Après la conférence de Google lors de la GDC pour présenter son service de jeu vidéo en streaming Stadia, quelques questions restaient en suspens. Le responsable de la plateforme, Phil Harrison, a finalement répondu à certaines interrogations par la suite quant au débit nécessaire ou au matériel compatible.

Ce mardi, Google faisait son entrée dans l’industrie du jeu vidéo. Après plusieurs mois d’attente, la firme a présenté Stadia, son service de jeu vidéo dans le cloud. On a en effet pu découvrir les configurations des serveurs faisant tourner les jeux ou la simplicité de connexion, directement depuis un navigateur Internet, sans avoir à télécharger les logiciels.

Néanmoins, de nombreuses questions restaient encore en suspens quant au modèle économique du service — par abonnement ou en paiement par jeu –, pour les périphériques compatibles, les jeux disponibles ou la date de lancement. Invité par le podcast Splitscreen du site Kotaku, spécialisé dans le jeu vidéo, Phil Harrison, responsable de la division Stadia, a répondu à certaines d’entre elles.

De la 4K à 60 FPS à partir de 30 Mbps

On savait déjà, grâce au site Internet de Stadia, qu’il serait nécessaire d’avoir une « connexion Internet haut débit » pour profiter du service. Néanmoins, ce terme relativement vague ne permettait pas de connaître la bande-passante nécessaire pour profiter du flux vidéo en bonne qualité. Phil Harrison a ainsi affirmé que lors des tests de Stadia, avec Project Stream, il était possible de jouer en 1080p à 60 fps grâce à une connexion de 25 Mbps. « Avec les innovations qu’on a fait au niveau du streaming et pour la compression depuis, lorsque nous nous lancerons vous aurez accès à de la 4K avec une connexion de seulement 30 Mbps », a-t-il détaillé. Quant à la question de savoir si les jeux seront accessibles en l’absence de réseau Internet, le responsable de Stadia a répondu par la négative : « Tous nos jeux sont conçus pour jouer en réseau. C’est ce qu’on a indiqué, les serveurs sont votre plateforme ».

Toujours concernant l’aspect technique, Phil Harrison a expliqué qu’au lancement, il faudrait nécessairement un Chromecast pour jouer sur son téléviseur, mais a indiqué que d’autres téléviseurs connectés pourraient supporter le service à plus ou moins long terme : « A l’avenir, on s’attend à avoir davantage de téléviseurs qui auront cette fonctionnalité d’intégrée, mais au lancement vous aurez besoin d’un Chromecast ». Il a précisé par ailleurs que le jeu sur téléviseur nécessitera nécessairement l’obtention de la manette Stadia Controller, mais qu’une simple manette USB suffira pour jouer sur ordinateur.

Le modèle économique, toujours grande inconnue de Stadia

Phil Harrison a cependant refusé de parler de la question du modèle économique. Interrogé quant à savoir s’il s’agirait d’un abonnement payant ou de jeux payants, le responsable de Stadia a refusé de répondre, mais a indiqué que les joueurs intéressés en sauraient plus prochainement. « Nous en parlerons en détail durant l’été », a-t-il affirmé, sans toutefois répondre quant à une éventuelle présence de Stadia durant l’E3, le grand salon du jeu vidéo de Los Angeles qui se tiendra du 11 au 14 juin prochain.

C’est également durant l’été que Google prévoit de donner davantage d’informations quant aux jeux disponibles au lancement et dans les mois suivants. Outre Ubisoft, qui a déjà annoncé être partenaire de Google Stadia, Phil Harrison a refusé de donner davantage de noms, se contentant de teaser quelques surprises : « L’équipe a fait un travail formidable pour discuter avec nos partenaires partout dans le monde, des grands comme des petits, certains que vous serez très étonnés de découvrir et certains dont vous vous doutez déjà ».

Enfin, à propos du studio de développement de jeux interne à Google, Stadia Games and Entertainement dirigé par Jade Raymond, Phil Harrison a expliqué que les jeux développés resteront exclusifs à Stadia et qu’il ne faudra donc pas les attendre sur d’autres plateformes. Reste que le studio vient tout juste de naître et que ses jeux ne seront probablement pas disponibles dès le lancement de la plateforme d’ici la fin de l’année.

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