« C’est un signal positif » : après avoir conquis la Chine, voici le plan de BYD pour inonder l’Europe de voitures électriques et hybrides

 
Déjà leader de la voiture électrique en Chine et dans le reste du monde, BYD veut désormais se faire une place de choix en Europe. Et voilà comment il compte procéder.
BYD Dolphin Surf // Source : BYD

Si vous ne connaissiez pas encore BYD il a seulement cinq ans, le constructeur chinois est désormais bien installé chez nous. Arrivé en 2023 sur le Vieux Continent, il possède aujourd’hui une gamme bien remplie, qui va de la petite Dolphin Surf à la Seal U. Mais il veut désormais aller encore plus loin.

Une expansion en Europe

Le marché chinois traverse une période difficile, notamment à cause d’une guerre des prix intense et d’une concurrence qui l’est tout autant. Alors, BYD veut désormais s’exporter dans le reste du monde. Une stratégie déjà bien entamée, puisque le constructeur avait vendu pas moins de 878 498 voitures en dehors de son pays natal. Et désormais, il vise la barre des 1,3 million dès 2026. Ce qui représente une augmentation de 24 % par rapport à 2025.

Et c’est surtout le marché européen qui est visé, comme l’avait déjà indiqué la vice-présidente de l’entreprise, Stella Li. Des déclarations désormais confirmées par Automotive News China, qui rapporte que le géant mondial a confirmé ses ambitions pour notre continent. Ces dernières ont été détaillées par Li Yunfei, directeur général de la division marque et relations publiques de BYD lors d’une conférence donnée à Shanghai. Il rappelle que le constructeur envisage la construction d’une nouvelle usine en Europe.

Usine de la BYD Dolphin

Et cela afin de répondre à la forte croissance sur ce marché. Pour le moment, aucun pays n’a été confirmé, mais les discussions tourneraient autour de l’Espagne et de l’Allemagne. Actuellement, un autre site de production est en construction en Turquie, tandis que l’entreprise possède une usine en Hongrie. Celle-ci sera prête au printemps et devrait assurer la production de la Dolphin Surf. Pas moins de 150 000 autos devraient sortir des chaînes chaque année, de quoi couvrir toutes les ventes européennes en 2025.

Au fil des années, le géant chinois s’est de plus en plus intéressé au reste du monde. En 2023, ses ventes internationales ne représentaient que 8 %, contre 23 % en 2025. Rien qu’en Europe, les ventes de BYD ont triplé entre 2024 et 2025, pour atteindre les 187 657 véhicules. D’où l’importance de produire des autos directement sur place. Et cela pour une raison très simple : la fiscalité. Car on le rappelle, les voitures électriques assemblées en Chine sont soumises aux droits de douane sur le continent.

De nouveaux axes de développement

Pour mémoire, BYD est soumis à une taxe de 27 %, tandis que ses hybrides rechargeables le sont de l’ordre de 10 %. De plus, le constructeur estime que c’est la période idéale pour développer son activité dans le reste du monde. Son patron Wang Chuanfu rappelle que « les prix sur les marchés étrangers sont relativement stables, ce qui est d’une grande importance pour l’optimisation de la structure globale des bénéfices de l’entreprise ». Et il estime que le marché européen évolue de la même manière qu’en Chine.

Désormais, ce sont les clients privés qui achètent plus de voitures électriques que les flottes. C’est notamment le cas en France, en Espagne ou encore en Italie, entre autres. Ainsi, il estime que le Vieux Continent représentera un tiers des ventes mondiales de BYD en 2026. Cela notamment grâce au bouche-à-oreille des clients satisfaits, qui aident le constructeur à améliorer sa réputation. Mais cela n’est pas le seul pilier de sa stratégie pour se développer. L’entreprise mise aussi sur un réseau dense.

BRAZIL-BAHIA-CAMACARI-BYD

Elle annonce que le nombre de points de vente devrait passer a 2 000 dans toute l’Europe d’ici fin 2026. Par ailleurs, le constructeur chinois va déployer dès cette même année sa technologie de charge ultra-rapide Flash Megawatt, qui permet de délivrer une puissance pouvantatteindre les 1 000 kW. De quoi charger une voiture électrique en seulement 10 minutes.

En parallèle, BYD lorgne aussi sur le Canada, un marchéà fort potentiel selon lui. Et cela grâce à un accord commercial qui devrait lui faciliter la tâche.


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