Razer veut sa part du gâteau de l’IA et lance un monstre à 4 GPU qui n’est pas pour vous

 
C’est le pivot classique du moment, ou presque. Razer, le roi du lifestyle gamer, s’attaque au monde professionnel. Avec le Razer Forge, la marque dévoile une station de travail Threadripper Pro pensée pour l’entraînement d’IA. C’est certainement de l’argent facile en 2026.
Source : Razer

Le Razer Forge. Ne cherchez pas le logo vert fluo rétroéclairé sur la façade : c’est une boîte noire, austère, industrielle.

Razer ne veut plus seulement votre argent de poche de gamer, ils veulent l’argent de votre entreprise. Pourquoi ? C’est simple : c’est là qu’est l’argent aujourd’hui. L’IA générative demande des ressources colossales, et Razer veut être celui qui vend les pelles pendant la ruée vers l’or.

Un monstre technique, pas un jouet

Le Razer Forge est une station de travail rackable. Concrètement, vous pouvez l’utiliser comme une tour gigantesque ou l’empiler dans une salle serveur. À l’intérieur, c’est la démesure nécessaire pour l’IA : un processeur AMD Ryzen Threadripper Pro pour gérer le tout, et surtout, de la place pour quatre cartes graphiques.

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On ne parle pas ici de mettre quatre RTX 5090 pour frimer sur 3DMark. La machine supporte des GPU professionnels Nvidia RTX 6000 Ada ou des solutions AMD équivalentes. Pour alimenter ce matériel, Razer a collé une alimentation de 2 000 Watts. C’est massif. Ajoutez à cela 8 slots de DDR5 et une double connexion Ethernet 10 Gb/s, et vous avez une machine taillée pour l’inférence locale ou le « fine-tuning » de modèles LLM (Large Language Models).

Source : Razer

La comparaison qui vient tout de suite en tête, c’est le Nvidia Digits, ces supercalculateurs personnels que l’on retrouve sous l’étiquette Nvidia, Asus, HP… Razer se positionne exactement sur ce créneau : le développeur IA qui a besoin de puissance locale sans dépendre à 100 % du cloud, ou la start-up qui veut garder ses données en interne.

Source : Razer

Le « AI Washing » est quand même là

Si le Forge est un vrai produit industriel, la marque en profite pour rebadger une partie de sa gamme existante. Le Blade 18 et le boîtier eGPU Core X sont désormais marketés comme du « matériel de développement IA ».

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Oui, un PC portable avec une grosse carte graphique peut faire tourner des modèles d’IA légers. Mais coller une étiquette « AI Dev Hardware », mais c’est ce qu’on appelle tirer sur la corde. C’est la tendance lourde de ce CES 2026 : si ça ne s’appelle pas « IA », ça ne se vend pas.

Source : Razer

Le vrai pari du Forge, c’est le service. Razer ne donne aucun prix public. Il faut contacter l’équipe commerciale.

Pourquoi ça pourrait marcher

La réalité ? Le marché du gaming stagne. Les gens gardent leur PC plus longtemps. Les prix augmentent. Il va se vendre moins de machines en 2026 qu’en 2025.

En face, les budgets IA explosent. Razer fait donc un choix pragmatique. Ce Forge n’est pas destiné à finir dans une chambre. Il vise les studios de création, les labos de recherche et les développeurs indépendants fortunés.

Mais la concurrence est rude. Des intégrateurs spécialisés sont là et toutes les marques en proposent désormais.


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