Chaque année, Philips tente de rappeler qu’un téléviseur peut faire plus que bien afficher une image. Avec la série OLED951, la marque néerlandaise, dont les téléviseurs sont conçus et commercialisés sous licence par TP Vision, propose son modèle OLED le plus ambitieux de 2026.
Elle n’est déclinée qu’en deux tailles : 65 et 77 pouces. Elle repose sur la dalle META 4.0 Primary RGB Tandem 2.0 fournie par LG Display, qui promet des pics de luminosité records. C’est la même technologie de dalle que celle des séries G6 et W6 de LG Electronics.
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À cette dalle s’ajoutent le double processeur P5 AI Dual Engine de 10e génération, le Dolby Vision 2 Max, le HDR10+ et une fréquence native de 165 Hz, avec VRR. Philips a aussi fait un choix marquant : abandonner Google TV au profit de Titan OS sur l’ensemble de sa gamme 2026. Le son repose sur un système 2.2 de 70 watts, compatible Dolby Atmos et DTS:X. Contrairement à l’OLED911, ce modèle ne profite pas de la signature Bowers & Wilkins. Enfin, l’Ambilight sur quatre côtés reste le signe distinctif de la marque, avec la compatibilité AmbiScape, qui prolonge les effets lumineux dans la pièce.
Face à la concurrence, le Philips affronte les ténors de l’OLED haut de gamme. On pense au Samsung S99H en QD-OLED. On pense aussi logiquement aux LG de série G6 et W6, et au Sony Bravia 8 II. La question est donc de savoir si l’ensemble tient ses promesses et si le tarif, annoncé à 2 999 euros en 65 pouces, reste cohérent face à des rivaux parfois plus chers mais plus aboutis sur l’étalonnage ou l’interface.
Philips 65OLED951Fiche technique
| Modèle | Philips 65OLED951 |
|---|---|
| Diagonale écran | 65 pouces |
| Définition maximale | 3840 x 2160 pixels |
| Technologie d’affichage | OLED |
| Compatibilité HDR | HDR10, HDR10+, Dolby Vision |
| Fréquence d’affichage | 165 Hz |
| Processeur | P5 AI Dual Picture |
| VRR | Oui |
| ALLM | Oui |
| Autre technologie d’optimisation jeux vidéo | AMD FreeSync Premium, NVIDIA G-Sync |
| Puissance audio | 70 watts |
| Compatibilité | Dolby Atmos, DTS-X |
| Sorties audio | Casques, Haut-parleurs, Optique |
| Nombre de ports HDMI | 4 |
| HDMI ARC/eARC | Oui |
| Entrée antenne | 1 |
| Entrée Satellite | 1 |
| Nombre de ports USB | 2 |
| Sortie optique | 1 |
| Prise casque | Oui |
| Entrée audio/vidéo analogique | 0 |
| Ethernet | Oui |
| Port PCMCIA (CI+) | Oui |
| Version Wi-Fi | Wi-Fi 6 (ax) |
| Version du Bluetooth | 5.4 |
| Coloris cadre / pied | Noir |
| Position du pied | Double pied |
| Norme VESA | 300 x 300 mm |
| Système d’exploitation (OS) | Titan |
| Assistant | Amazon Alexa |
| Fonctions IA | Oui |
| Compatible Airplay | Oui |
| Compatible Chromecast | Oui |
| Microphone sur la télécommande | Oui |
| Dimensions TV sans pied (LxHxP) | 1444 mm × 824 mm × 40 mm |
| Dimensions TV avec pied (LxHxP) | 1444 mm × 847 mm × 296 mm |
| Poids TV sans pied | 21,19 kg |
| Poids TV avec pied | 21,46 kg |
| Efficacité énergétique | G |
| Indice de durabilité | 8,4 |
| Fiche produit |
Philips 65OLED951Design, un TV bien bas
Philips a peu changé l’esthétique de la série, mais le gabarit évolue nettement. Ainsi, le 65OLED951 que j’ai pu tester, donc avec une diagonale de 65 pouces, est bien plus fin que son prédécesseur, avec à peine 4 cm de profondeur dans sa partie basse et seulement 4 mm à son sommet.

Cette finesse est un vrai gain visuel quand on regarde le téléviseur de côté, par exemple posé sur un meuble au milieu d’un salon.
Sur la face avant, la dalle est entourée d’un cadre métallique noir très discret, qui laisse toute la place à l’image. L’ensemble paraît sobre, élégant et cohérent avec le positionnement premium du produit.
Le téléviseur repose sur deux pieds métalliques fins arrondis, dans une finition chrome satiné. Il n’est malheureusement pas possible de régler l’écartement : une seule position est prévue par la marque. Sur ce modèle de 65 pouces, comptez un écart de 58 cm pour 29 cm de profondeur environ.
Ce qui surprend un peu, c’est la hauteur de l’écran, qui ne se trouve qu’à 2 cm au-dessus du meuble sur lequel je l’ai installé. Difficile donc de placer une barre de son devant sans masquer le bas de l’image. La marque a toutefois eu la bonne idée de déplacer le récepteur infrarouge de la télécommande sur le côté droit, comme sur les modèles haut de gamme de Samsung.
Le dos du téléviseur accueille le dispositif Ambilight, avec des LED sur les quatre côtés.
Elles projettent sur le mur un halo coloré qui réagit à l’image. C’est l’élément de design le plus original du téléviseur. Il élargit visuellement la surface de l’écran et, selon Philips, réduit la fatigue oculaire en soirée, quand la pièce est sombre. L’effet dépend toutefois de la couleur du mur (à indiquer lors de la configuration du TV) et de sa nature. Un mur blanc ou clair donne le meilleur rendu, alors qu’un mur sombre ou texturé atténue l’effet. Les amateurs de sobriété pourront désactiver ou atténuer le dispositif, ou le limiter à certains modes. Cela dit, pour moi, une fois qu’on l’a allumé, difficile de s’en passer.

Sur le plan de la construction, le métal apporte une impression de solidité. Un OLED de cette taille reste cependant fragile et délicat à manipuler. À deux, le déballage et la fixation des pieds se passent sans difficulté, mais il vaut mieux éviter de le porter seul. Le montage mural est possible et la finesse de l’appareil le rend naturel. Il faudra seulement tenir compte du rayonnement de l’Ambilight, qui perd en intérêt si l’écran est trop collé au mur.
Philips 65OLED951Connectique, 4 entrées HDMI 2.1 à disposition
Côté connectique, le 65OLED951 propose quatre ports HDMI 2.1 bénéficiant d’une bande passante de 48 Gbit/s, avec VRR et ALLM. Pas besoin donc de choisir sur lequel brancher en priorité les appareils les plus exigeants, comme une PlayStation 5, une Xbox Series X ou un PC de jeu. Le HDMI eARC (HDMI 3) est présent pour relier une barre de son ou un amplificateur et profiter du Dolby Atmos en haute qualité. Attention si vous décidez d’installer le téléviseur au mur : toutes les entrées HDMI sont orientées vers le bas, à l’arrière. C’est aussi le cas des prises tuner TNT, satellite, Ethernet et audio optique. Seules les deux prises USB (1x USB 3.0 et 1x USB 2.0), la prise casque (toujours bienvenue) et le port CI+ (au format PCMCIA) sont orientés vers le côté.

Notez que l’on peut aussi compter sur le Wi-Fi 6 et le Bluetooth 5.4 avec Auracast.

Le téléviseur prend en charge AirPlay 2 ainsi que les assistants Google Assistant et Alexa, ce qui facilite l’intégration dans une maison connectée. Les formats HDR couverts sont le HDR10, le HDR10+, le HDR10+ Adaptive, le HLG et le Dolby Vision 2 Max. L’absence habituelle de DTS dans la plupart des téléviseurs est ici compensée par la compatibilité DTS:X. Sur le papier, le téléviseur prend en charge le Dolby Vision 2 Max, mais à la différence des Hisense UR8S et UR9S, qui affichent le logo correspondant sur certains programmes Netflix par exemple, seul le logo Dolby Vision (tout court) apparaît ici.
Pour aller plus loin
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Comme tout téléviseur OLED, le 65OLED951 est exposé au risque de marquage de l’écran. Ce phénomène se produit quand une image fixe reste affichée très longtemps, par exemple un logo de chaîne, une barre de jeu ou une interface de console. Les pixels concernés vieillissent plus vite que les autres, et la trace peut devenir visible. Les dalles récentes sont mieux protégées, grâce à une gestion thermique plus fine et à des algorithmes de décalage des pixels.
Le risque reste réel pour un usage intensif en jeu ou sur une chaîne d’information en continu. Pour limiter la casse, il est conseillé d’activer les protections intégrées, de varier les contenus et d’éteindre le téléviseur plutôt que de le laisser en pause. Philips propose un message d’alerte lors de la configuration visant à sensibiliser l’utilisateur à ce phénomène.
Télécommande
Philips conserve pour le 65OLED951 la télécommande haut de gamme de la génération précédente, alors que la série OLED761 doit se contenter d’un modèle plus simple et surtout alimenté par des piles. Ici, l’accessoire intègre une batterie rechargeable via USB-C, ce qui évite d’acheter des piles et reste cohérent avec une démarche plus durable. Son format est fin et allongé, avec des arêtes assez marquées. C’est un parti pris de la marque depuis plusieurs années maintenant, alors que d’autres misent plutôt sur des bords arrondis pour une prise en main un peu plus agréable. Les petites touches à bascule pour le volume et les chaînes, que l’on retrouve aussi chez la concurrence (Samsung et LG, par exemple), restent très pratiques.

Dans la pratique, la télécommande regroupe les boutons essentiels : navigation, retour, accueil, accès rapide aux applications de streaming et assistant vocal. Le micro intégré permet de lancer une recherche ou d’ouvrir une application à la voix. Les touches dédiées aux services de streaming, présentes sur la plupart des télécommandes modernes, évitent de naviguer dans les menus. Philips ajoute un accès direct aux réglages d’Ambilight, ce qui est précieux quand on veut changer l’ambiance sans passer par les menus.

La construction est soignée, avec une finition métallique. Elle profite d’un rétroéclairage, mais seulement sur certaines touches : celles des plateformes de streaming, la touche Sources, celle des options d’image et de son, les touches à bascule du volume et des chaînes, ainsi que les boutons Accueil et Retour. La portée et la réactivité sont bonnes, et la navigation dans Titan OS est fluide.
Philips 65OLED951L’image en mode subjectif
Le téléviseur 65OLED951 utilise une dalle OLED de type WOLED, avec une structure Tandem. Chaque pixel émet sa propre lumière, ce qui permet d’éteindre complètement les zones noires de l’image. Dans une dalle Tandem, plusieurs couches émettrices sont empilées. La META 4.0 Primary RGB Tandem 2.0 en compte quatre (une rouge, une verte et deux bleues) et succède à la Primary RGB Tandem de première génération, déjà à quatre couches, du Panasonic Z95B et du LG G5. L’objectif est d’obtenir une lumière plus intense sans trop solliciter chaque couche.

Le traitement antireflet est lui aussi amélioré, ce qui aide à garder des noirs profonds même dans un salon éclairé. Toutefois, on reste très loin des traitements utilisés par Samsung sur son modèle haut de gamme S99H et désormais sur quelques autres séries, ou par Sony avec son Bravia 9 II (modèle LCD). À cela s’ajoute le moteur P5 AI Dual Engine, qui analyse l’image, ajuste le contraste local avec le Micro Dimming Pro et adapte le rendu à la lumière de la pièce.

Plusieurs modes d’image sont présents : Crystal Clear, Naturel, Référence, Eco et Préférentiel. Ce dernier est l’équivalent du mode d’image Personnalisé de LG. Le système propose plusieurs images à l’utilisateur pour qu’il choisisse le rendu qui lui semble le plus adapté. Les réglages sont alors automatiquement appliqués à ce mode personnel. Le Dolby Vision 2 Max est la grande nouveauté : avec l’OLED911, l’OLED951 fait partie des premiers téléviseurs OLED certifiés pour ce format. Il promet une meilleure exploitation de la luminosité élevée de la dalle, avec une gestion plus fine des hautes lumières. Les contenus HDR10+, HLG et HDR10 sont aussi pris en charge, ainsi que le HGiG pour le jeu.

À titre de comparaison, le HDR10+ est absent chez LG, tandis que le Dolby Vision manque à l’appel sur tous les téléviseurs Samsung, haut de gamme ou non.
Pour regarder un film dans les meilleures conditions, le mode Référence reste le plus fidèle aux intentions du réalisateur.
J’ai immédiatement trouvé le téléviseur plus lumineux que son prédécesseur, mais j’ai surtout apprécié son traitement d’image subtil et utile, ainsi que son adaptation précise à la lumière ambiante (fonction désactivable, le cas échéant).

C’est un point fort pour ceux qui regardent la télévision en journée. En soirée, devant un film en 4K HDR, les noirs sont profonds, les couleurs riches et les hautes lumières saisissantes. Les scènes de nuit, les étoiles sur fond noir et les reflets sur des surfaces métalliques bénéficient de la montée en puissance de la dalle.
Sur des plateformes de streaming comme Netflix, Disney+ ou Prime Video, l’image reste propre, même si la compression visible sur certains contenus demande un bon upscaling, que le P5 réalise correctement. Les mouvements restent fluides grâce à la dalle 165 Hz et à la fonction Perfect Natural Motion. Sur un disque Blu-ray UHD, le gain en détail et en précision des couleurs est encore plus net.

L’Ambilight joue aussi un rôle dans la perception de l’image. En soirée, il agrandit l’écran et rend l’expérience plus immersive. Certains puristes le désactiveront pour regarder un film dans l’obscurité totale, mais beaucoup l’apprécieront, dont moi, surtout pour le sport et les jeux.

Philips 65OLED951Mes mesures, sondes à l’appui
En mode Référence, le Delta E moyen est de 2,77. C’est cette valeur qui permet de savoir si la fidélité des couleurs est bien respectée. Sous 3, les écarts sont peu perceptibles par l’œil humain dans un film. Ce résultat reste correct sans être exceptionnel pour un téléviseur de ce prix. Le graphique montre que les erreurs viennent surtout de l’échelle de gris.
La température moyenne est de 6 455 K pour une cible de 6 500 K. L’écart est minime et la dominante n’est pas visible à l’œil. La balance RGB montre toutefois une légère avance du vert. Cela donne un blanc très légèrement verdâtre à tendance chaude en haut de courbe.

Le gamma moyen est de 2,28 pour une cible de 2,4, ce que la courbe jaune du graphique matérialise. Dans les faits, le téléviseur éclaircit un peu les basses et moyennes lumières. L’image est plus ouverte et on y voit mieux dans les scènes sombres, mais la profondeur cinéma perd un peu de son impact dans une pièce obscure.
Avec des contenus HDR, le mode Référence donne un Delta E moyen de 1,61, avec un maximum de 5,83. Ce résultat est meilleur qu’en SDR et franchement bon : à ce niveau, les couleurs sont très proches de la cible. Je rappelle que le record dans ce domaine est le LG C6 de 77 pouces qui a été mesuré à 0,51.

En matière de luminosité, le pic annoncé de 4 500 cd/m² (sur une fenêtre de 3 % selon Philips) n’est pas atteint. Ma mesure reste cependant l’une des plus élevées que j’aie relevées, avec 2 665 cd/m² sur une mire occupant 10 % de la surface de l’écran. Pour rappel, le record absolu que j’ai mesuré sur un TV OLED est de 2 886 cd/m² sur le Samsung S99H, tandis que le LG G6 plafonne à 2 385 cd/m² et que le Panasonic Z95B atteint 2 434 cd/m².
Le pic en plein écran atteint 509 cd/m², au-delà des 400 cd/m² annoncés par Philips. Face à la concurrence, c’est similaire au Samsung S99H (498 cd/m²) et légèrement plus que le LG G6 (475 cd/m²). C’est un excellent niveau pour un OLED, qui conserve donc une image éclatante sur des scènes très claires comme une plage ou un paysage enneigé.

La baisse constatée sur le graphique est typique d’un OLED, qui limite la puissance quand une grande partie de l’image est claire, pour protéger la dalle et contrôler la chaleur. La chute entre 10 et 25 % est brutale, mais elle reste dans les normes de la technologie.
Enfin, concernant les espaces colorimétriques, le téléviseur couvre 99,09 % du DCI-P3 (99,5 % annoncés), ce qui est excellent. Il est donc capable d’afficher presque toutes les couleurs des films et des jeux HDR actuels. La couverture du BT.2020 s’établit à 79,76 % (83 % annoncés). Côté concurrence, le G6 propose 81,03 % et le Samsung S99H s’affiche à 87,93 %. Pour mémoire, aucun téléviseur grand public n’atteint la totalité de cet espace, même les modèles LCD True RGB dont le record mesuré par mes soins s’établit à 95,53 % sur le Hisense 65UR8S.

Philips 65OLED951Gaming
Pour les joueurs, le 65OLED951 coche toutes les cases. La dalle fonctionne nativement en 165 Hz, une fréquence exploitable en HDMI avec VRR. Les quatre ports sont en HDMI 2.1, avec ALLM et VRR, tous avec une bande passante de 48 Gbit/s. Cela permet de profiter pleinement d’une PS5 ou d’une Xbox Series X en 4K à 120 images par seconde. Un PC de jeu y trouvera aussi son compte avec la compatibilité FreeSync Premium et G-Sync Compatible.
Le temps de réponse d’une dalle OLED est naturellement très court, ce qui supprime presque toute traînée dans les scènes rapides. Associé au VRR, il donne une image fluide même quand le nombre d’images par seconde varie. L’ALLM bascule le téléviseur en mode Jeu automatiquement lorsque la console est détectée.

Avec le mode Jeu activé dans les paramètres de l’image, ce modèle propose un temps de retard à l’affichage de 15 ms (contre 12,9 ms pour l’entrée de gamme Philips OLED761). C’est excellent, même s’il y a mieux sur le marché, notamment chez LG avec 9,2 ms (G6) ou sur le Samsung S99H avec 9,7 ms, mais je vous mets au défi de percevoir la différence entre ces modèles. À 60 images par seconde, cela représente moins d’une image de retard entre le moment où l’on appuie sur le bouton de la manette et celui où l’action se déroule à l’écran.
La luminosité de la dalle est un avantage en jeu HDR. Les explosions, les lumières de néon et les reflets gagnent en impact, tandis que les zones sombres restent bien détaillées. Il faut cependant garder en tête le risque de marquage évoqué plus haut. Côté chiffres, j’ai relevé un pic de luminosité de 2 645 cd/m² avec le mode Jeu et l’image réglée sur Référence. Avec ces paramètres, la fidélité des couleurs est vraiment excellente : le Delta E moyen est mesuré à 1,62, donc largement en dessous du seuil de 3 à partir duquel l’œil humain commence à percevoir les écarts.

Le menu de jeu de Philips regroupe les réglages essentiels : mode HDR, HGiG, affichage des fréquences, assistant de réglage et options d’image. L’Ambilight suit l’action et ajoute de l’immersion pour les jeux d’ambiance. La compatibilité Dolby Vision Gaming dépend de la console et du titre.

Face à la concurrence, le Philips fait jeu égal avec le LG G6 et le Samsung S99H, qui proposent eux aussi quatre HDMI 2.1 et d’excellentes performances en jeu, avec même un retard à l’affichage plus faible. Le Philips apporte en plus l’Ambilight, appréciable pour les longues sessions.
Philips 65OLED951Audio
Le 65OLED951 repose sur un système 2.2 de 70 watts RMS, avec deux haut-parleurs deux voies à gauche et à droite (4 x 10 watts) et deux woofers compacts logés dans leurs propres caissons (30 watts au total). Le téléviseur prend en charge le Dolby Atmos et le DTS:X, ainsi que le traitement IntelliSound (optimisation du son).

Pour un téléviseur aussi fin, un système de 70 watts est déjà une belle performance. Les voix sont claires et bien centrées, grâce à la prise en charge des dialogues et à la répartition des haut-parleurs. Les basses, assurées par les woofers, gagnent en rondeur par rapport à un téléviseur ordinaire. Le Dolby Atmos reste une simulation de hauteur, trop limitée par l’absence de haut-parleurs réellement orientés vers le plafond, mais l’effet d’ouverture est perceptible. Sur un film d’action, j’ai pu constater que la scène sonore est large et dynamique, tandis qu’en musique, le rendu reste correct sans égaler une vraie barre de son.
Comme toujours avec un téléviseur, le son intégré dépanne mais ne remplace pas un système dédié. Pour un usage cinéma, une barre de son avec caisson ou un système 5.1 reste préférable. Heureusement, le HDMI eARC permet de brancher facilement un équipement externe et de conserver les formats audio sans perte. Le téléviseur propose aussi la connexion Bluetooth 5.4, utile pour un casque sans fil lors des soirées tardives.
Ce système reste plus soigné que la moyenne. Ceux qui ne comptent pas acheter de barre de son apprécieront la clarté des voix et la bonne tenue à volume élevé.
Philips 65OLED951Interface, Titan OS à la manœuvre
Philips tourne la page de Google TV et adopte Titan OS sur toute sa gamme 2026. Sur le papier, le système promet plus de légèreté et de fluidité, mais certaines applications ou fonctions peuvent encore manquer à l’appel.

Les développeurs travaillent d’arrache-pied pour combler les manques. Cependant, je dois reconnaître que la très grande majorité des applications de streaming pertinentes pour un téléviseur, sinon toutes depuis l’arrivée d’Apple TV en juin 2026, sont bien là. En outre, comme sur les TV sous Google TV, un onglet spécifique intitulé « Utilité publique » regroupe les applications françaises.

Au quotidien, j’y ai trouvé toutes les applications dont je me sers habituellement, et le système s’est montré très fluide.
À la manière de Tizen OS, Vidaa, webOS, Fire TV et Google TV, Titan OS organise l’accueil autour de rangées de contenus et d’applications, avec une mise en avant des services de streaming. Le menu rapide donne accès aux réglages d’image, de son et d’Ambilight sans quitter le contenu. L’assistant vocal fonctionne via la télécommande, et le téléviseur est compatible avec Google Assistant et Alexa. AirPlay 2 est aussi présent, ce qui séduira les utilisateurs d’iPhone et de Mac pour diffuser photos, vidéos et musique. Une fonction native de lecteur multimédia réseau permet de lire des fichiers depuis un NAS ou une clé USB.

La fonction AmbiScape prolonge l’Ambilight vers les lampes compatibles, et c’est une fonction amusante pour qui possède déjà des ampoules connectées.
Le grand sujet à surveiller est la publicité. Une interface à rangées de contenus sponsorisés peut finir par agacer. Il est généralement possible de limiter ou de désactiver certains éléments dans les paramètres de confidentialité. La gestion des mises à jour sera aussi déterminante : Titan OS est encore jeune, et Philips devra prouver qu’il saura corriger les défauts et ajouter des applications.

Le choix de quitter Google TV peut être un handicap pour certains, mais il peut aussi offrir un système plus rapide et moins gourmand. La prise en main est simple, mais le menu des réglages d’image reste riche, avec des options d’étalonnage avancées pour les cinéphiles.
Philips 65OLED951Consommation
Pour la consommation électrique, comme pour tous les autres TV testés, j’ai mesuré la consommation moyenne pendant la diffusion d’une série, Les 100, durant 4 heures, avec le son et les paramètres d’image réglés sur le mode Référence. Dans ces conditions, capteur de luminosité désactivé, le téléviseur consommait 69 watts en moyenne. C’est assez raisonnable.
Avec une série en HDR, Black Mirror sur Netflix (en Dolby Vision Sombre, mode non calibré), la consommation moyenne s’établit à 75 watts, un peu plus que le LG G6 (55 watts en 65 pouces, le plus économe) et le Samsung S99H (63 watts, mais en 55 pouces) à mode d’image comparable. La consommation en veille est de 0,5 watt.
Philips 65OLED951Prix et date de sortie
Disponible depuis septembre, le Philips 65OLED951 affiche un prix indicatif de 2 999 euros, et il faut compter 3 799 euros pour la version 77 pouces (77OLED951).











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