Six mois avec le Huawei P30 Pro : la crise américaine ? Aucun problème

Ma petite entreprise connaît pas la crise

 

Cela fait six mois que j'ai le Huawei P30 Pro dans la poche. En six mois, beaucoup d'événements ont bouleversé le constructeur chinois et ont bloqué son avenir sur le marché. Mais pour moi, simple utilisateur ? Ça a été un bonheur.

Le Huawei P30 Pro, six mois plus tard

Lorsque l’on pense à Huawei en cette fin d’année 2019, on pense automatiquement aux déboires de l’entreprise chinoise face au gouvernement américain. Huawei est aujourd’hui synonyme d’absence de Google et ses services, de peur sur les années à venir et d’un Mate 30 Pro à peine sorti qui cristallise toutes ces pensées.

Cependant, le début de l’année 2019 souriait à Huawei. Après un Mate 20 Pro parfaitement exécuté (qui est devenu mon smartphone préféré de tous les temps), le constructeur sortait le P30 Pro, son nouveau fleuron de la photo, qui m’a parfaitement convaincu en test. Et après avoir cassé mon Mate 20 Pro, je l’ai pris en test longue durée. Voici mon retour après six mois passés avec le smartphone.

L’évidente inquiétude

Je suis à peu près sûr que votre première question sera la suivante : « alors, le suivi, qu’est-ce que ça donne ? ». Eh bien… génial. Je ne peux pas mentir sur ce point, Huawei n’a pas déçu sur le suivi de ce smartphone.

LE point qui a toujours été frustrant pour moi sur les smartphones Huawei est que l’interface des smartphones était extrêmement vieillissante. Sorti sous EMUI 9, le P30 Pro me faisait toujours penser à un smartphone de 2016.

Il y a des choses qu’un launcher alternatif ne cache pas, comme cet horrible volet de notification que je ne pouvais plus voir en peinture. Mais il y a quelques mois, j’ai pu profiter d’EMUI 10 sous Android 10 en bêta, puis recevoir une version stable quelques semaines après, et les changements qu’a faits Huawei ont tous été extrêmement positifs.

Le meilleur changement d’EMUI 10

L’interface est belle, plus fluide, et globalement plus stable. J’ai reçu 2/3 patchs de stabilité supplémentaire entre temps — le dernier il y a quelques jours seulement — pour me rassurer encore plus sur le suivi de l’entreprise malgré la situation. EMUI 10 en lui-même est très bon, même si le constructeur a toujours tendance à pousser beaucoup de notifications. On s’y fait, vite, et on les désactive facilement. Sur la durée, ce n’est plus un problème.

Mon Huawei P30 Pro ne connaît tout simplement pas la crise et continue d’être exactement ce que j’attends de lui sur ce point.

Grand et lourd

Avant de prendre le P30 Pro, j’ai utilisé longuement le Mate 20 Pro. Très longuement. Ce smartphone est vite devenu mon préféré de tous les temps pour un fait simple : les fonctionnalités qu’il réussissait à avoir et l’autonomie dont il faisait preuve malgré son format relativement petit.

À côté de cela, le P30 Pro est… un monstre. Plus grand, plus large, plus lourd aussi, il n’est définitivement pas aussi parfait pour ma main que l’était le Mate 20 Pro. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il est inconfortable, ses formes arrondies sur les côtés et plates sur le haut et le bas le rendent tout de même agréable à prendre en main au quotidien.

Atteindre le haut est une mission

Lorsque je teste un autre smartphone, et notamment le Pixel 4 XL, je remarque la différence de qualité de finition entre les deux. Mais lorsque je reprends le P30 Pro ensuite, je ne peux m’empêcher de me plaindre de son poids et du fait qu’il est difficile à utiliser à une main.

Le format n’est tout simplement pas exactement fait pour moi, comme le Mate 20 Pro l’était. C’est un excellent smartphone, mais je finis par me lasser des grands écrans et des poids lourds et ai une envie toute personnelle de revenir à un smartphone plus pratique.

Quel écran sublime

Tout cela est ironique sachant que c’est également avec le Huawei P30 Pro que je me suis mis à regarder de plus en plus de vidéos en mobilité, un réflexe que je n’avais pas jusque là. Jusqu’à peu, je préférais de loin attendre d’être devant mon téléviseur ou un ordinateur avant de consulter la moindre vidéo sur le net, et n’ai jamais vraiment compris pourquoi tant de vidéos étaient consultées sur smartphone dans le monde.

Mais mes trajets se sont multipliés sur l’année, notamment sur mes weekends, et j’ai souvent eu l’envie de regarder une compétition de jeu de combat en direct un samedi ou dimanche… tout en étant dans le train. Voilà qui m’a petit à petit poussé à regarder des vidéos sur mon smartphone, et profiter pleinement de mon forfait à 50 Go de données par mois.

Vidéo et chat dans le plus grand confort

Et sur ce point, le Huawei P30 Pro est loin d’avoir été une déception. Entre sa luminosité et son respect des couleurs (que j’ai réglé sur le profil DCI-P3), sans compter bien sûr la simple diagonale de la dalle, mon smartphone a toujours été excellent pour m’offrir une expérience de visionnage confortable.

Je ne peux par contre pas en dire autant des haut-parleurs. Repasser à un haut-parleur mono situé en bas du téléphone après avoir connu la stéréo du Mate 20 Pro est toujours source de frustration pour moi. De même pour l’absence de reconnaissance faciale 3D, bien pratique en basse luminosité sur le Mate 20 Pro et qui ici se base uniquement sur le capteur photo et le fait de pousser automatiquement la luminosité de l’écran à fond de nuit. Ce n’est pas une solution, mais un cache-misère.

Des photos toujours magnifiques

Mais le point d’orgue du Huawei P30 Pro à son annonce, comme c’est toujours le cas pour cette gamme d’ailleurs, a toujours été la partie photo. L’inclusion d’un capteur à filtre Rouge/Jaune/Bleu plutôt que Rouge/Vert/Bleu avait étonné alors, mais la qualité photo dans nos tests s’avérait être la même que sur le Mate 20 Pro.

À l’usage sur une aussi longue période, je suis loin d’être déçu. Malgré les nombreuses conditions différentes dans lesquelles je l’ai mis, le Huawei P30 Pro a toujours su m’offrir d’excellents clichés aux teintes bien naturelles et harmonieuses. C’est particulièrement sur son zoom que je n’ai jamais pu le prendre à défaut, me permettant non seulement de faire mon travail plus efficacement, mais aussi de capturer des choses que je n’aurais pas pu capturer auparavant (comme ce joli petit écureuil à Central Park).

Reste un point sur lequel j’ai été un peu déçu. Je ne saurais dire si la qualité a quelque peu baissé au fil des mises à jour, ou si cela provient du fait que j’ai testé de nombreux autres smartphones entre temps et notamment le Pixel 4 XL, mais la qualité des captures en intérieur ne me satisfait plus autant qu’avant. Plus particulièrement, ce sont les photos en intérieur lorsque la luminosité est bonne qui ne me satisfont pas entièrement, faute d’un bruit tout de même très (trop) prononcé malgré les conditions de capture pas si mauvaises que ça.

Au-delà de cela, la polyvalence de l’appareil est toujours le trait que j’apprécie le plus dans ces configurations à multiples capteurs. Pouvoir se rapprocher très près d’un sujet, puis s’éloigner, faire un ultra grand-angle, zoomer, et tout cela sans le moindre effort et avec une qualité tout de même consistante entre les capteurs est toujours pour moi le meilleur atout de ces smartphones. Le Huawei P30 Pro continue d’être un excellent outil pour s’amuser avec la photographie et trouver de beaux clichés facilement.

Toute la journée, peu importe ce que je fais

S’il y a bien un aspect sur lequel le Huawei P30 Pro ne m’a jamais déçu sur ces six mois, c’est son autonomie. Malgré mon utilisation souvent intensive, je ne suis pas vraiment capable de le vider et finis mes journées bien souvent aux alentours de 60 % sans même y prêter attention. Et ce sur des journées où je l’utilise relativement intensivement tout de même, les journées les plus denses se terminant aux alentours de 40 %.

Je joue peu, mais je consulte régulièrement mon téléphone et celui-ci est constamment en train de vibrer. Qu’il s’agisse de communiqués de presse ou de messages d’amis, il est rare qu’il ne s’anime pas toutes les dix minutes. Et surtout, j’aime prendre des photos, ce qui est une activité lourde pour un smartphone qu’importe la marque.

Quand on s’y fait, on ne s’en passe plus

Plus encore, si je me retrouve dans une situation où l’autonomie de base ne me suffit pas (suivi d’un événement par exemple), il me suffit de trouver une prise pour quelques minutes : la recharge rapide à 40W fait des merveilles pour lui redonner rapidement du jus sans qu’il soit un poids.

Et bien sûr, il y a la recharge sans fil dont je suis devenu très fan. Des bancs de recharge sont désormais disposés sur mon bureau et sur le bord de mon lit/canapé (petit appartement parisien oblige) pour me permettre de recharger facilement et simplement en travaillant ou avant d’aller me coucher. Avec un bonus que je n’avais pas prévu : pouvoir mettre à charger discrètement et en silence mon smartphone dans la pièce malgré le fait que quelqu’un s’y soit endormi. C’est tout bête, et c’est pour ça que c’est absolument génial.

Toujours debout

Me voilà donc au bout de six mois de relation avec ce Huawei P30 Pro. Et malgré une petite période de peur suite à la première annonce du bannissement de Huawei par le gouvernement américain, tout cela n’a eu aucun impact sur mon expérience : le smartphone est resté excellent.

Pour autant, je dois aussi avouer qu’après six mois (et cela est lié à ma profession bien sûr), j’ai envie de changer de smartphone. Pourquoi ? Parce que je m’aperçois qu’il ne me correspond pas vraiment, pas autant que le Mate 20 Pro avant lui.

Sa place la plus confortable : sur le bras de mon canapé

Et tout cela est uniquement dû à son format, un poil trop grand pour que je l’utilise quotidiennement sans aucun effort. Mes priorités changent également, faisant que je n’aurais rien contre un plus petit format tout aussi performant.

Mais en lui-même, le Huawei P30 Pro est loin de m’avoir déçu. Toujours performant et polyvalent en photo, m’offrant toujours une autonomie monstre et s’étant raffiné graphiquement avec la sortie d’EMUI 10, il n’a fait que s’améliorer à mes côtés.

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