
Des géants comme BYD, Geely (Volvo, Zeekr, Lotus) ou Nissan ont décidé de standardiser leur développement sur l’architecture de Nvidia. On parle ici de véhicules de niveau 4, c’est-à-dire capables de se débrouiller seuls dans la grande majorité des situations sans intervention humaine.
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Le niveau 4 de conduite autonome, selon la classification SAE, permet à une voiture de gérer entièrement la conduite sans intervention humaine dans des zones ou conditions prédéfinies (comme des autoroutes ou villes cartographiées), mais le conducteur peut être requis en cas de sortie de ces limites.
En mars 2026, le niveau 4 est déployé de manière limitée, principalement pour des robotaxis ou services dédiés (comme Waymo aux États-Unis), mais pas encore pour les voitures grand public en Europe ou ailleurs de façon massive. La France autorise des tests en zones définies avec supervision, et une réglementation ONU pour le niveau 4 est attendue mi-2026. Des essais urbains sont prévus en Europe pour 2027.

A titre de comparaison, Tesla reste au niveau 2 avec son Full Self-Driving (FSD v14), car la technologie nécessite encore une supervision constante du conducteur. Le constructeur américain vise un FSD « Unsupervised » (niveau 4 potentiel dans zones géofencées) en 2026, avec des tests internes de robotaxis sans superviseur à Austin.
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En Chine, Huawei progresse avec son système Qiankun ADS 4, au niveau 3 sur autoroutes, et prépare des pilotes niveau 4 urbains dès 2026, sans commercialisation massive pour le moment.
Nvidia et Uber, main dans la main
Pour Nvidia, le plus impressionnant reste l’accord avec Uber. On ne parle plus de tests dans les rues de Phoenix, mais d’un déploiement massif dans 28 marchés d’ici 2028. Les premiers robotaxis entièrement motorisés par la suite logicielle Nvidia DRIVE AV débarqueront à Los Angeles et San Francisco dès le premier semestre 2027.
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Pour retenir aux constructeurs chinois, BYD utilisait déjà des puces Nvidia pour ses aides à la conduite classiques. Désormais, ils passent à la vitesse supérieure en intégrant tout l’écosystème, hardware et software, pour atteindre le niveau 4 d’autonomie.
La puce Thor, le juge de paix
Pourquoi ce choix alors que des solutions locales comme Huawei ou Baidu existent ? La réponse tient en un mot : Thor. Ce processeur (SoC) de nouvelle génération est une brute de puissance capable de centraliser toutes les fonctions intelligentes d’une voiture. Geely l’a bien compris en l’intégrant massivement dans ses modèles Zeekr, ceux-là mêmes qui servent de base à la future flotte de Waymo aux États-Unis.
Il ne s’agit pas que de puissance brute. En adoptant Hyperion, ces constructeurs achètent aussi Alpamayo 1.5. C’est le nouveau modèle de raisonnement de Nvidia. Contrairement aux systèmes basiques qui réagissent selon des règles pré-établies, Alpamayo « comprend » son environnement grâce à l’IA générative. Vous pouvez même lui donner des instructions en langage naturel.
Le plus piquant dans l’histoire ? Ces puces sont au cœur des tensions géopolitiques. Malgré les restrictions d’exportation américaines, Nvidia parvient à maintenir son emprise sur le marché chinois. L’administration Trump a récemment validé la vente de puces H200 à la Chine, signe que le pragmatisme économique l’emporte parfois sur la guerre froide technologique.
Pour déployer des robotaxis et des voitures autonomes à l’échelle mondiale, comme Uber s’apprête à le faire avec NVIDIA dans 28 marchés, il faut des garanties de sécurité béton. C’est là qu’intervient Halos OS, la nouvelle architecture de sécurité présentée par Nvidia.

Ce système agit comme une couche de vérification ultime. Si l’IA de conduite prend une décision risquée, Halos OS intervient pour remettre la voiture sur une trajectoire sûre. « Nous aidons nos partenaires à construire une architecture sûre capable de compenser toute défaillance d’un capteur ou d’un ordinateur », explique Ali Kani, VP automobile chez Nvidia dans le communiqué de presse de la marque. Pour BYD et Geely, c’est une police d’assurance indispensable pour s’exporter hors de Chine.
Bref, BYD et Geely vont intégrer la plateforme Nvidia Drive Thor et Orin dans leurs voitures électriques pour l’IA embarquée et la conduite autonome, y compris dans leur gamme chinoise de nouvelle génération. Mais il n’y a pas que ces deux groupes, on parle aussi de Nissan, Isuzu et Hyundai Motor. Sans compter les partenariats existants, dont ceux avec Aurora, Nuro, Sony, Uber, Stellantis et Lucid.
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