
Le 5 juin, c’est la dernière deadline fixée pour que le consortium Bouygues-Orange-Iliad finalise un accord de rachat pour SFR. Initialement fixée au 15 mai, elle a dû être repoussée de trois semaines mais le calendrier pourrait là aussi ne pas être tenu selon Les Echos. À huit jours de l’échéance, plusieurs points de blocage sont encore à résoudre, dont un problème d’un montant de 650 millions d’euros…
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Encore 8 jours et des tas d’incertitudes
Cette somme de 650 millions d’euros correspond à un complément de prix s’ajoutant aux 20,35 milliards du rachat. Ce blocage, source de tractations quant au montant et aux modalités de versement, cristalliserait une majeure partie des discussions selon Les Echos. Et ce en plus de l’avenir des marques de SFR et des contrats de location de pylônes dont certains font doublon. Selon une source proche du dossier interrogée par nos confrères, il reste un « bon espoir que cette deadline soit tenue. Mais à ce stade, il n’y a pas de certitude qu’elle soit maintenue« .
Mais pourquoi ce complément de prix ? Ces 650 millions d’euros seraient injectés dans les réseaux de SFR afin d’assurer son bon fonctionnement en attendant la migration de tous les abonnés qui n’est pas attendue avant 2030. Le but pour les racheteurs étant d’éviter de récupérer des infrastructures dysfonctionnelles et délabrées, surtout pour Bouygues Telecom qui en récupère la plus grosse part. D’autant plus que SFR est connu pour minimiser ses investissements dans son réseau, notamment sa fibre optique qui est la moins performante du marché.
Quoiqu’il en soit, si la limite du 5 juin est dépassée, deux cas de figure se dessinent. Soit Patrick Drahi prolonge une nouvelle fois la période d’exclusivité, soit le consortium perd l’exclusivité et d’autres acheteurs sont invités à la table des négociations.
Les racheteurs préfèrent jouer à domicile
Enfin, c’est une autre course contre-la-montre qui se joue en parallèle. Les racheteurs souhaitent que leur dossier soit examiné par l’Autorité de la Concurrence à Paris et non la Commission Européenne à Bruxelles.
Quand bien même l’UE serait aujourd’hui un peu plus encline aux consolidations pour dynamiser la concurrence européenne, les opérateurs préfèrent jouer à domicile. Au vu de son statut d’opérateur européen, Iliad (Free) doit présenter son dossier à Bruxelles. Orange a de son coté encore le temps pour introduire sa demande de prénotification à Paris, fin juin plus exactement, avant la finalisation du rachat de MasOrange en Espagne.
Mais « même si le dossier d’Orange venait à être introduit à Bruxelles, il y aura une forte pression pour que celui-ci soit renvoyé en France pour un examen unique du rachat de SFR par l’Autorité de la concurrence locale » selon une source proche du dossier.
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