Vélo de ville électrique : les 5 raisons pour lesquelles les Français l’ont boudé en 2025

 
Des chiffres de l’Observatoire du cycle 2025 ressort une baisse marquante : les ventes de vélos électriques de ville ont reculé de 29 % l’an passé, pour atteindre 105 000 unités. L’Union Sport & Cycle a présenté des raisons pour le moins rationnelles pour expliquer cette dégringolade.
vélo ville
Source : Febiyan via Unsplash

Sans surprise, les chiffres de la filière française du cycle sont en net recul en 2025 : -6,2 % sur les vélos neufs (1 836 710), et -16 % pour la seconde année consécutive pour les vélos électriques (507 000 ventes). L’USC a par ailleurs donné des détails intéressants sur la répartition des ventes de VAE, par segment.

Et un segment a particulièrement été touché : le vélo de ville électrique, recensé à 105 000 unités vendues, soit un recul de 29 %. Forcément, une question se pose : pourquoi le VAE urbain souffre-t-il autant ? L’USC a apporté des explications intéressantes.

La fin des subventions et l’épargne des ménages

Il y a d’abord des facteurs économiques immédiats. André Ghestem, directeur de la commission Cycle chez l’Union Sport & Cycle (USC), met en exergue un comportement plus prudent des acheteurs : « C’est conjoncturel, les consommateurs épargnent plus. ».

Deuxième facteur : l’arrêt des aides à l’achat. « Ce sont des décisions, et on peut défendre nos intérêts. En 2024, 50 000 vélos ont été aidés par des aides à l’achat, pour un montant moyen de 500 euros. Cette année, on fait – 42 000 dans le vélo de ville, tiens tiens. ».

Veligo location vélo électrique Île-de-France
Source : IDF Mobilités

Au-delà de la disparition des coups de pouce financiers, le marché subit aussi une transformation des usages. La possession d’un vélo neuf n’est plus l’unique option.

Selon André Ghestem, l’entretien des parcs existants joue un rôle majeur : « On a des changements de mode de consommation : pour le vélo de ville, il y a un impact des vélos électriques en libre-service qui existe. Vous avez aussi la location longue durée, vous avez la réparation. Plus vous réparez, plus vous augmentez la durée de vie du vélo, plus vous le renouvelez tard. ».

L’essor de la location

Cette mutation est confirmée par Denis Briscardieu, président de Cyclelab. Il identifie cinq leviers qui détournent les clients des circuits de vente traditionnels : « Le vélo en libre-service type Vélib’, le vélo en location longue durée type Véligo, le vélo en free floating, la seconde main et le vélo d’entreprise qui commence à éclore sur notre marché. Ça répond à une pratique des citadins », explique-t-il.

Test Decathlon Rockrider E-ACTV 900 VTC électrique
Source : M. Lauraux pour Frandroid

Et de poursuivre : « Si on regarde le besoin face au vol des vélos et l‘insécurité routière, on peut comprendre qu’ils cherchent un usage de trajet court. On peut aussi analyser que le Véligo est un concurrent direct. Ils concurrencent la distribution classique. ».

La résistance du VTC

Aussi, on peut s’imaginer que le VTC électrique est susceptible de faire de l’ombre au vélo de ville. Ce type de VAE apporte bien des avantages : plus polyvalent et plus confortable. Il répond aussi bien aux besoins des trajets quotidiens qu’aux sorties en forêt le week-end, séduisant ainsi les utilisateurs par sa capacité à couvrir des environnements urbains et périurbains.

Le vélo tout chemin électrique montre d’ailleurs une meilleure résistance que l’urbain. Alors que l’ensemble du marché du VAE chute de 16 %, le VTC électrique ne baisse « que » de 6 %.

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