Après la lecture de notre test du OnePlus 5T, il ne fait aucun doute que ce smartphone est l’un des meilleurs appareils sortis cette année, notamment grâce à son tarif le rendant bien plus accessible que ses concurrents, surtout avec l’envolée des prix pratiqués par certaines marques. Pourtant, ce smartphone n’est pas dénué de défauts.

Projet Trebble, Nougat et mises à jour

Avec une sortie le 21 novembre 2017, le OnePlus 5T est l’un des derniers appareils à sortir dans l’année. Il tourne pourtant sous Android 7.1.1 Nougat alors qu’Android 8.0 Oreo est disponible depuis plusieurs mois, et déjà proposé nativement sur certains appareils concurrents comme le Sony Xperia XZ1 ou le Huawei Mate 10 Pro.

En plus d’être en retard dès sa sortie, cela signifie également que le OnePlus 5T n’est pas compatible avec Treble, qui pour rappel change l’architecture interne des appareils sous Android pour faciliter le déploiement des mises à jour (et faire renaître les ROM alternatives). Visiblement, la marque chinoise n’est pas intéressée par ce changement majeur apporté par Google et embrassé par d’autres marques comme Huawei et Sony.

Les smartphones nativement sous Android 8.0 Oreo, et non ceux ayant été mis à jour vers cette version, ont l’obligation d’implémenter Treble, mais comme le OnePlus 5T tourne sous Android 7.1 Nougat, il échappe à cette obligation. Un mauvais point quand on sait que OnePlus n’est pas toujours très régulier concernant son suivi des smartphones.

Un écran 18:9, mais des bordures assez larges

En lançant son OnePlus 5 au milieu de l’année, le fabricant est passé à côté de la grande tendance de l’année : le changement de ratio des écrans de smartphones vers des affichages plus longs, permettant de réduire les bordures et supprimer les boutons en façade.

Le OnePlus 5T corrige ce problème en troquant l’écran 5,5 pouces 16:9, pourtant historique chez OnePlus, pour un écran 6,01 pouces AMOLED 18:9. L’effort est là, mais le résultat n’est pas aussi convaincant que chez les concurrents. Les bords de l’écran restent assez larges de chaque côté, et la marque n’a même pas l’excuse de l’intégration d’une caméra 3D en façade comme pour l’iPhone X.

Une batterie légère sur le papier

Lors du passage du OnePlus 3 au OnePlus 3T en 2016, les ingénieurs de OnePlus en avaient profité pour augmenter la capacité de la batterie qui était passée de 3000 à 3400 mAh. On ne peut pas en dire autant du OnePlus 5T qui stagne à 3300 mAh. Cette capacité lui permet certes d’atteindre une très bonne autonomie dans un test, mais qui peut le plus, peut le moins. Les concurrents, comme Huawei, parviennent à intégrer des batteries de 4000 mAh dans des appareils de volume équivalent.

Une connectique qui n’évolue plus

 

Depuis plusieurs itérations de son smartphone phare, OnePlus propose un port USB Type-C compatible avec sa solution maison Dash Charge, au demeurant très performante. On aurait tout de même aimé que la marque rende sa solution compatible avec le standard Power Delivery, ce que Google pourrait exiger dans une future version d’Android.

Si le téléphone aurait pu avoir deux ports USB, il faudra s’en contenter d’un seul, et surtout d’un port USB 2.0. En effet, le connecteur USB Type-C, ne garantit pas le protocole qui transitera à travers le câble. Les concurrents ont là aussi un train d’avance en proposant de l’USB Type-C basé sur l’USB 3.1 et sur le DisplayPort, ce qui leur permet, comme chez Huawei ou Samsung, de transformer le smartphone en véritable ordinateur de bureau.

Enfin, bien que la marque soit généreuse en stockage interne, avec 64 ou 128 Go de mémoire selon les versions, on aimerait que le fabricant propose un lecteur de double SIM hybride avec un lecteur micro SD, comme le font maintenant les autres marques du marché.

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