Le constructeur chinois Xpeng continue son offensive sur le marché européen avec une nouvelle voiture électrique particulièrement attendue, la Xpeng L03. Lancée ce mercredi 7 octobre 2026 à partir de 34 990 euros, cette nouveauté s’attaque frontalement au segment très disputé des SUV familiaux électriques.
Si la voiture est affichée à 16 000 euros en Chine, les taxes et frais d’importation doublent son tarif chez nous. Produite là-bas, elle se prive en plus du bonus écologique en France.
Un design travaillé mais un coffre étonnamment exigu
Esthétiquement, ce SUV coupé de 4,65 mètres de long ne manque pas d’allure. Dessiné par Ranma Lopez – un ancien designer de chez Ferrari – , il affiche des lignes fluides, des poignées affleurantes et des portières sans montant très élégantes. En revanche, le bât blesse dès que l’on ouvre le coffre arrière. Avec seulement 367 litres de volume utile, l’espace de stockage se montre particulièrement restreint pour un véhicule de ce gabarit.
Pour compenser cette faiblesse, Xpeng a heureusement intégré un coffre de 69 litres à l’avant sur cette version à quatre roues motrices, ainsi qu’un espace généreux pour les passagers à l’arrière. L’empattement profite directement aux jambes, au détriment du coffre. C’est un choix d’aménagement très typique des productions chinoises.
Trois écrans à bord et une conduite tout en souplesse
À l’intérieur, la planche de bord se démarque par une profusion d’écrans. Contrairement à Tesla qui mise sur le côté dépouillé, la Xpeng L03 propose un combiné d’instrumentation solidaire de la colonne de direction, un grand écran central et un affichage tête haute – même si ce dernier a la fâcheuse tendance à disparaître si vous portez des lunettes de soleil polarisantes.
Côté technique, le modèle essayé dans sa version Performance Ultra développe 388 chevaux. Les accélérations se montrent franches (le 0 à 100 km/h est abattu en 4,5 secondes) pour une autonomie annoncée de 440 kilomètres. Sur la route, le comportement se révèle plus souple et mieux amorti qu’à bord d’une Tesla Model Y.
Le volant, très plat sur ses parties haute et basse, s’avère toutefois un poil déroutant lors des manœuvres. On regrettera aussi l’absence de mode de conduite à une seule pédale (one-pedal), pourtant bien pratique au quotidien. Reste à voir si ses qualités routières et son tarif agressif suffiront à compenser l’absence de bonus écologique de ce côté-ci de l’Europe.
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