ombre, son lancement étant prévu pour l’Euro 2020.

Pendant que les fans de football attendent de grands matchs, les techniciens s’affairent plutôt à rendre cela possible. L’Arcep se penche aussi naturellement sur la question, et Sébastien Soriano nous donne plus d’informations quant aux premiers tests en France.

Des sites pilotes 5G dès 2018 en France

En interview pour le site Usine Nouvelle, le patron de l’Arcep a indiqué que neuf sites pilotes seraient déployés à partir de 2018 et en 2019. Ces sites permettront aux opérateurs et acteurs du secteur télécom intéressés de tester aussi bien leurs technologies que leur plan de commercialisation :

Nous comptons lancer des pilotes grandeur nature, y compris sur les aspects de commercialisation. Nous avons identifié une dizaine de métropoles sur lesquelles nous avons immédiatement des fréquences disponibles dans la bande des 3,5 GHz. Nous nous adressons à tous les acteurs : les opérateurs mobiles, mais aussi les acteurs d’infrastructures d’énergie, routière, portuaire, ferroviaire… et tous les industriels. Ils peuvent tous candidater.

Selon toute vraisemblance, ces pilotes se feraient technologiquement sur les bandes 3400 – 3800 MHz repérées par l’Autorité en mars dernier. La bande 26 GHz serait également concernée, faisant partie de la nouvelle génération de bandes « millimétriques » permettant des débits supérieurs.

Ces fréquences seront attribuées aux intéressés, et sont d’ores et déjà disponibles dans les agglomérations de Lyon, Bordeaux, Nantes, Lille, Le Havre, Saint-Étienne, Douai, Montpellier et Grenoble. En parallèle de ces tests, les conditions de déploiement de la 5G sont étudiées par l’Autorité afin de guider les opérateurs.

Que faire de la 5G ?

S’il est bon de voir que le développement de la 5G suit son bonhomme de chemin, un standard ayant déjà été établi pour les tests et les smartphones étant déjà prêts pour 2019, nous ne savons pas encore exactement ce qui se mijote autour de celle-ci. Et pour cela, il semble qu’il nous faille attendre une réponse plus claire de la part de nos opérateurs français.

À titre d’exemple, Orange a réussi à atteindre un débit de 15 Gb/s en test laboratoire… mais à quelle fin utilisera-t-il ce regain de débit ? Depuis quelques années, nombreux sont les acteurs à parler d’objets connectés avant de parler de performances améliorées.

On peut immédiatement le voir dans les magasins Bouygues Telecom par exemple, qui se sont diversifiés en poussant des accessoires connectés. La puissance de la 5G a toujours été présentée par les acteurs télécom en lien avec l’IoT, et son débit pourrait donc être amené à être séparé entre divers appareils.

Qui plus est, Stéphane Richard a souvent pointé du doigt la neutralité du Net comme un frein au déploiement de la 5G, toujours dans ce cadre de compartimentation du débit. Aussi, on aimerait surtout savoir à quelle sauce nous serons mangés à l’occasion de son déploiement.