Pour diminuer le prix des voitures électrique, Ford veut suivre le même chemin que Tesla et Renault

 

Le patron de Ford, Jim Farley, a récemment donné une interview concernant l'avenir du constructeur, notamment au sujet des voitures électriques. La stratégie prise par le constructeur américain est sans équivoque : ses futures voitures électriques seront moins "compliquées" et n'auront pas forcément de grosses batteries.

Comme vous pouvez le constater, le nouveau Ford F-150 Lightning n’est pas tout à fait en cohérence avec les propos du patron de chez Ford // Source : Ford

Il y a quelques mois, le patron de Tesla, Elon Musk, avait précisé qu’une voiture avec plus de 1 000 km d’autonomie et, par conséquent, avec une grosse batterie amenant plus de poids n’était pas quelque chose d’utile et que personne n’en avait vraiment besoin.

Beaucoup ont vu en ces déclarations une sorte de paradoxe, surtout quand on sait que l’autonomie est l’un des principaux freins à l’achat d’une voiture électrique. Sauf qu’avec la multiplication des infrastructures de recharge et le travail effectué sur les voitures électriques (aérodynamisme, poids…), sont autant d’éléments qui prouvent qu’une énorme batterie n’est pas forcément nécessaire pour une voiture électrique.

Ford compte plutôt faire des économies

Voilà pour les contraintes techniques. D’un point de vue financier, produire de plus petites batteries et des voitures électriques moins « complexes » a aussi un autre intérêt pour Ford : faire des économies. Et c’est précisément de ça dont il s’agit pour Ford.

« Nos futurs véhicules électriques pourront être mises à jour par logiciel ; cela signifie donc une toute nouvelle architecture électrique », a précisé le dirigeant, « et ils vont être radicalement simplifiés : imaginez trois styles de carrosserie, chacun avec un potentiel de volume allant jusqu’à un million d’unités, et juste une poignée de configurations pouvant être commandées ».

Il en va de même pour les batteries, où Ford en proposera plusieurs, mais toutes seront adaptables à n’importe quel modèle de la gamme. « Nous voulons concevoir la plus petite batterie possible, mais aussi la plus compétitive », a précisé Jim Farley, qui a également noté la nécessité d’une « simplification radicale », c’est-à-dire avec beaucoup moins de fixations et de supports, par exemple.

Tout cela ressemble fortement au modèle Tesla, où les configurations possibles sont peu nombreuses en comparaison des autres constructeurs. Et c’est bien vers ce chemin que compte se diriger Ford.

Ford a annoncé l’arrivée très prochaine d’un nouveau SUV 100 % électrique pour le marché européen // Source : Ford

La concurrence asiatique s’affûte

Ford semble donc se préparer à une guerre des prix et compte tirer au maximum ses coûts de production pour, d’une part, faire face à l’augmentation des matières premières, mais aussi d’autre part contenir ses prix, notamment face à la concurrence.

En effet, c’est bien là aussi que cela va se jouer, surtout avec les constructeurs chinois qui peuvent se permettre de « casser » les prix grâce à un contrôle quasi total de leur chaîne d’approvisionnement et de production. Ford a déjà sécurisé son avenir à court terme en signant notamment un partenariat avec Volkswagen et le partage de leur plateforme MEB afin de minimiser les coûts de production et de développement. Rappelons aussi que Ford prévoit une voiture électrique à moins de 25 000 dollars.

Mais est-ce que cela suffira à faire face à une concurrence asiatique qui, en plus de proposer des produits convaincants, peut même se permettre de les commercialiser à « moindre coût » ? Rien n’est moins sûr. En tout cas, c’est la stratégie que souhaite également prendre Renault. Des petites batteries, qui se rechargent rapidement.


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