Un représentant de Huawei a affirmé qu’il n’avait laissé aucune porte dérobée sur ses équipements 5G et que le gouvernement chinois ne lui a jamais demandé de le faire.

Photo : Pierre Metivier

Depuis que les États-Unis sont partis en guerre contre Huawei, l’entreprise chinoise doit faire face au risque de bannissement des réseaux 5G de plusieurs alliés de Washington. Le gouvernement américain accuse en effet la firme d’être un outil d’espionnage au service de Pékin et met en cause ses infrastructures 5G.

Le ton entre les deux parties est vite monté jusqu’au point où le fondateur de Huawei a déclaré que les États-Unis étaient « incapables » de les écraser. Dans ce genre de ce cas, il est bon d’essayer de calmer le jeu et c’est ce qu’a plus ou moins tenté de faire l’entreprise chinoise lors d’une conférence de presse au Canada.

Pas de porte dérobée

Le voisin des États-Unis songerait lui aussi à bannir Huawei de son réseau 5G, car il craint que le gouvernement chinois lui ait demandé de placer des backdoors — ou portes dérobées en français — dans ses équipements. Rappelons que ce terme désigne un accès secret à un logiciel permettant ainsi de collecter des données à l’insu de l’utilisateur.

Huawei a tenu à nier ces allégations : « nous n’exécuterons jamais cette requête » a ainsi déclaré Liang Hua, le directeur financier par intérim du groupe. Il souligne l’attachement au respect de la loi de sa firme. Il précise par ailleurs que Huawei avait pris la peine de commander un avis juridique indépendant sur ses obligations, et s’assurer que le droit chinois n’obligeait en rien les entreprises à créer des portes dérobées dans leurs solutions.

Il conclut en affirmant que Huawei n’a jamais reçu de telle demande de la part du gouvernement chinois. Maintenant, reste à savoir si ces déclarations sauront calmer les inquiétudes canadiennes. Rappelons que c’est à Vancouver que Meng Wanzhou, la directrice financière et fille du fondateur du groupe, avait été arrêtée sur demande des autorités américaines.

Plus récemment, le Royaume-Uni allait à l’encontre de Washington en estimant que le potentiel danger représenté par Huawei pouvait facilement être géré. Et pendant ce temps-là, le Huawei Mate X est l’une des stars du MWC 2019.