Après avoir annoncé sa dissolution, le groupe Samsung est revenu sur sa décision. Malgré cela, le conglomérat compte bien rafraîchir son exécutif.

Après le désastre industriel qu’a été le Galaxy Note 7, Samsung a dû essuyer une autre crise d’ampleur. Lee Jae-Yong, le patron du conglomérat a été mis en examen pour une affaire de corruption impliquant l’ex-présidente de la Corée du Sud et entraînant la destitution de cette dernière.

À la suite de tous ces deux fiascos majeurs, et sous la pression des actionnaires, Samsung avait annoncé sa dissolution pour se transformer en trois entités indépendantes : Samsung Electronics, Samsung Life Insurance et Samsung Construction & Trading Corporation.

Scission annulée

Le but était de rassurer les actionnaires en leur promettant une meilleure gouvernance des nombreuses activités du groupe. Mais patatras ! Lors de l’assemblée générale de Samsung Electronics, Kwon Oh-Hyun, le président du conseil d’administration a déclaré que l’étude des aspects légaux et fiscaux d’une telle dissolution avait permis d’identifier « certains effets négatifs ».

Une nouvelle équipe dirigeante

Autrement dit, le conglomérat revient sur sa décision en expliquant qu’une telle scission était « difficile à mettre en œuvre à ce stade-là ». Kwon Oh-Hyun précise cependant qu’une nouvelle commission de gouvernance sera bel et bien mise en place à la fin du mois d’avril. Comprenez : l’équipe dirigeante de Samsung va être renouvelée dans un mois.

Cela ne va pas être de tout repos non plus, car « des incertitudes sur l’environnement interne et externe du groupe » gênent le recrutement de « cadres dirigeants étrangers qui ont l’expérience exécutive des grands groupes ». Pour la Corée du Sud, toutes ces tractations en interne monopolisent l’attention. Et pour cause : Samsung représente environ un cinquième du PIB national.