Huawei se prépare toujours à utiliser une alternative à Android. Mais plutôt que d’utiliser AOSP, il se pourrait que le constructeur fasse le choix d’Aurora, un OS qui n’est pas basé sur Android.

Si le marché est dominé par iOS et Android, cela ne veut pas pour autant dire que certaines alternatives n’existent pas. Pour autant, la majorité d’entre elles sont basées sur Android AOSP.

Alors que Huawei arrivera bientôt à échéance du temps accordé par le gouvernement américain suite à son bannissement, l’entreprise cherche une alternative. On sait que Google lutte pour que Huawei ne quitte pas son giron, tandis qu’un OS est déjà développé en interne. Un autre plan se dessine aujourd’hui.

Aurora pourrait remplacer Android chez Huawei

Le journal russe The Bell, relayé par XDA Developers, a pu récupérer le témoignage de deux sources appuyant le fait que Guo Ping, un directeur de Huawei, s’est entretenu avec Konstantin Noskov, ministre des télécoms de l’administration de Moscou, à la tête de l’opérateur national Rostelecom. Le sujet de cette discussion : le possible usage d’Aurora OS.

Aurora était auparavant connu sous le nom de Sailfish OS, et est un système d’exploitation mobile basé directement sur Linux. Il a la particularité de pouvoir lancer des applications Android… et d’être poussé par le gouvernement russe. Il est le lointain parent de MeeGo, un système open source souhaitant promouvoir le libre sur smartphone.

I’m back in the USSR

Comme vous le savez déjà, le bannissement de Huawei est avant tout une affaire politique qui concerne surtout l’affrontement entre les États-Unis et la Chine. Le dernier pays a d’ailleurs commencé à réagir à cette affaire, même si la situation n’évolue pas sur ce plan pour l’instant.

Aussi, dans ce contexte, il est intéressant de constater que sans soutien de l’Amérique du Nord, Huawei pourrait tout simplement… aller vers son rival historique. Moins amusante est la main-mise de Vladimir Poutine, président de la Russie depuis décembre 1999, sur les organes du pays dont Rostelecom fait partie.

Voilà qui ne calmerait pas les suspicions d’espionnage entourant Huawei si tout cela était finalement appliqué.