BMW confirme l’arrivée d’un SUV à hydrogène : pourquoi c’est une mauvaise idée

 

BMW annonce la production de masse d'un SUV roulant à l'hydrogène pour 2025. Il sera le successeur du iX5 dont la commercialisation est prévue pour cette année.

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En septembre 2021, BMW avait dévoilé au salon de Berlin un prototype de son SUV électrique iX5 dans une version équipée d’une pile à combustible à hydrogène. Depuis, la conception du SUV suit son cours, avec notamment des essais hivernaux en début d’année en Suède. Une petite série du iX5 version hydrogène devrait être produite cette année.

Mais il y a quelques jours, Pieter Nota, un cadre de chez BMW, a confirmé l’arrivée prochaine d’un SUV hydrogène pour 2025. L’idée est bel et bien de proposer un produit de masse, à l’image de la Toyota Mirai. Et justement, le constructeur allemand compte bien sur l’expertise du constructeur japonais pour l’aider dans la conception de ce futur SUV.

L’hydrogène, la solution pour les SUV ?

Lors d’une interview avec le média Nikkei, le cadre allemand a précisé que la pile à combustible avait du sens pour un SUV. Sûrement du fait de son gabarit qui permet de caser les moteurs électriques, la pile à combustible, la batterie et le réservoir à hydrogène. Mais aussi parce qu’un SUV consomme davantage qu’une berline, et que l’hydrogène permet de stocker plus d’énergie dans un véhicule que son homologue à batterie, du moins pour le moment. Toujours est-il que le cadre de BMW a précisé que l’idée n’était pas de remplacer les voitures électriques par des voitures hydrogènes, mais d’explorer toutes les possibilités.

Les inconvénients de l’hydrogène

Mais l’hydrogène comporte encore de nombreux inconvénients face aux batteries lithium. La première, c’est le surcoût lors de la production, de l’utilisation et aussi pour le réseau de recharge. La Toyota Mirai est ainsi vendue 71 500 euros et elle nécessite un plein d’environ 60 euros pour parcourir les 650 km d’autonomie promis par le constructeur japonais. Pour la recharge, l’installation d’une station à hydrogène coûte approximativement 2 millions d’euros. À comparer aux 30 000 dollars (environ 29 500 euros) que coûte l’installation d’une borne Superchargeur de Tesla selon des documents repérés par Forbes.

Le problème de l’hydrogène vert et l’avis du GIEC

Il reste également à réussir à produire de l’hydrogène vert (à partir d’énergies renouvelables) en quantité, sans quoi l’hydrogène polluerait trop pour sauver la planète du réchauffement climatique. Mais il faudra aussi réussir à réduire les risques de fuites afin de pouvoir en faire une énergie vraiment utile et accessible au plus grand nombre.

Dans les années à venir, il est très improbable que l’hydrogène s’impose dans l’industrie automobile, mais plutôt pour des usages plus lourds, à l’image de l’aviation et du domaine maritime. C’est d’ailleurs ce que recommande le dernier rapport du GIEC : conserver les batteries pour les véhicules légers et explorer la piste de l’hydrogène pour les véhicules lourds. Les voitures électriques à batterie ont donc encore de beaux jours devant elles et ce n’est que le début.

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