Le « vaisseau spatial » de Hyundai passe à l’électrique : 20 min de charge, 9 places et un intérieur digne de la classe affaires

 
Présentée au Salon de Bruxelles, la version électrifiée du monospace coréen frappe fort. Attendue depuis quelques années par les familles nombreuses et les professionnels du transport de personne en quête de mobilité zéro émission, ce Staria Electric promet de bousculer un segment encore timide face à l’électrification.

Si le segment des monospaces n’existe quasiment plus sur nos marchés en raison de l’avènement des SUV, il y a un segment qui semble retrouver une nouvelle jeunesse : celui des vans.

Volkswagen ID. Buzz, Mercedes Classe V ou encore Lexus LM, ces modèles destinés aux professionnels du transport de personne ou bien aux grandes familles retrouvent un certain intérêt auprès des clients.

Les constructeurs auraient bien torts de s’en priver, notamment Hyundai qui profite du Salon de Bruxelles pour nous présenter la version électrique de son Staria, un véhicule qui était jusqu’à présente disponible en France uniquement en hybride.

Une base électrique convaincante

Mais plutôt que de se contenter d’une simple adaptation électrique de son van, le constructeur coréen a intégré une architecture de 800 volts, celle-là même qui équipe ses modèles comme la Ioniq 5. Concrètement, cela signifie qu’en 20 minutes chrono, la batterie de 84 kWh peut passer de 10 à 80 %.

Un argument massue qui permet à la Staria Electric de prendre une longueur d’avance sur le Volkswagen ID. Buzz et le Mercedes EQV, encore limités à des systèmes moins performants.

Avec son moteur électrique de 218 ch placé sur l’essieu avant, le Staria Electric affiche une autonomie estimée à 400 km WLTP. C’est honnête pour un véhicule de 5,25 mètres pesant certainement plus de deux tonnes.

Mais soyons honnêtes, avec l’aérodynamisme d’un parpaing sur roues, il faudra voir en conditions réelles si cette autonomie tient vraiment toutes ses promesses, surtout avec 9 passagers à bord et leurs bagages.

Un habitacle spacieux et connecté, mais sans révolution

À l’intérieur, on retrouve ce qui fait le charme du Staria depuis son lancement : un espace très généreux. Avec un empattement de plus de 3,20 mètres, même les passagers de la troisième rangée voyagent dans des conditions dignes d’une classe affaires. La version 7 places offre 435 litres de coffre, tandis que la configuration 9 places grimpe à 1 303 litres une fois les sièges escamotés.

Hyundai a modernisé la présentation avec deux écrans de 12,3 pouces et son dernier système d’infodivertissement optimisé pour la gestion électrique.

Mention spéciale pour la fonction V2L (Vehicle-to-Load) qui transforme le monospace en générateur mobile : de quoi alimenter un réfrigérateur de camping ou recharger des vélos électriques lors d’escapades familiales.

Un prix qui risque de refroidir les ardeurs

Car c’est bien là que le bât blesse. Si Hyundai n’a pas encore dévoilé ses tarifs en France, on peut légitimement anticiper un positionnement autour de 65 000 à 70 000 euros, sachant que la version hybride démarre déjà à un peu plus de 57 000 euros. Bien évidemment, ce modèle sera exclu de toutes aides gouvernementales dans l’Hexagone.

Le Staria électrique arrivera dans les concessions au second semestre 2026, visant clairement les familles nombreuses aisées et les services de transport VIP.


Envie de retrouver les meilleurs articles de Frandroid sur Google News ? Vous pouvez suivre Frandroid sur Google News en un clic.

Recherche IA boostée par
Perplexity